Stars 80



Sortie: 24/10/2012
Pays: France
Genre: Comédie musicale
Durée: 1h50 Min
 
Réalisateur(s)
Frédéric Forestier
Thomas Langman
Acteurs
Richard Anconina
Patrick Timsit
Bruno Lochet
Critique de Sebastien Keromen
Jean-Luc Lahaye, Desireless, Lio, Jeanne Mas, Peter et Sloane, Gilbert Montagné, Sabrina, Début de Soirée, Jean-Pierre Mader, Léopold Nord et vous, Jean Schultheis, François Feldman, Émile et Images, Cookie Dingler, Patrick Hernandez… Non, rassurez-vous, ce n’est pas une nécrologie, c’est le casting de Stars 80. Et son seul argument de vente.

Stars 80
France, 2012
Réalisateur
 : Frédéric Forestier & Thomas Langmann
Acteurs : Richard Anconina, Patrick Timsit, Bruno Lochet
Durée : 1h50

L’histoire
Deux losers ont l’idée du siècle : réunir des gloires passées de la chanson des années 80 pour une grande tournée.




La critique

Si faire une tournée avec des stars des années 80 était une bonne idée, comment pourrait-il en être autrement pour faire un film ? La recette est simple, il suffit de convaincre les chanteurs de jouer leur rôle et d’avoir un peu d’autodérision, et, pan, un succès assuré ! Effectivement, l’idée est sympa, la musique est sympa, les chanteurs sont sympas, et donc le film sympa est assuré. Ou presque. Car Stars 80 a un gros point faible, que je vous exposerai après avoir fini sur ses côtés positifs, quel suspense. Bon, bien sûr, ces côtés positifs ne s’adressent qu’à ceux qui connaissent un minimum la musique qu’on écoutait à l’époque, sinon ça risque de vous passer à côté. Le casting est quand même plutôt riche, chacun a son petit moment, chante un bout de chanson, vous aurez droit aussi à quelques chansons anglo-saxonnes de l’époque chantées par des gens qui ne sont pas dans le film (les mauvaises langues diront que ce sont les meilleures chansons du film, et on ne pourra pas leur donner entièrement tort). Mais les chanteurs ont tous accepté de jouer avec leur image (pas trop, quand même, ça reste caricatural à l’extrême donc pas trop vexant), de chanter (même si on aura du mal à me convaincre qu’il n’y en a pas certains qui chantent en play-back sur l’enregistrement d’époque), tout ça c’est très sympa. On a même deux jolis moments d’émotion, et les deux avec Jeanne Mas, tiens, ça devait être la préférée du scénariste (et d’ailleurs c’est dommage qu’elle ne chante plus, se dit-on en la réécoutant). Bon, alors, qu’est-ce qui cloche dans ce film, jusqu’ici fort sympathique ?




Ce qui cloche, c’est que justement c’est un film. Et donc qu’on y a mis un scénario et des acteurs. Et il va donc falloir se carrer toute l’histoire profondément ennuyeuse des producteurs joués par un Anconina et un Timsit en mode pas trop inspiré, et dont les péripéties ne feront que nous éloigner des chanteurs qu’on était venus voir. À tel point que quand je disais « chante un bout de chanson », c’est vraiment un bout de chanson, un couplet et un refrain, et hop, dégage de là, on a de l’histoire sans intérêt qu’on voudrait pas réduire pour t’écouter chanter. Et comme cette partie de l’histoire doit bien prendre entre un tiers et une moitié du film (j’ai pas chronométré précisément, veuillez accepter mes plus plates excuses), on ronge son frein à attendre la partie sympathique (qui n’est pas parfaite, mais tout de même tellement mieux que le fil conducteur). Alors franchement, moi j’ai deux conseils à donner à qui veut les entendre. Le premier, c’est que le film aurait été infiniment mieux si l’histoire était partie du principe que ce sont les chanteurs eux-mêmes qui montaient la tournée, là ça aurait pu être sympa tout du long. Et mon deuxième conseil, c’est qu’à la rigueur, le mieux était sans doute de juste filmer un concert revival 80s avec tous ces chanteurs-là, quitte à partager des coulisses, plutôt que d’en faire un film. Oui, d’accord, j’aurais dû donner ces conseils avant qu’on fasse le film. Mais quand même.

A voir : pour le retour de tous ces chanteurs, qu’on préférera largement aux acteurs
Le score presque objectif : 7/10
Mon conseil perso (de -3 à +3) : +2, si ça vous tente, y a de quoi prendre même si c’est un peu long à démarrer

Sébastien Keromen