Lorsque le Grand Schtroumpf est mystérieusement kidnappé par les vilains sorciers : Razamel et Gargamel, la Schtroumpfette et son meilleur ami Le Schtroumpf Sans-Nom partent en mission pour le retrouver ! Commence alors une aventure délirante où nos héros bleus vont croiser la route de nouveaux amis hauts en couleur comme Mama Poot et ses petits. Les Schtroumpfs doivent prendre en main leur destin pour sauver celui du monde entier !
Et de 7 ! Les petites créatures bleues créées en 1958 par Peyo, un auteur Belge qui lors d’un repas, n’arrivait pas à dire le mot salière et dit à son ami, « Passe-moi le Schtroumpf ! ». Il n’en faut des fois pas beaucoup plus pour créer un mythe et c’est en partie de cette façon que sont nées ces petites créatures facétieuses, mais leur origine remonte surtout en 1958, lorsque Peyo travaille sur une nouvelle aventure de sa bande dessinée : « Johan et Pirlouit ». Désireux de vouloir utiliser le mauvais talent de Pirlouit pour jouer d’un instrument de musique, il va lui mettre en les mains, une flûte enchantée. Cette dernière fut créée par des petits êtres, d’abord » roses coiffés d’un bonnet Frigiens. Après de multiples apparitions et de nombreux obstacles, Peyi va finir par donner vie à des albums entièrement dédiés à ces Schtroumpfs. Ensuite, c’est de l’histoire de la BD, le succès est au rendez-vous et les BD se vendent et se traduisent dans le monde entier. Et à une vitesse assez vertigineuse, il faut bien le dire ces petits lutins bleus seront adaptés, d’abord en série animés par les Editions Dupuis, puis en 1981, par les célèbres studios Hanna Barbera, qui furent à l’origine de succès énormes comme « Les Pierrafeux » ou encore « Scooby-doo ».
Il faudra attendre 1965, soit 7 ans après le premier album (Une brindille dans le temps cinématographique !) pour que « les Schtroumpfs » arrivent au cinéma. Il y aura, en tout, 5 long métrage sous plusieurs formes, animés purs, mélange prise de vue réels avec des acteurs, et tout et tout, pour, chaque fois des résultats au box-office vertigineux. Pour exemple, « Les Schtroumpfs » en 2011 c’était 564 Millions de recettes, le « 2 » 350 Millions en 2013 et pour « Les Schtroumpfs et le Village Perdu » rapporteront 198 Millions de Dollars. Pour des Budgets compris entre 60 et 110 Millions, autant dire que c’est une affaire plutôt juteuse. Et donc, cette année voici qu’arrive « Les Schtroumpfs, le film », un film d’animation signé Chris Miller, l’homme derrière « Le Chat Potté » pour un projet tout en animation. Alors le contexte cinématographique fut compliqué en cette année 2025, et les films ont bien eut du mal à surnager dans une programmation concurrentielle assez soutenue, puisque le film de Miller s’est retrouvé au beau milieu des luttes de pouvoir de « Superman » de James Gunn, « Lilo & Stitch » de Dean Fleisher Camp, « Dragons » de Dean DeBlois, « F1 » de Joseph Kosinski et « Les 4 fantastiques : Premiers pas » de Matt Shakman. Autant dire que la concurrence était rude et qu’il était difficile d’exister dans ces conditions. Mais avec un résultat mondial de plus de 110 Millions de Dollars dont plus de 1.6 Millions d’entrées en France « Les Schtroumpfs, le film » se sera bien battu et n’a pas à rougir de ses résultats.
En revanche, c’est du côté artistique que le film montre des faiblesses ! D’abord dans un scénario qui semble naviguer à vue et délaisser le thème de l’identité, trouver sa place dans une société, même si le personnage du « Schtroumpf sans nom » semblait le cœur de l’intrigue, les auteurs s’en détachent très vite et enchainent des scènes de façon un peu hystériques avec un humour assez bas qui ne parvient jamais à faire mouche. Les personnages manquent cruellement de rondeur et d’intérêt, y compris celui de la « Schtroumpfette » dont l’interprétation de Rihanna, malgré ses qualités, ne parvient pas à masquer le manque d’attachement à la singularité qu’elle représente et le message qu’elle pouvait passer. Peut-être que les auteurs ont voulu trop en mettre ou pas assez, le fait est que « Les Schtroumpfs, le Film » est une déception.