Buzz L'Eclair
Lightyear
Sortie:
22/06/2022
Pays:
USA
Genre:
Durée:
109 Min
Réalisateur(s):
Acteurs:

Buzz L'Eclair

Verdict: Excellent

par: Emmanuel Galais


La véritable histoire du légendaire Ranger de l’espace qui, depuis, a inspiré le jouet que nous connaissons tous. Après s’être échoué avec sa commandante et son équipage sur une planète hostile située à 4,2 millions d’années-lumière de la Terre, Buzz l’Eclair tente de ramener tout ce petit monde sain et sauf à la maison. Pour cela, il peut compter sur le soutien d’un groupe de jeunes recrues ambitieuses et sur son adorable chat robot, Sox. Mais l’arrivée du terrible Zurg et de son armée de robots impitoyables ne va pas leur faciliter la tâche, d’autant que ce dernier a un plan bien précis en tête…


Lorsque l’on pense à Pixar, inévitablement « Toy Story » est le premier titre de film qui nous vient en tête. D’abord, parce qu’il fut le tout premier long métrage d’animation numérique, ensuite parce qu’il fut également le premier d’un studio créé par Steve Jobs, nous l’oublions trop souvent, et qui se lança avec l’aide de Disney dans le cinéma d’animation. Et de « Toy Story », qui fut également le premier succès de Pixar dans une liste qui ne cessa de s’agrandir. Deux personnages sont devenus iconiques : Woody le Cow-boy et Buzz l’Eclair l’astronaute. C’est de ce dernier que le studio a décidé de nous conter l’histoire, ou plutôt celle d’un film dans le film.


Car « Buzz l’éclair » qui sort le 22 Juin sur nos écrans, n’est pas tout à fait l’histoire à proprement parle de Buzz, mais plutôt le film que vit Andy, l’enfant propriétaire du jouet dans « Toy Story ». Un postulat de départ qui surprend, comme d’habitude chez Pixar, mais qui, grâce au travail et au talent de ses auteurs ouvre une grande possibilité de pistes de narration, à commencer par la personnalité de cet Astronaute téméraire et têtu, au grand cœur et à la fidélité vissée au corps. Et pour son aventure, Buzz prend alors plus de relief, plus de volume, il apparaît plus nuancé, car son courage, son audace et son orgueil également, ont parfois des conséquences fâcheuses. Ici Buzz, n’est plus un jouet, c’est un véritable personnage, qui doit faire ses choix et apparaît donc avec ses qualités, ses défauts, bien sûr, mais également avec ses valeurs et ses obsessions. Les auteurs développent ainsi plus de facettes du personnage et vont aller un peu plus loin dans les thèmes développés dans le film : La filiation, la témérité, les conséquences des choix et la fidélité.


On y trouve également au détour de quelques plans un message écologique sur la responsabilité de l’humain dans l’équilibre de la planète ou encore, et ce n’est pas nouveau chez Pixar, le temps qui passe et la vieillesse. Nous passerons bien évidemment sur la polémique rétrograde qui secoue la sortie de ce long métrage, pour saluer l’audace scénaristique et surtout visuelle de ce film qui vient encore prouver la suprématie du studio dans l’animation. Chaque plan regorge d’inventivité, et la beauté qui s’en dégage est à couper le souffle. Visuellement rien n’est laissé au hasard, Buzz qui perd son teint de cire pour un visage plus humain, les environnements minimalistes et complexes en fonction de l’action, pour donner des images indélébiles dans les esprits.


Enfin, il est bon tout de même de saluer un événement rare dans le casting de doublage, car, cette fois ci, si le casting américain est surtout tenu par la présence de Chris Evans, définitivement « Captain America » et Taïka Waititi, que l’on a vu dans « Free Guy » de Shawn Levy, l’année dernière mais qui est également le réalisateur de « Thor Ragnarok » et « Love and Thunder » et qui travaille sur un prochain film Star Wars. En France, nous pouvons noter la présence de François Civil (Le chant du Loup), Michael Gregorio (Les Fusillés), Tomer Sisley (Balthazar) ou encore Chantal Ladesou (C'est quoi cette mamie ?). Des voix reconnaissables, mais surtout des acteurs qui donnent une véritable personnalité à leur jeu et pousse ainsi leurs personnages, dans autant, voir même parfois plus, de profondeur et de nuance que dans l’original