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J'ai perdu mon corps

Catégorie Cinéma
Genre Animation
Pays FR
Date de sortie 06/03/2020
Réalisateur Jeremy Clapin
Avec Hakim Faris, Dev Patel, Victoire Du Bois, Bellamine Abdelmalek
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Marc de Pontavice
Scénaristes Jérémy Caplin et Guillaume Laurant
Compositeur Dan Levy

Critique de Emmanuel Galais
Editeur SPHE
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 81 min
Support
   
   

A Paris, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un labo, bien décidée à retrouver son corps. S’engage alors une cavale vertigineuse à travers la ville, semée d’embûches et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident. Naoufel, la main, Gabrielle, tous trois retrouveront, d’une façon poétique et inattendue, le fil de leur histoire...


Depuis le début de sa carrière, le réalisateur Jérémy Clapin accumule les récompenses dans tout ce que le monde fait de festival. Que ce soient des courts-métrages ou des longs métrages comme « Palmipedarium », l’artiste utilise l’animation pour véhiculer une œuvre toujours plus précise, toujours plus surprenante, mais jamais totalement déroutante. C’est donc en toute logique que son dernier long métrage : « J’ai perdu mon corps » se retrouve dans cette logique de récompenses : Cannes, Annecy, Cabourg, Los Angeles, Paris, aucune cérémonie, aucun festival n’est passé à côté de ce long métrage d’animation, sobre et pourtant si complexe qui sait parfaitement manier le sens du rythme, de la narration et les différentes techniques d’animation à sa disposition.


Comme le firent, Bob Persichetti, Peter Ramsey et Rodney Rothman pour donner vie à leur « Spider-Man : New Generation », Jeremy Clapin a utilisé plusieurs types d’animation : Le 2D et le 3D qui lui permirent ainsi de gagner en profondeur de champ, en esthétique ou en perspectives. Grâce au Grease Pencil, que l’on pourrait traduire par « crayon gras », un outil associé au logiciel d’animation Blender, les animateurs ont pu directement intégrer des éléments 2D sur des environnements 3D donnant ainsi une texture particulière. Et le résultat est saisissant, tant le graphisme est précis volontairement sombre avec des noirs très présents et des verts généralisés pour mieux donner à l’histoire, si singulière, de cette main qui veut rejoindre son corps, une ambiance propre entre introspection et romance difficile.


Le scénario est une adaptation du roman « Happy Hand » de Guillaume Laurant, que l’on connait pour être l’un des scénaristes attitrés de Jean Pierre Jeunet. Il a notamment travaillé sur « Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain » ou encore « Alien, le Résurrection ». Cette histoire suit donc cette main séparée du corps de son propriétaire qui veut le retrouver et va traverser toute la ville pour cela. A travers des flash-backs, le scénario nous raconte la vie de Naoufel, ses blessures, son déracinement, sa rencontrer avec Gabrielle et son accident. Précis, sobre, et tellement touchant, le film ne se subit pas il nous embarque dans cette romance, dans cette quette, cette métaphore sur ce jeune homme qui perd la main de son existence et tente de la retrouver.


En conclusion, « J’ai Perdu mon Corps » fut récompensé un peu partout : aux Césars, à Cannes, à Annecy et à Cabourg et fut nommé aux Oscars et un peu partout dans le monde. A juste titre, tant ce long métrage d’animation est une réussit tant visuelle, que scénaristique. Jamais plombant, jamais en manque d’inspiration, « J’ai perdu mon corps » vient nous prouver à quel point l’animation française est à la hauteur de sa réputation : Intelligente, originale et inventive. Si les américains privilégient l’animation pour les plus jeunes, que les japonais cherchent l’émotion à tout prix, Jeremy Clapin vient de mettre tout le monde d’accord avec un film qui privilégie l’intelligence et la technique.




Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

« J’ai perdu mon Corps » bénéficie d’un transfert de grande qualité dans lequel les couleurs sont parfaitement dosées, et permettent de mettre en valeur le travail d’animation et l’utilisation si précises des lumières, des mouvements de caméras et bien sûr des couleurs. L’ensemble brille notamment par un bon dosage des contrastes qui appuient un peu plus ce travail qui a été fait sur les profondeurs de champs et es perspectives.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

La piste DTS-HD Master Audio 5.1 se révèle précise dans la répartition des voix, très en avant, pour mieux créer une ambiance entre narration et souvenirs d’une main séparée de son corps. Les effets sonores se répartissent agréablement dans l’ensemble de l’installation Et puis il y a la musique couronnée d’un César de Dan Levy du groupe « The Do » qui offre une mise en apesanteur de ce long métrage d’animation réussit et passionnant. Le résultat est saisissant.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 60 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Le Making of nous plonge réellement dans le processus de fabrication de « J’ai Perdu mon Corps ». Que ce soit sur l’explication des différentes techniques d’animation, mais également, et c’est suffisamment rare pour le dire, le travail capital des acteurs et notamment la partie où les acteurs sont filmés à jouer chaque scène pour que les animateurs puissent les retranscrire en animation. Aussi passionnant que le film lui-même.