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Les Affranchis

Catégorie Cinéma
Titre Original Goodfellas
Genre Policier
Pays USA
Date de sortie 07/10/2020
Réalisateur Martin Scorsese
Avec Robert De niro, Joe Pesci, Ray Liotta, Lorraine Bracco, Paul Sorvino, Frank Vincent, Illeana Douglas
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Irwin Winkler
Scénaristes Martin Scorsese et Nicholas Pileggi
Compositeur Harry Nilsson

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Warner
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 145 min
Support
   
   

Depuis sa plus tendre enfance, Henry Hill, né d'un père irlandais et d'une mère sicilienne, veut devenir gangster et appartenir à la Mafia. Adolescent dans les années cinquante, il commence par travailler pour le compte de Paul Cicero et voue une grande admiration pour Jimmy Conway, qui a fait du détournement de camions sa grande spécialité. Lucide et ambitieux, il contribue au casse des entrepôts de l'aéroport d'Idlewild et épouse Karen, une jeune Juive qu'il trompe régulièrement. Mais son implication dans le trafic de drogue le fera plonger...


Martin Scorsese s’est souvent inspiré de sa propre enfance au cœur du quartier de « Little Italy » pour donner corps à ses réalisations. Et après « Mean Streets » en 1973, ce fut donc au tour du roman de Nicholas Pilleggi de se retrouver dans les papiers du maitre Américano italien. Avec « Les Affranchis », Martin Scorsese plonge un peu plus dans les arcanes de ce milieu mafieux qui fascine et terrorise tellement en même temps. Avec ses codes, ses honneurs, ses connexions et ses dangers. Comme toujours, prend ses inspirations dans plusieurs sources, y compris personnelles pour mieux agrémenter son propos et offrir une œuvre puissante et à la hauteur de son sujet. C’est ainsi que dans « Les Affranchis », l’un des scènes marquantes, celle ou Tommy, personnage joué par Joe Pesci (L’Arme Fatale) terrorise Henry interprété par Ray Liotta (Copland) avec cette phrase : « You think I’m Funny ? », fut écrite par Joe Pesci lui-même à la demande du réalisateur qui s’était inspiré d’une scène qu’il avait vu alors qu’il était enfant dans le quartier de Little Italy à New-York.


Violent et drôle parfois, « Les Affranchis » est une plongée en immersion dans une micro-société qui répond à ses propres lois, avec son code de l’honneur suivit comme un sacerdoce. Le réalisateur embarque sans aucune concession dans l’univers de ces mafieux qui virent leurs grandes heures sur plusieurs décennies. Passant d’une scène légère à une tension extrême, de la même manière que ces hommes, dont l’humeur peut changer aux rythmes des dérapages, des trahisons ou des perceptions que peuvent en avoir les uns et les autres. Parfois mutiques et inquiétants, ils peuvent également être extravertis et ouvertement dangereux, comme le personnage de Tommy. Et Scorsese de continuer son exploration d’un monde qui s’emble l’hypnotiser. Notamment parce qu’il offre au réalisateur la possibilité incroyable de peindre des personnages hauts en couleurs, mais à la noirceur sous-jacente qui contraste en permanence avec l’image qu’ils reflètent. Scorsese trouve ici des héros à l’ambiguïté persistante, à la fois capable de meurtres de sang-froid pour des futilités telles qu’une boutade, ils sont aussi des pères et des maris aimants.


« Les Affranchis », ce n’est pas simplement, un énième film de mafieux, c’est avant tout une peinture d’une société qui fut régit par des codes d’honneur, et qui joua en permanence entre pouvoir et oppression, amour et haine. Le réalisateur livre un film sombre, à l’instar de la couleur qu’il lui donne. Son directeur de la photographie Michael Ballhaus (Gangs of New-York) offre d’ailleurs une texture particulière au film en jouant continuellement sur les rouges pour mieux appuyer l’inquiétante atmosphère dans laquelle évoluent les personnage soue encore, des éclairages tout en nuance pour la majorité des scènes, dont il est bon de préciser qu’elles furent tournées en extérieur, dans le Queens, le New-Jersey, à Manhattan ou encore à Coney Island à Brooklyn.


En conclusion, « Les Affranchis » est un film de Martin Scorsese qui marqua par le contraste permanent que le maitre entretien entre violence et intimité de ces mafieux qui tiennent un quartier et veulent étendre leur pouvoir, notamment en se lançant avec plus ou moins de contrôle dans une grosse affaire qui les mettra à l’épreuve. Le réalisateur soigne sa narration et son image et offre l’un des films majeurs sur le sujet.




Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

Le travail de remasterisation est absolument remarquable avec des couleurs parfaitement bien tenue, particulièrement lorsque les scènes tirent sur le rouge ou jouent avec une luminosité un peu distendue. Particulièrement bien dosé, le support lui donne un nouveau relief. Le film est débarrassé de ses défauts et nous donne ainsi un film puissant dans sa violence, comme dans tranches de vie. Les environnements gagnent également en nuances. Le support est de toute façon remarquable de précision et donne ainsi au film une nouvelle jeunesse qui mérite de s’y arrêter.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Allemand Dolby Digital Plus 2.0 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Anglais Dolby Digital Plus 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Espagnol Dolby Digital Plus 2.0 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Français Dolby Digital Plus 1.0 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Italien Dolby Digital Plus 2.0 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

La piste DTS-HD Master Dolby Digitale 5.1 en VO offre une répartition honorable mais frustrante par un léger manque de précision et d’audace de la part des auteurs. Cela se fait ressentir dans certains dialogues qui manquent parfois de volume et dont la répartition est, certes, présente mais parfois trop discrète. Autre grande déception, la piste VF est en Mono, alors que l’Espagnol, l’Allemande et l’Italienne sont en Stéréo.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 120 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

« Getting Made » : Un Making of en forme d’hommage au réalisateur.


« Made Men » : L'héritage des affranchis ». Un tel film a forcément donné des idées aux autres et s’est inscrit dans la mémoire collective.


« Scorsese's Goodfellas » : Un Documentaire sur le réalisateur.


« The workaday Gangster » : Un Documentaire qui revient en détail sur la vie réelle des gangsters.


« Paper is Cheaper than film » :  Extraits du film avec les notes de travail de Scorsese.


« Public ennemies : The Golden age of gangsters films » : documentaire sur ces films qui ont fasciné des générations.


Et puis plutôt que de faire dans la redondance, l’éditeur a décidé de rajouter au programme trois dessins animés en lien avec le thème du film :


« I like Mountain Music » : un dessin animé.


« She was an acrobat daughter » : Autre dessin animé, sur le thème des gangsters.


« Racketeer Rabbit » :  Bugs Bunny en gangster.


« Bugs and Thugs » : Un autre Bugs Bunny sur le thème des gangsters.