Lupin III et ses compagnons se dirigent vers la mer des Bermudes, à la recherche d'une « île mystérieuse » absente de toutes les cartes du monde. Leur objectif : découvrir l'identité du cerveau qui envoie des assassins à leurs trousses, et mettre la main sur son immense trésor. Mais alors qu'ils approchent de leur destination, leur avion est pris pour cible par des snipers et s'écrase sur l'île de la mort.
Créée en 1967 par Kazuhiko Kato, la licence « Lupin the Third » est directement inspirée du personnage de cambrioleur français né sous la plume de Maurice Leblanc. Un hommage qui ne s’était pas fait dan les règles et qui fut au centre d’un procès entre les ayant droit de l’auteur français et l’auteur Nippon. Un accord fut finalement trouvé et les séries ne gardèrent le nom de « Lupin the Third » qu’au Japon, jusqu’ne 2012, date à laquelle l’œuvre de Maurice Leblanc tomba dans le domaine public. Si vous voyez donc des programmes sous le nom de « Edgar La Cambriole », il s’agit du petit fils de Lupin, qui depuis 2012, se présente sous son vrai nom dans le monde entier.
Une licence qui s’est donc déclinée en mangas dans le magazine Weekly Manga Action puis qui sorti sous format classique avant de se retrouver en séries animées (8 depuis 1971), puis en téléfilms (28 depuis 1989), en films Live (3 depuis 1974) et enfin en films d’animation (12 depuis 1978). « La Lignée des Immortelles est donc le treizième long métrage d’animation à sortir sur grand écran et à plonger notre héros dans une aventure en mysticisme et action. On y retrouve donc notre héros et ses coéquipiers : Daisuke, Goemon et Fujiko se retrouvent sur une île face à un être qui n’a eu de cesse que de les entrainer vers ce point de chute où ils risquent leur vie et doivent trouver le moyen de pouvoir rentrer chez eux.
Sous une animation 2D assez fidèle au manga d’origine, ce nouvel animé qui vient trouver sa place dans une programmation cinématographique qui a bien compris que ce segment était porteur et qu’il faisait venir un grand nombre de jeunes fans dans les salles pour découvrir ces nouvelles aventures venues du pays du Soleil Levant. Et c’est chaque fois une assez bonne surprise que de découvrir ces animés destinés à un public plutôt « jeune adulte ». Ce qui surprend dès les premières minutes avec « La Lignée Immortelle », c’est qu’il s’inscrit dans la plus pure tradition manga, notamment en ce qui concerne le personnage féminin, hyper sexualisé, alors que le reste de la distribution est plutôt sur une lignée plus classique. Et hormis une introduction un peu longue qui vise à remettre à l’esprit les différentes aventures du héros et ce qu’il va suivre, l’énergie qui se dégage de cet animé n’est pas sans qualité. Car, il faut bien le dire, il n’y a que très peu de moments de pause et l’intrigue fonctionne à cent à l’heure avec des rebondissements qui viennent pimenter l’histoire.
Le scénario écrit par Yuya Takahashi déjà à la manœuvre sur la série « Lupin the Third : Part. 4 : L’aventure Italienne », nous plonge dans une sombre très inspirée des films noirs et des espionnages à la James Bond, avec un méchant qui agi en secret et force le héros et ses acolytes à rejoindre une île où il va lui tendre un piège. Mais il va également y ajouter ce qu’il faut de culture nippone, avec notamment un rapport organique à notre environnement et une dose de Fantastique qui font penser, dans une certaine mesure, à des œuvres telles que « L’le du Dr Moreau » de H.G. Wells ou encore « Dracula » de Bram Stocker.
Et la réalisation de Takeshi Koike (Animatrix), qui a déjà travaillé sur les versions téléfilms de « Lupin the Third », n’est pas sans nous réserver quelques surprises avec des ralentis intéressants et des utilisations de focales qui viennent donner encore plus de corps à l’ensemble du film. Maitrisant parfaitement son sujet, Koike nous plonge dans un animé 2D qui garde toute la saveur des anciens, en ne cherchant pas à mettre plus qu’il ne devrait de technologie puisque celle-ci fonctionne parfaitement et sait nous passionner et nous captiver.