Frankenweenie
Frankenweenie


Sortie: 31/10/2012
Pays: USA
Genre: Animation
Durée: 1h25 Min
 
Réalisateur(s)
Tim Burton
Acteurs
Martin Short
Catherine O'Hara
Martin Landau
Winona Ryder
Critique de Sebastien Keromen
Il n’a pas chômé, Tim Burton, cette année, avec deux films à son actif. Le second est un film d’animation en noir et blanc, qui rend hommage aux vieux films d’horreur et de monstres. Le résultat remontera-t-il le niveau de sa production 2012 ?

Frankenweenie
Titre original : Frankenweenie
USA, 2012

Réalisateur
 : Tim Burton
Voix : Catherine O’Hara, Martin Short, Martin Landau, Winona Ryder
Musique de : Danny Elfman
Durée : 1h25

L’histoire
Victor Frankenstein adore son chien Sparks. Quand celui-ci se fait écraser, Victor entreprend de le ranimer avec force électricité et foudre. Mais comment cacher ce secret au monde entier ?


La critique

C’est pas souvent qu’on peut faire une nouvelle version d’un de ses films 28 ans après. C’est pourtant ce que Tim Burton vient de faire, en adaptant en long animé son court-métrage live de 1984. Court-métrage pas terrible à mon goût, mais chacun les siens. Et d’ailleurs, le nouveau Frankenweenie pourrait bien être une histoire de goûts. Car si je reste un inconditionnel de Burton malgré Dark shadows, il faut dire que je ne suis fan ni de films de monstres fauchés (les films, pas les monstres) des années 50-60, ni des films d’horreur de la même période, ni de chiens. Ce qui explique peut-être pourquoi je n’ai pas accroché à ce film. Ou alors, c’est juste sa linéarité qui m’a rebuté. Pendant environ une heure, le film avance tranquillement sur une histoire balisée qu’on connaissait avant de rentrer dans la salle, sans en rajouter, sans scène croustillante, sans dévier, sans surprise. Sans démériter non plus, le tout reste bien foutu, mais tellement linéaire. Comme un grand voyage en rase campagne sur une route droite qui s’étend au loin et sur laquelle on roule déjà depuis longtemps, à 55km/h sans un arbre ou une biche qui traverse pour rompre la monotonie du voyage. Et donc on peut s’y emmerder un peu, sur cette route. Être en noir et blanc, en 3D (très, trop, discrète), en animation image par image, c’est bien gentil, mais on continue à s’emmerder un peu. Côté style, c’est aussi une affaire de goûts. Beaucoup de personnages ressemblent à des caricatures, et l’ensemble manque beaucoup d’homogénéité. C’était déjà un peu le cas dans les Noces funèbres, mais là, avec le temps qu’on a pour s’arrêter aux détails, ça gêne un peu plus. Surtout que la plupart sont quand même assez moches, et ressemblent beaucoup à d’autres personnages des films d’animation précédents de Tim Burton, comme un recyclage un peu abusif.


Aux deux tiers, enfin, il se passe des trucs qui cassent le rythme et nous réveillent un peu. Ça s’agite un peu, c’est plutôt rigolo, sans excès quand même (le film manque un peu d’humour, qui aurait éveillé un peu le spectateur). C’est un peu original, un peu parodique, un peu d’action, pas trop de violence, et puis ça se termine à nouveau tranquillement et par un cliché encore trop vu. Alors peut-être que pour certains, cette accumulation de petit peu constituera un charme infini, mais pour d’autres, comme malheureusement pour moi, ça sera un film un peu ennuyeux et qui manque de surprise, d’énergie, de « hors-piste scénaristique », de passion, un film qui à force de trop peu en ressort un peu insipide. À vous de voir dans quelle catégorie vous vous classez, mais pour ma part je reste bien déçu, même si cette histoire ne me laissait pas trop espérer. Et, mon conseil, si vous êtes un chien en pâte à modeler, ne jouez pas dans les films de Tim Burton, parce que, que ça soit l’Étrange Noël de monsieur Jack, les Noces funèbres ou Frankenweenie, vous vous retrouvez toujours mort à un moment du film. Si vous êtes un chien en pâte à modeler.

A voir : parce qu’apparemment certains y trouvent du charme, mais je n’en suis pas
Le score presque objectif : 6,5/10
Mon conseil perso (de -3 à +3) : +1, peut-être, au cas où, mais si vous avez la même sensibilité que moi vous allez vous ennuyer

Sébastien Keromen