Outsiders Edition Limitée Ultra HD/4K

Catégorie
Cinéma
Titre Original
The Outsiders
Genre
Pays
USA
Date de sortie
10/12/2025
Réalisateur
Format
Blu-ray Ultra HD
Boitier
Boîtier Blu-ray avec fourreau
Producteurs
Gray Frederickson et Fred Roos
Scénaristes
Kathleen Rowell
Compositeur
Carmine Coppola
Editeur
Edition
Edition limitée
DureeFilm
91
Support
Critique de Emmanuel Galais

Tulsa, Oklahoma, 1965 : deux bandes rivales s'affrontent. D’un côté les Greasers, délinquants issus des quartiers pauvres, adeptes de la gomina et des blousons en cuir, et de l’autre, les Socs, gosses de riches arrogants qui roulent en Cadillac. Au cours d’une bagarre, Johnny, un jeune Greaser, tue un membre des Socs…


Voilà un film à la genèse surprenante. D’abord parce qu’à l’origine il y a une jeune autrice Susan E. Hinton qui n’a que 16 ans lorsqu’elle commence à écrire « Oustiders », une chronique inspirée de son quotidien d’étudiante marqué par deux groupes rivaux qui s’opposent sur le campus de l’établissement : « Les Greasers » (Les Pauvres) et « les Socs » (les Bourgeois). Mais loin d’une chronique doucereuse, elle va signer un livre fort sur ces jeunes et particulièrement les « Greasers », et cette colère qui les consume pour rester en vie et dans la marge de la société qui ne cesse de les montrer du doigts. Ensuite, ce n’est pas après avoir lu le livre que Coppola décidé de la réalisé mais après avoir reçu une lettre de collégiens qui avaient étudiés le livre et qui souhaitaient le voir réaliser par Francis Ford Coppola. Le réalisateur touché par la démarche décida de lire le livre et trouva matière à livrer une histoire à l’humanité présente.


Et enfin troisième particularité de « Outsiders », c’est qu’il est interprété par toute la jeune génération de comédiens du moment. La plupart n’ont que très peu d’expérience, mais vont marquer les années 80 et 90, pour ensuite prendre des chemins différents. Des grandes stars de la distribution, on notera bien Tom Cruise (Mission Impossible) qui en est encore à ses tout début et n’a pas un très grand rôle ou encore Matt Dillon (Mary à Tout Prix) qui interprète, Dallas, un personnage central dans l’intrigue. Tout ce petit monde gravite autour de l’histoire de Pony Boy, magnifiquement interprété par C. Thomas Howell, qui n’a qu’un tout petit rôle dans « E.T. » de Spileberg au compteur et Johnny Cade, son ami victime d’une agression par la bande des « Socs » et dont le visage est marqué par les bagues de l’un de ses agresseurs et que Ralph Macchio (Karaté Kid), le plus vieux, après Patrick Swayze (Dirty Dancing), de la bande, mais qui joue le plus jeune et le plus fragile de ces ados abandonnés à un destin sombre, mais dont la lumière brille comme un diamant lorsqu’ils sont ensemble.


Et Coppola sait comme personne comment faire ressortir les nuances de ses personnages. Sur un scénario de Kathleen Rowell (Her Last Chance) qui signait là son premier travail de scénariste, le réalisateur va alors centrer son propos sur ces jeunes défavorisés et mettre tout en œuvre pour faire ressortir toutes ces tensions et ces rancœurs qu’ils peuvent nourrir à l’attention des « Socs » et vice versa. Il poussera d’ailleurs le « Vice » en logeant les acteurs interprétant les « Socs » dans des hôtels de luxe, en leur faisant passer des scripts reliés avec couverture en cuir, alors que les « Greasers » étaient logés dans du bas de gamme et recevaient le script en feuilles volantes. Un moyen, selon le réalisateur, de maintenir les acteurs dans cette tension qui se nourri de cette différence de traitement entre les deux groupes. Au final, « Outsiders », livre un regard sombre et pourtant plein d’humanité, d’amour et de tendresse à travers des personnages qui vivent dans la violence, l’utilisent comme une défense, mais veulent simplement pouvoir, enfin, sortir de cette ornière dans laquelle la vie les a plongés.


Comme il l’avait déjà fait avec « Le Parrain » en 1972, et « Le Parrain 2 » en 1974 et bien sûr « Apocalypse Now » en 1979, Francis Ford Coppola cherche avant tout l’humanité dans ces personnages et à comprendre comment ils peuvent avoir laissé la violence prendre le pas. Chacun cherche une place et se bat pour l’obtenir, mais tout le monde ne fait pas le meilleur choix. Et avec une lumière que le réalisateur a particulièrement travaillé avec son Directeur de la Photographie Stephen H. Burum (Retour vers l’enfer), l’omniprésence du jaune, et du bleu foncé, vient donner à « Outsiders » une atmosphère oppressante où les moindres moments lumineux sont abimés par la tension qui opposent les deux gangs. « Outsiders » qui fut d’abord un film pour répondre à la demande de collégien, se révèle une œuvre profonde et humaniste qui cherche avant tout à comprendre ce qui plonge dans la violence, ces jeunes de conditions défavorisées.


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
Ultra HD 2160p
Format Cinéma
2.35:1
« Outsiders » bénéficie d’un transfert de grande qualité dans lequel les couleurs sont parfaitement dosées, et permettent de mettre en valeur le travail de Stephen H. Burum dans lequel la couleur mais aussi les nuances naturelles ont une importance capitale dans la réussite du film. Ici les couleurs sont soignées, le jaune et le bleu foncé dominant qui donnent cet aspect si particulier au film ressort avec une précision et un éclat qui permet de mieux cerner chaque détail de chaque plan. Le réalisateur joue constamment le contraste entre plans serrés et autre plus larges pour mieux nous toucher dans cette histoire de jeunes hommes qui cherchent avant tout à s’en sortir et à mettre plus de lumières dans leurs vies et pourquoi pas dans leurs cœurs. Les contrastes sont suffisamment présents pour pouvoir donner plus de profondeur à l’image, et le grain atténué par ne pas trop pénaliser la séance.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Anglais
Oui
Oui
Oui
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Oui
Bonne
Bonne
Bonne
La piste DTS-HD Master Audio 5.1 se révèle d’une très grande précision, même si l’on suppose que certains effets sonores d’illustrations ont été rajoutés lors de la restauration du film. Chaque élément trouve sa place dans une piste son qui ne manque pas de dynamique, loin de là. Les dialogues ainsi que la musique sont, pour autant, bien équilibrés. Le résultat est saisissant !
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 160 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage
The Complete Novel Version

Cette édition propose deux versions du film, celle d’origine datant de 1983 et celle que le réalisateur appelle « The Complete Novel », montée en 2005, version Longue du film, dans laquelle le réalisateur a également intégré des morceaux de chansons populaires du moment en complément de la musique composée par son père. Une version qui offre plus de profondeur au propos et se révèle plus fidèle au livre de Susan E. Hinton.


Puis des commentaires audios de Coppola et des acteurs.


Un making of passionnant qui permet de voir ces acteurs, stars en devenir, travailler avec ce réalisateur, précis et méticuleux dans sa mise en scène.


Un masterclass à la Femis, où le réalisateur revient sur le film à grand renfort d’anecdotes et d’explications de sa méthode de travail.


On y retrouvera également l’audition de l’actrice Diane Lane (Dalton Trumbo) ainsi que des séances de Lectures, une partie de foot, des scènes coupées, un gros plan sur la restauration du film et quelques featurettes plus ou moins intéressantes autour du film.


Enfin les introductions du film par le réalisateur permettent de le regarder en connaissant déjà quelques secrets du film.