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300 (Ultimate Collection Edition) Ultra HD / 4K

Catégorie
Cinéma
Pays
USA
Date de sortie
06/05/2021
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
115
Support
Critique de Simon Volant
Résumé

En 480 av. J.-C., l’armée de Spartes comprend les meilleurs soldats du monde connu. Entraînées depuis leur naissance, ces « machines de guerre » ne connaissent qu’une règle : « vaincre ou mourir ». Leur plus grand honneur est d’ailleurs de mourir dans une grande bataille. Léonidas (Gerard Butler) est le roi de ce peuple et c’est donc naturellement qu’il refuse la demande de soumission que lui fait transmettre Xerxès (Rodrigo Santoro), le dieu-roi de l’immense Empire perse.
Comprenant que l’élimination du messager de Xerxès va inévitablement entraîner la guerre, Léonidas consulte les oracles afin d’obtenir l’autorisation d’emmener son armée à la bataille. Devant son refus, il décide de partir tout de même avec seulement 300 de ses meilleurs soldats afin de bloquer la gigantesque armée perse dans l’étroit passage des Thermopyles qui marque l’entrée vers l’intérieur de la Grèce…


À propos du film (Jean Luc Richter)

Fait historique reconnu, la véracité de la bataille des Thermopyles est attestée par une statue du roi Léonidas, par des plaques commémoratives ainsi que par les écrits de l’historien grec Hérodote. Le sacrifice des 300 guerriers de Spartes a joué un rôle majeur dans la lutte contre l’envahisseur perse, galvanisant les troupes grecques et démoralisant leur adversaire. C’est pour cette raison que le récit a été maintes fois repris et enjolivé par les auteurs successifs, le dernier en date étant Franck Miller qui en a fait le Comic Book à succès, qui a servi de source au film, en 1998.
Même si la base historique est véridique, elle ne sert ici que de prétexte à une œuvre élevant la violence et la guerre au rang d’art. Le plus étonnant étant que, dans le fond, l’exceptionnelle habilitée des troupes de Spartes n’est sans doute pratiquement pas exagéré par rapport à la réalité puisqu’ils étaient reconnus comme étant les meilleurs soldats du monde de cette époque. Franck Miller ne fait que magnifier ces héros en rajoutant une petite touche « surnaturelle », jouant de ses talents de graphistes, déjà reconnus dans l’adaptation, qu’il a réalisée lui-même, de sa série noire policière « Sin City ».
 Pour « 300 », l’auteur a laissé la place de réalisateur à Zack Snyder, remarqué en 2004 pour son film « Dawn of the Dead », sorte de remake du « Zombie » de John Carpenter. Producteur du film, Franck Miller a surtout insisté sur le respect visuel de son œuvre, qui ressort de façon magistrale dans le long métrage, laissant du mou sur le scénario qui a été complété par rapport à la bande dessinée. Au visionnage, le film marque par son image unique, mais aussi par un très bon jeu d’acteur. Celui-ci est d’autant plus méritoire que le tournage s’est fait en seulement 60 jours, presque uniquement en studio, à Montréal, sur fonds vert et bleu. L’essentiel du travail s’est ensuite effectué devant des ordinateurs durant près d’un an pour compléter les 1006 plans à effets (sur 1523 plans) ! À cette occasion, les studios ont travaillé avec les logiciels Avid et Final Cut Pro sur Macintosh, mais aussi sur des outils développés spécialement sous Linux. Après le montage, une version du film a été retraitée en Imax pour une diffusion dans les cinémas à écran hémisphériques. Comme le film a été tourné et monté en haute définition, c’est tout naturellement qu’une version HD accompagne cette sortie DVD.

Critique artistique

« 300" n’est pas un film, mais une œuvre purement esthétique. Dans un second temps, on peut y voir un film, ou, mieux une sorte d’œuvre en 3 temps. Mais si vous vous attendez à y voir une histoire classique en décors naturels avec juste ce qu’il faut de sexe et de violence, vous serez déçus. Si vous vous dites que dans « 300" toute scène est prétexte à une esthétisation à outrance alors vous apprécierez cet OVNI cinématographie.
Tout est alors prétexte à mettre des cadrages plus originaux les uns que les autres, des accélérés/ralentis, un travail sur la colorimétrie, le grain les contrastes, la musique, etc. On retrouve dans ce film un vrai travail d’artiste qui donne au final une œuvre too much et baroque. Mais c’est justement ces excès qui donnent à « 300" une touche si particulière.

Annedocte personnelle « 300" était l’un de mes premiers tests de film HD et c’était en 2007. Si « 300" était extrême à l’époque, on peut dire qu’au regard de de la production des ces dernières années, le film était ni plus ni moins qu’en avance. En 2021, avec le revisionnage de l’édition UHD-HDR, on peut aussi mesurer l’impact qu’aura eu « 300" sur les productions suivantes en termes de jeux vidéos, film et séries. En 2021, on admire l’esthétique travaillée de chaque scène et le son n’est en retrait avec cette la voix OFF qui tranche en quelques mots autant que les armes,

Verdict

Film pile-poil taillé pour le homecinéma, « 300" est une œuvre baroque qui joue avec les sens et les émotions. Ne vous attendez pas à regarder un film conventionnel et vous apprécierez sûrement.  Cette édition UHD HDR compile l’édition 2008 du Blu-Ray et une édition 2021 du Blu-Ray HDR. Le tout est dans un coffret avec livret (quelques phrases en français) et carte postale (tout en anglais).
Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
2.35:1
L’édition Ultra Haute Résolution offre un sacré gain par rapport à l’édition Blu-Ray simple. Sur quelques scènes, la super résolution met à mal les effets spéciaux (surtout la scène du départ dans les champs). Sur la plupart des séquences, le léger gain (le master est en 2K) en résolution permet de rendre le grain du film plus fin et apporte du détail. Le débit du flux est tellement important que la compression est totalement invisible, pas le moindre artefact, pas le moindre flottement dans l’image. Pour « 300", c’est surtout au niveau de la dynamique d’image que le format UltraHD offre un avantage. Les scènes jouant à fond sur les contrastes, le HDR permet de ne pas perdre de détails, de nuances dans les parties claires ou les parties sombres de l’image. La scène du conseil, quand la reine demande une aide militaire, semble bien fade en Blu-Ray avec ses contre-jours brulés par rapport à la version HDR.
La version Blu-Ray Simple semble bien plus fade d’un point de vue image même si la définition est présente, la dynamique est anémiée. Juste pour la blague, j’ai exhumé mon édition HD-DVD qui offre une meilleure dynamique, mais aussi plus d’artefacts de compression !
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Anglais
Oui
Non
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
La version Ultra HD offre une VO en Dolby Atmos. Effets verticaux avec les effets de foules et surtout les nombreuses flèches qui traversent les scènes comme votre salon. Sur le premier tiers du film, les effets de basses sont incroyables et dès la première scène. Évidemment, durant les scènes d’action, on s’attend à des effets sonores percutants !
La VF est en « simple » Dolby Digital 5.1 avec un débit inférieur sur la version UltraHD que sur la version Blu-Ray !
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 60 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage

Cette édition UHD HDR compile l’édition 2008 du Blu-Ray et une édition 2021 du Blu-Ray HDR. Le tout est dans un coffret avec livret (quelques phrases en français) et carte postale (tout en anglais).

- 300 : réalité ou fiction ?
Le Dr Victor Davis Hanson et Bettany Hughes, auteurs et historiens, nous donnent la vision historique de l’exploit de Léonidas. Entre mythe, réalité et interprétation de Franck Miller, ils tentent de démêler l’histoire et les effets dramatiques introduits par le dessinateur. Un documentaire vraiment intéressant qui complète bien le long métrage dont il reprend de nombreuses images.

- Qui étaient les spartiates ?
Sur fond d’images du film, Franck Miller et les acteurs nous donnent leur vision des véritables spartiates. Deux historiens viennent confirmer cette représentation dans un documentaire intéressant, mais vraiment trop court.

- La préparation physique au combat

 En fait, derrière ce titre mal traduit, est dit comment le film a été lancé ; comment le « Roman graphique » (Bande dessinée en langage pompeux) a été adapté au cinéma. Une bonne introduction au film

- les essais de Frank Miller

Ce documentaire est composé d’interviews de Franck Miller et de quelques-uns de ses amis. Il revient sur la carrière de l’auteur, sur ses mentors, ses inspirations… Une grande partie des entretiens est également consacrée aux « comics » et à la façon dont « 300 » a été traduit en film.

- Les coulisses du tournage

L’auteur et producteur Franck Miller, accompagnés des acteurs expliquent leur vision du film. Une vision finalement assez simpliste qui érige la brutalité et la violence au rang d’art visuel. L’équipe technique montre ensuite quelques images du tournage et de la réalisation des effets spéciaux.

- Le tournage en images
Cette séquence de quatre minutes présente une journée de tournage en accéléré. Nettement trop rapide, il n’apporte pas beaucoup d’informations et s’avère fatigant à suivre.

- 2 scènes inédites avec le commentaire

- Webisode
On retrouve ici les « webisodes » sur le making of, diffusés sur le site internet du film. Ils traitent des décors, des costumes, des cascadeurs, de Lena Headey, de l’adaptation de la B.D., de Gerard Butler, de Rodrigo Santoro, de l’entraînement des acteurs, des coulisses, des personnages oniriques et offrent même l’étude d’une scène. Constitués d’images prises sur le plateau sur fond d’interviews, ils permettent d’aller assez loin dans le détail de l’élaboration de « 300 ».