Et si vous pouviez réaliser votre rêve le plus fou ? Un jeune introverti met la main sur un objet magique capable d’exaucer n’importe quel souhait. Son crush de toujours tombe alors raide dingue de lui… jusqu’à l’obsession la plus totale. Faites attention à ce que vous souhaitez !
Très populaires chez les amateurs d'ésotérisme et ceux qui croient en les vœux, une mode qui inonde également les réseaux sociaux, le bâton, la patte de poulet ou l'os que l'on casse en deux après avoir formulé un vœu sont une source inépuisable d'idées pour les scénaristes et réalisateurs de films d'horreur qui adorent quand ça tourne mal. Il n'était donc pas étonnant que le producteur star des films d'horreur, Jason Blum (Paranormal Activity) lance un projet qui ferait tourner ce vœu en bouleversement cataclysmique horrifique. Et cela donne « Obsession » de Curry Baker.
Curry Barker, qui a également signé le scénario, s'est donc inspiré de ces croyances et superstitions pour créer son propre bâton de vœux, le « One Wish Willow ». Un bâton qu'il faut donc casser après avoir formulé son vœu, afin qu'il se réalise. Mais Attention un seul et unique vœu doit être formulé. Et, bien sûr, le vœu se réalise mais un peu trop bien et va plonger le héros dans l'horreur.
Mais étonnement ce n'est pas forcément ce qui va nous intéresser dans ce film, car le pitch de départ ne propose pas de grandes surprises et Curry Baker l'a bien compris. Il va alors nous amener, sans nous prendre par la main, à nous identifier à ce héros, un peu naïf, un peu fragile, qui, à mesure que les choses vont évoluer dans le mal, va devoir prendre des décisions et cela va alors permettre au réalisateur de dessiner un personnage bien plus complexe qu'il n'y paraît, qui va donc passer par tous les prismes de la personnalité. Et c'est en ça que Curry Baker réussi son pari en faisant de son film, pas seulement, une accumulation de scènes chocs, mais plutôt une peinture assez fine de la nature humaine.
Et côté mise en scène d'ailleurs le réalisateur nous offre des moments bien pensés comme la fameuse où un des personnages meurt de façon assez atroce. Mais là où le réalisateur a tendance à nous perdre c'est dans la transformation du personnage de Nikki dont les hurlements épuisent plus qu'ils n'apportent un véritable plus à l'action. Bien au contraire, on aurait presque préféré un personnage plus subtil qui agisse de façon tout aussi gore mais avec plus de nuances plutôt que des hurlements qui viennent nous irriter les oreilles plus que de nous surprendre. Le réalisateur qui s'est fait connaître Cooper Tomlinson sur YouTube, avec ses sketchs présentés sous le nom de « That's a Bas Idea », puis a fait sensation ave un premier court métrage : « The Chair » qui cumula plus de 9 Millions de vues et enfin le moyen long métrage sous forme de « Found Footage » : « Milk and Serial », livre ici un premier vrai long métrage qui ne manque pourtant pas de bonnes idées, notamment sur les scènes et sur le final, assez malin, il faut bien le dire.
Et pour interpréter son personnage de jeune homme innocent, le réalisateur a fait appel à un inconnu, Michael Johnston qui fait ses armes ici, en tant que premier rôle majeur. Sa fausse fraîcheur de jeu, le comédien a été vu dans des séries comme « Swat » ou encore « Super girl », colle parfaitement au personnage et lui apporte cette innocence et toute cette palette de sentiments qui vont l'amener a faire des choix audacieux, bons ou mauvais, mais que le comédien va savoir utiliser pour mieux alimenter son personnage et lui donner toute cette fragilité et cette force dont il a besoin. Curry Barker nous livre avec « Obsession » un film original, sans l'être tout à fait mais qui se perd un peu dans les codes du film d'horreur, avec un personnage de tueur mal maîtrisé qui aurait eu besoin de plus de subtilités et de vices.