X-Men : Apocalypse

X-Men: Apocalypse
Sortie: 18/05/2016
Pays: USA
Genre: Fantastique
Durée: 2h25 Min
 
Réalisateur(s)
Bryan Singer
Acteurs
Nicholas Hoult
James Mcavoy
Michael Fassbender
Rose Byrne
Jennifer Lawrence
Evan Peters
Oscar Isaac
Olivia Munn
Sophie Turner
Critique de Sebastien Keromen
Les X-Men ont fait un sans-faute jusqu’à maintenant. Alors, Apocalypse, c’est la fin du monde ou le paradis ?

X-Men : Apocalypse
Titre original : X-Men: Apocalypse
USA, 2016
Réalisateur
 : Bryan Singer
Acteurs : James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Oscar Isaac, Sophie Turner, Nicholas Hoult, Rose Byrne, Olivia Munn, Evan Peters
Musique de : John Ottman
Adapté des comics Marvel
Durée : 2h25

L’histoire
Endormi depuis des millénaires, le premier mutant, Apocalypse, se réveille. Pour asseoir sa domination, il va chercher à recruter ses quatre cavaliers, puis à défaire les seuls qui peuvent lui barrer le chemin : les X-Men



La critique

Après un premier opus qui avait été une jolie surprise, et après Days of future past qui, sans surprise, avait été une jolie réussite, voici le troisième épisode de la prélogie X-Men. Et sans surprise, c’est encore une  jolie réussite. Peut-être un peu moins que le deuxième, notamment à cause d’un début assez mou, mais on va y revenir. Ce qu’on peut accorder à ces films, en tout cas, c’est de ne pas se répéter. La dynamique du film est assez différente, presque déstabilisante, ce qui peut aussi expliquer l’impression de flottement au début. Finalement ce troisième opus a un scénario assez direct, sans rebondissement inattendu, mais qui s’appuie sur la confrontation des forces en présence, et sur les personnages. Et pour présenter ces personnages, on va avoir droit à un démarrage/recrutement parallèle entre les gentils et les méchants un peu trop sage pour être passionnant. Mais cela permet de développer plutôt pas mal les personnages, surtout les nouveaux, ce qui permettra d’être d’autant impliqué quand les choses vont se corser. Et je suis injuste en disant que le début est longuet, car la scène d’introduction est absolument grandiose et superbe visuellement. Le film garde d’ailleurs tout du long cette préoccupation graphique qui fait qu’on en prend plein les mirettes. L’esthétique, particulièrement autour d’Apocalypse, sa vie, son œuvre, ses constructions monumentales, ses effets spéciaux de poussière ou d’or liquide, tout flatte la rétine, de même que les effets spéciaux des pouvoirs des X-Men.



Mais si le premier tiers du film est un peu linéaire et plan-plan, le film se rattrape largement après. Tant mieux, d’un sens, mais cela reste quand même un déséquilibre assez net entre les deux parties. Mais quand ça démarre, ça ne s’arrête presque plus, les scènes s’enchaînent sans nous laisser souffler, chacune essayant de faire plus fort que la précédente. L’affrontement final monte lentement mais sûrement et doit bien durer une demi-heure au total. Un final énorme. Peut-être même un peu trop énorme, on a parfois l’impression que le film se cache derrière les effets spéciaux de destruction de la ville (pas à la mode Man of steel, mais quand même assez dévastateurs) et oublie ses mutants. Mais ce sentiment ne dure pas et le dénouement est bien resserré autour des personnages. Et à ceux qui s’inquiétaient de savoir comment vaincre un adversaire si puissant sans que ça ne semble forcé, je réponds, sans rien dévoiler, que l’affrontement est finalement bien équilibré.



Un petit paragraphe pour parler des différents X-Men, puisque je suis absolument incapable de faire une critique d’un film X-Men sans lister tout le monde. Bien sûr, on commence par les vétérans de la prélogie, à savoir Professeur X, Magneto, Mystique et le Fauve. Pas de souci pour eux, et on n’était pas inquiets, tout le monde est bien dans son personnage et a de quoi alimenter sa profondeur et son histoire. Passons tout de suite au méchant Apocalypse, impressionnant et massif (même s’il faut accrocher à son apparence), avec des effets spéciaux dévastateurs, et aussi un caractère et un but assez convaincants, appuyés par le jeu intense d’Oscar Isaac. Par sa vue du monde, son contexte égyptien et tout ce qui l’accompagne, c’est en fait un méchant assez dépaysant. Sans doute pas le meilleur du monde, mais il est loin des méchants génériques interchangeables qu’on a trop souvent. Côté nouveaux mutants, on (re)découvre Tornade, Jean Grey, Cyclops et Diablo. Chacun a une bonne durée de présence et un background pas mal développé. Et les acteurs sont plutôt convaincants, notamment Sophie Turner qui fait une Jean Grey très incarnée. Diablo a un caractère qui ressemble un peu plus au comics, avec de la bonne humeur, mais a encore hérité du côté religieux qu’il avait dans X-Men 2. Peut-être parce que les personnages ont été définis pour se prolonger naturellement dans les personnages de la première trilogie, et dans cette optique c’est une réussite. Hop, je reviens à quelques retours : Havok dans un rôle moins misérable que dans Days of future past, et Moira McTaggert, ça fait plaisir de les revoir, mais ni leur rôle ni leur incarnation ne sont incontournables. Encore d’autres nouveaux, on a droit à un Angel bien différent du fils de milliardaire qu’on attendait, et pas super convaincant. Et un Caliban sans grand intérêt. Et quatre cavaliers de l’Apocalypse initiaux réussis mais peu présents. Et passons maintenant à Psylocke, qu’on espérait depuis longtemps. Olivia Munn va parfaitement dans le rôle, et son apparence, quoique pas tout à fait assez mauve, est très réussie, de même que sa dague psychique. Sauf qu’elle s’est fait carotte par le scénario : aucun background, aucune profondeur, bonjour je suis là, vous cherchez quelqu’un pour combattre ?, je suis là, je vais combattre, hop je combats. Sérieux, c’est gâché. Mais en fait, Psylocke n’est pas le personnage qui s’est le plus fait carotte. Car il y a Jubilee. Jubilee qui est au générique des 3 premiers X-Men sans jamais avoir fait montre de ses pouvoirs. Elle apparaît enfin dans cette trilogie… et n’utilise pas ses pouvoirs. Sérieux, c’est la misère, pauvre Jubilee, et pauvre spectateur !



Vous avez eu peur, hein ? Vous avez cru que j’avais cité tout le monde et il manque votre préféré ? Ne vous inquiétez pas, Vif-Argent est bien présent, dans un rôle moins passager que dans le précédent. Et si l’effet de surprise est un peu estompé sur ses scènes d’action, elles sont au niveau de la scène de Days of future past : virtuoses, impressionnantes, humoristiques et décalées, enfin bref, ça suffit à justifier d’aller voir le film ! Mais ce n’est bien sûr pas la seule raison. S’il faut prendre un peu son mal en patience pendant la première partie du film, ce n’est que pour mieux profiter d’un affrontement long et intense qui vous scotchera à votre siège. Un incontournable pour les fans de super-héros, bien sûr, et une occasion pour les autres de découvrir les X-Men avec une histoire plus facile à suivre que Days of future past. Dans tous les cas, mutez donc vers le cinéma le plus proche !



À voir : pour les X-Men en général et Vif-argent en particulier. Et tout le reste aussi.
Le score presque objectif : 8/10
Mon conseil perso : comme chaque fois, les X-Men me comblent, allez-y !

Sébastien Keromen