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Midway

Catégorie Cinéma
Genre Guerre
Pays USA
Date de sortie 06/03/2020
Réalisateur Roland Emmerich
Avec Ed Skrein, Patrick Wilson, Woody Harrelson, Luke Evans, Mandy Moore, Dennis Quaid, Nick Jonas, Keean Johnson
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Harald Kloser et Roland Emmerich
Scénaristes Wes Tooke
Compositeur Harald Kloser et Thomas Wanker

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Metropolitan
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 139 min
Support
   
   

Après la débâcle de Pearl Harbor qui a laissé la flotte américaine dévastée, la marine impériale japonaise prépare une nouvelle attaque qui devrait éliminer définitivement les forces aéronavales restantes de son adversaire. La campagne du Pacifique va se jouer dans un petit atoll isolé du Pacifique nord : Midway. L’amiral Nimitz, à la tête de la flotte américaine, voit cette bataille comme l’ultime chance de renverser la supériorité japonaise. Une course contre la montre s’engage alors pour Edwin Layton qui doit percer les codes secrets de la flotte japonaise et, grâce aux renseignements, permettre aux pilotes de l’aviation américaine de faire face à la plus grande offensive jamais menée pendant ce conflit


Tout le monde connait ou a entendu parler de « Pearl Harbor », cette base militaire du Pacifique qui fut, le 07 Décembre 1941, le théâtre de l’une des plus grandes blessures des Etats-Unis, et qui fit plonger le pays dans la seconde guerre mondiale, face aux Japonais, en froid avec le pays de l’Oncle Sam depuis que celui-ci lui reprochait sa politique expansionniste et Impérialiste. 2400 Morts et près de 2000 blessés plus tard, L’Amiral Nimitz, bien décidé à répondre à l’affront, mit toutes ses forces dans la bataille pour anticiper la future attaque de l’empire Nippon et lui porter ainsi un coup fatal. Et grâce aux services de décryptage de Joseph Rochefort, la base de Midway fut identifiée comme la nouvelle cible potentielle et Nimitz y concentra toutes ses forces.


Pour raconter cette histoire, il fallait bien évidemment un réalisateur qui portait la bannière étoilée dans son cœur et pouvait, le cas échéant, offrir un grand spectacle, digne d’un blockbuster. Ce sera donc le plus Allemand des réalisateurs Américain : Roland Emmerich, que l’on connait pour ses réalisations toutes en finesse et en crédibilité : « 2012 » (2009), « Le jour d’Après » (2004) ou encore « Independence Day » (1996) et « Godzilla » (1998). Grand amateur d’effets spéciaux, ne se formalisant pas de la crédibilité de certaines situations, le réalisateur n’est pas réputé pour être un amateur de réflexions, ou de nuances dans son propos. La preuve en est avec ce « Midway » qui va prendre, bien sûr, le point de vue des américains et ne pas s’embarrasser des particularités historiques de ce conflit. Ici, comme Michael Bay, en son temps avec « Pearl Harbor » (2001) qui accumulait les bonnes idées visuelles, mais se prenait les pieds dans le tapis d’une romance doucereuse et dégoulinante, le choix se porte sur cette camaraderie, le don du sacrifice qui portait les soldats américains impliqués dans le conflit et pousse le trait sur la méchanceté et la froideur des japonais.


D’ailleurs, si le parallèle est rapidement fait entre Michael Bay et Roland Emmerich, c’est que les deux réalisateurs ne sont pas réputés pour faire un cinéma de première finesse, mais c’est surtout que le dernier à repiqué beaucoup d’idées au premier pour faire son film de guerre. Et c’est ce qui gêne dans ce « Midway ». Les plans sont soignés, mais manquent d’originalité et se répètent presqu’à l’infini, comme les différentes attaques des chasseurs américains sur la flotte japonaise. Emmerich et son équipe semblent avoir été en panne d’idées originales et ne se gênent pas pour recycler celles de Michael Bay. Du coup ce qui pouvait nous transporter dans une succession de scènes surprenantes se met subitement à sentir la naphtaline. D’autant plus que le réalisateur ne peut s’empêcher de mettre en scène des personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres. Il y a le pilote tête brûlée à qui tout réussit, l’autre, dont le courage n’est plus à prouver et qui suscite l’admiration des autres… Il ne manque plus que celui qui se sacrifie pour sauver un petit jeune et la boucle est bouclée…. Ah ben si, il y est aussi !


Pourtant, le scénario de Wes Tooke (Colony), partait sur de bonnes bases, puisque, selon ses dires, tout ce qu’il se passe dans le film est avéré. Et il est vrai que, sans être remarquable, toujours autant de manque de subtilité dans le propos, le scénario s’échine à mettre en lumière, un maximum d’intervenants dans cette bataille importante dans l’esprit des américains. Ainsi, les services de Rochefort sont largement mis en avant, autant que ceux d’Edwyn Layton, qui fut le premier à émettre des doutes sur les conclusions des services de renseignements. Un scénario, nous l’aurons vite compris, qui veut mettre en lumière les héros de l’Amérique, mais oublie tout de même d’appuyer sur la mauvaise politique de Roosevelt dans la débâcle de Pearl Harbor.


Pour finir, impossible de ne pas parler de la distribution, qui se perd parfois dans la caricature, à commencer par Ed Skrein que l’on avait pu voir dans « Alita : Battle Angel » ou « Maléfique : Le pouvoir du mal », qui n’a jamais été aussi mal à sa place que dans ce film. L’acteur caricature son personnage et devient très rapidement usant. Alors qu’en face : Woody Harrelson (Tueurs nés), et Dennis Quaid (L’étoffe des Héros) semblent plus effacés pour mieux laisser la lumière à la jeune génération qui ne profite pas de l’occasion pour briller. 




Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

Les effets spéciaux ayant été la priorité du film, pour donner vie à la vision de Roland Emmerich, l’image est soignée et est d’une netteté saisissante, particulièrement dans les scènes de raids aériens, comme lorsque l’un des avions ressort dans une gerbe d’eau. Un peu trop numérique, à mon goût, l’image manque toutefois de surprise. Contrôlée jusqu’au moindre de ses détails, elle est devenue en quelques plans le catalogue du savoir-faire de Robby Baumgartner (Hunger Games). Les couleurs sont parfaitement bien dosées. Les ambiances sont superbement retranscrites et le support est totalement à la hauteur. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne

La piste DTS-HD Master 5.1 est une véritable souffrance pour les oreilles.  Poussée au maximum lors des scènes aériennes pour mieux imprégner de ses gros sabots le spectateur, mais subitement effacée durant les dialogues, la piste sonore est un enfer pour le vidéaste. Toujours dans l’excès, la piste Audio ne parvient que très rarement à trouver le juste équilibre entre dialogues et effets spéciaux. Une véritable souffrance !

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 120 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

La section bonus joue clairement la carte du contenu et même de l’humour, ave pour commencer :


Un making of plutôt bien construit qui revient avec détails sur les dessous d’un tournage qui fut forcément compliqué à mettre en place et qui demanda de l’investissement physique de la part des acteurs. Comme si la production avait besoin de nous rassurer sur le contenu, du film, une grande place est concentrée sur le scénario.


« Les Hommes de Midway », est un documentaire qui met en lumière les acteurs et leurs personnages.


« Roland Emmerich », typiquement, lorsque l’on veut convaincre que le réalisateur est bon, alors que l’on anticipe une déception sur le film, on ne s’y prend par autrement.

« L’Héritage de la bataille » est un documentaire qui revient sur ce qui reste dans l’esprit des gens de de cette bataille et comment elle fut traitée dans le film.


« Décrypter les messages codés », un documentaire qui faire la part belle aux équipes de Layton et Rochefort.


« Deux survivants se souviennent », l’un des moments forts de ces bonus, où deux vétérans reviennent sur cette page sombre de l’histoire des Etats-Unis.


Et enfin les commentaires audios.