À Tokyo, Conan assiste impuissant à l’assassinat d’un ancien collègue de Kogorô. Déterminé à venger son ami en débusquant le meurtrier, ce dernier remonte une piste qui le conduit aux montagnes enneigées de Nagano. Sur place, il fera équipe avec Kansuke Yamato qui a lui-même été gravement blessé lors d’une avalanche 10 mois plus tôt. Or ses souvenirs perdus pourraient bien fournir la clef pour résoudre l’enquête.
L’un des plus gros cartons de 2025 au Japon (Plus de 162 Millions de Dollars, 2ème film Japonais le plus rentable de 2025), une licence qui ne cesse de faire des petits, avec « La Mémoire Retrouvée » nous en serons au 28ème film. La recette est toujours la même, une machination, une enquête, de l’action et un twist final. Ici, donc pas de surprise, les fans retrouvent l’univers du manga et de toutes les déclinaisons.
Ce 28ème opus tourne autour de l’inspecteur Yamato Kansuke, devenu la cible d’une tentative d’assassinat alors qu’il a perdu une partie de la mémoire lors d’une avalanche. Lui et ses équipiers réputés pour être de fins limiers à la réputation sans tâche. Toute cette troupe va tenter, aidé par Conan à trouver les clés du mystère et résoudre ainsi l’enquête en amenant Yamato Kansuke à retrouver la mémoire.
Pour son passage à la réalisation de Katsuya Shigehara, qui commença sa carrière dans l’univers de « Détective Conan » à partir du 22ème film « L’exécutant de Zéro » en tant que Directeur Technique et Animateur en chef, conserve les codes narratifs et livre une œuvre à la fois impressionnante dans ses scènes d’actions et parfois déroutante dans son montage. Alors bien sûr, pour que chaque film puisse être vu indépendamment des autres, il y a l’inévitable retour en arrière sur l’histoire de Conan qui vient un peu plomber le rythme du film, mais tout cela est compensé par un sens de la narration assez efficace que les fans de la série Manga comme de la série TV vont apprécier. Car, avant tout, « Détective Conan : La Mémoire Retrouvée » s’adresse à un public amateur de ce type de programme. Des animés qui ont le vent en poupe, notamment grâce à une narration plus adulte, qui ne cherche pas à séduire les plus jeunes, même si certaines peuvent laisser le penser, comme certain passage burlesque très ancrés dans le genre. Ici, le scénario comme l’animation sont fait pour nous plonger dans une aventure à la James Bond, avec les tueurs qui rodent, les bagarres qui s’enchaînent et le héros qui a toujours de l’avance sur ses collègues.
« Détective Conan : la Mémoire Retrouvée » Cartonne un peu partout sur la planète, il est fort à parier que ce soit le cas également en France, d’autant que le film brille plus par ses qualités que par ses défauts, présents, mais suffisamment compensés par les excellentes idées narratives et visuelles dont bénéficie le film. A commencer par le fait de situer le film à Nagano en utilisant toutes les possibilités que le paysage offre pour y développer une intrigue solide et pleine de rebondissement.