Les Cavaliers sont de retour pour le braquage le plus impressionnant jamais imaginé ! Accompagnés d’un groupe de jeunes magiciens qui espèrent suivre leur trace, ils vont devoir repousser les limites de l’illusion pour orchestrer leur tour le plus spectaculaire : dérober le joyau le plus précieux du monde des mains d’une redoutable organisation criminelle...
Sorti en 2013, sous la direction de Louis Leterrier (Le Choc des Titans), le plus américain des réalisateurs français, « Insaisissables » avait su mêler une intrigue bien tenue avec un twist final, particulièrement efficace et une mise en scène dynamique qui utilisait savamment les codes de l’illusion pour nous embarquer dans les aventures d’un groupe de magiciens, « Robins des Bois » qui dévalisaient les plus riches pour les donner aux plus nécessiteux, ou plus particulièrement ceux qui avaient été floués par ces puissants. 3 années plus tard, après le succès retentissant du premier opus, « Les Cavaliers » revenaient pour une nouvelle aventure sous la direction de Jon M. Chu (Wicked), pour une sorte de revanche et de nouveau défi tout aussi spectaculaire. L mise en scène continuait de jouer sur l’improbabilité et sur la manipulation des images avec une explication en fin de parcours. L’effet de surprise étant passé, cette suite perdait un peu de son charme par rapport au premier, mais se laissait regarder sans trop d’efforts. Avec plus de 300 Millions de recettes au Box-Office mondial, « Insaisissables » semblait avoir un bel avenir devant soi. Pourtant pendant près de 10 ans rien, pas de nouvelle, chacun est parti vivre sa carrière de son côté.
Car après moults et moults obstacles, dont réécritures du scénario, Covid 19, etc…la réalisation de ce troisième opus ressembla à un parcours du combattant. Et c’est à Ruben Fleischer (Venom) que fut confié la lourde tâche de réaliser cette nouvelle aventure pleine de rebondissements des 4 cavaliers. Mais voilà, est ce dû aux différents aléas de la production ou à des désaccords internes plus profonds ? « Insaisissables 3 » part complètement à la dérive après une scène d’ouverture assez réjouissante. Ce film qui ressemble à une sorte de passation de pouvoir entre « les Cavaliers » d’origine et la nouvelle génération, se perd complètement lorsqu’il met les pieds sur le vieux continent, avec des longueurs pesantes, des acteurs de complément complètement à la rue, et des jeux approximatifs. Même les acteurs principaux semblent un peu perdus dans une mise en scène qui manque cruellement de pep’s et de tenu.
Si le scénario garde la même essence que dans les deux premiers volumes, force est de constater que le réalisateur semble avoir perdu l’envie de faire de son film, un ensemble de surprises que les maitres de l’illusion parviendront à rendre encore plus spectaculaires. Cela se ressent très vivement entre deux scènes d’action avec des moments où l’intrigue patine et la mise en scène avec. Quant à la direction d’acteurs, elle manque aussi considérablement sa cible. Les acteurs semblent marcher à vue et cela donne parfois des moments gênants, comme toute la partie finale où l’actrice Rosamund Pike (Gone Girl) qui parvient à tenir la tête hors de l’eau pendant quasiment tout le film semble couler à pic d’un seul coup avec une prestation où elle semble ne pas savoir ni où se placer et encore moins quoi faire pendant l’explication du twist final.
Il n’y a malheureusement, pas grand-chose à dire de plus, sur « Insaisissables 3 » qui faisait partie des films très attendus de cette fin d’année et qui se prend le mur sans en avoir préparé le choc. Le film ne tient pas la distance et il apparaît évident que les différents obstacles rencontrés lors de la production ont eu raison de l’énergie générale. On s’ennuie ferme, notamment à cause d’une mise en scène, surtout durant la partie se passant en France et en Belgique, qui laisse dubitative, avec des acteurs perdus et d’autres complètement à côté de la plaque, au point que l’on se croirait dans un épisode de « Sous le Soleil ». A voir si le quatrième opus, déjà en production et prévue, toujours avec Ruben Fleischer à la direction saura redressé la barre.