Annabelle 2 : La Création du Mal

Annabelle : Creation
Sortie: 09/08/2017
Pays: USA
Genre: Horreur
Durée: 110 Min
 
Réalisateur(s)
David F. Sandberg
Acteurs
Anthony LaPaglia
Miranda Otto
Stéphanie Sigman
Talitha Bateman
Critique de Emmanuel Galais
Elle est de retour ! Encore traumatisés par la mort tragique de leur petite fille, un fabricant de poupées et sa femme recueillent une bonne sœur et les toutes jeunes pensionnaires d'un orphelinat dévasté. Mais ce petit monde est bientôt la cible d'Annabelle, créature du fabricant possédée par un démon…

Hors donc, après la secte satanique qui vient réveiller une créature maléfique endormie depuis un certain nombre d’années, c’est donc l’origine de cette créature qui nous est racontée. Enfin plutôt l’origine de la poupée, possédée par l’esprit de cette créature, qui utilise les peurs ou les tristesses des uns et des autres pour s’approprier de nouvelles âmes. Bon n’y allons pas par quatre chemins, ce film d’horreur ne vient pas renouveler le genre, mais il a le mérite d’en utiliser tous les codes et particulièrement les sonorités. Car, si la mise en place est un peu longue et que l’on trépigne un peu avant d’en prendre plein les mirettes et pleins l’adrénaline, autant dire que le réalisateur David F. Sandberg connait son sujet. Lui qui avait déjà réalisé « Dans le Noir », un autre film horrifique qui jouait beaucoup sur les sonorités, est passé maître dans l’art de faire peur avec pas grand-chose avant de plonger d’un seul coup le spectateur dans une effusion de scènes oscillant entre le film de possession et le slasher.

Et le film fonctionne d’abord par un scénario qui a bien compris que le mieux dans un film d’horreur c’est lorsqu’il s’amuse des peurs des uns et des autres ou de l’impression que peuvent donner les objets même les plus inoffensifs, comme cette poupée ancienne en porcelaine qui fiche vraiment la trouille, dès lors qu’elle porte son regard sur nous. Un peu comme « Chucky » ou la poupée du ventriloque dans « Chair de Poule ». Ici le scénario part du principe que la poupée est liée à sa propriétaire d’origine mais que la vérité n’est pas toujours celle que l’on croit. Du coup, l’horreur s’installe doucement et comme dans beaucoup de film de ce genre l’horreur commence par une désobéissance.

Et c’est là où toute la mise en scène de David F. Sandberg, prend tout son sens, car le réalisatrice ne va s’amuser à accumuler les scènes dégoulinante de sang ou de monstres, non il va utiliser toutes les sonorités possibles afin de pouvoir installer le spectateur dans une atmosphère prenante et oppressante ou le moindre craquement de parquet, les pas d’un enfant ou encore le grésillement d’un filament d’ampoule va annoncer l’horreur qui viendra prendre quand même par surprise les spectateurs en plein désarroi. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la mise en scène est particulièrement efficace, car outre le son qui prend jusqu’à la première naissance d’un neurone comme une impulsion électrique, les différentes étapes narratives nous plongent inexorablement dans une succession de scènes particulièrement efficace qui ne laisse jamais totalement insensible.

En conclusion, « Anabelle 2 : La création du mal » est un film d’horreur particulièrement efficace qui utilise beaucoup els sonorités pour mieux nous entraîner dans une intrigue horrifique particulièrement bien écrite. Unique regret tout même, parce qu’il en faut un, l’utilisation d’une musique un peu trop envahissante pour préparer (ou pas !) les spectateurs à l’arrivée éminente d’une scène d’horreur ou d’épouvante.