Deux ans ont passé depuis la destruction de M3GAN, le prototype à la pointe de l'intelligence artificielle devenu incontrôlable lors d'un carnage aussi sanglant qu'impeccablement chorégraphié. Sa créatrice Gemma aujourd'hui auteure de renom milite pour l'encadrement drastique des I.A par le gouvernement, alors que Cady, sa nièce de 14 ans entre dans l'adolescence et se rebelle contre les règles trop strictes de sa tante. Cependant, à l'insu de tous, la technique de pointe mise au point pour M3GAN a été volée et détournée pour créer une arme militaire connue sous le nom d'AM3LIA. À mesure que se développe la conscience de ce bijou d'espionnage, implacable machine à tuer, les ordres qu'elle reçoit lui paraissent de plus en plus superflus. Comme les humains qui les lui donnent. Alors que l'avenir de l'humanité est en jeu, Gemma réalise que M3GAN est sa seule option. Elle la réactive alors et la reprogramme dans une version encore plus rapide, plus puissante et implacablement létale pour affronter une adversaire enfin à sa mesure.
Nous avons, tout d’abord, eu, « Chucky » dans les années 80, une espèce de poupée d’ont l’apparence ne donnait pas foncièrement envie d’être achetée mais qui finissait toujours dans les bras de quelqu’un qui allait vite le regretter, puisque ladite poupée était possédée par un esprit malfaisant. En 2014, après les succès de « Conjuring : Les Dossier Warren » en 2013, qu’il a lui-même réalisé, James Wan, au travers de sa société « Atomic Monster » qu’il a créé grâce au succès de « Saw » en 2004, décide, lui-aussi, de nous présenter une poupée terrifiante, ce sera « Annabelle » de John R. Léonetti (I Wish) en 2014, elle aussi possédée par un esprit maléfique. Pendant ce temps, un autre producteur trace son petit bonhomme de chemin : Jason Blum. Lui aussi a connu le succès à partir de 2007, avec une recette imparable : Un sujet, un petit budget et un réalisateur ou une réalisatrice, obligé de faire preuve d’imagination. Ce sera d’abord « Paranormal Activity » en 2007, puis une somme incroyable de films d’horreur qui trouveront leurs publics et donneront un nouveau départ à des réalisateurs un peu en mal de succès comme M. Night Shyamalan qui reviendra avec « The Visit » en 2015.Il était donc logique que les deux producteurs travaillent ensemble, et cette fois-ci c’est pour nous présenter un autre style de poupée : « M3gan ».
Celle-ci n’est pas possédée, mais il y a tout de même un certain bug dans la matrice, car cette poupée d’un autre genre, a la particularité de s’associer à l’enfant à qui elle est offerte et d’évoluer en fonction de la personnalité et des besoins de la petite fille. Mais voilà, la petite Cady, à qui Gemma, sa tante, la conceptrice de « M3gan », vient de lui offrir ce prototype pour l’aider à faire son deuil de la mort de ses parents, ne parvient pas à retrouver sa vie de petite fille et à s’intégrer. « M3gan » va alors mal comprendre les signes et se lancer comme projet de protéger sa petite propriétaire en éliminant tout ceux qui lui font du mal ou se comportent mal avec elle. C’est ce que l’on appelle, du coup, un véritable problème. D’autant que la poupée doit être la nouvelle révolution de la société pour laquelle travaille Gemma. Du coup c’est un peu mal parti.
Et c’est à un réalisateur Néo-Zélandais, Gerard Johnstone (Housebound) que le duo a confié la direction de cette histoire dont James Wan a eu l’idée. Alors autant dire, que, pour le coup, « M3gan » a fait son petit effet, lors de sa sortie en 2022, notamment parce qu’elle ressemblait à un mix entre Serena Van Der Woodsen et Blaire Waldorf, avec un aspect plus robotisé et surtout un regard qui fait tout aussi peur que les autres. Et nous trouvions, effectivement que la poupée et son processus faisait penser à « Terminator ». Ce deuxième opus, qui se passe, donc, deux années plus tard, fait furieusement penser au virage à 360° qu’avait opéré James Cameron en 1991, avec un méchant qui passait subitement de l’autre côté de la barrière. Et c’est exactement ce qu’il se passe dans « M3gan 2.0 », puisque c’est un autre prototype qui fait des siennes (Toujours avec un prénom de Jeune femme : Am3lia), mais qui, cette fois-ci possède un processus destiné à l’armée et donc à la tuerie froide et de masse. Et voilà notre M3egan obligé de changer de cap et de protéger tout le monde pour sauver l’humanité en danger.
La mise en scène de Gerard Johnstone est toujours aussi efficace, même si le scénario se laisse aller à la guimauve qu’avait réussi à éviter Cameron en 1991. Ici, les bonnes pensées et la morale sont sauves, mais le spectateur n’en reste que plus frustré, d’autant que ce nouvel opus accuse quelques longueurs et une distribution qui manque cruellement d’inspiration, quant elle n’est pas carrément hors sujet. Pas de quoi s’enflammer.