Histoire
Sur une planète lointaine, Dek, un jeune Predator, rejeté par son clan car jugé trop faible par son père. Pour prouver sa valeur, Dek part pour la planète Genna pour chasser et ramener le Kalisk, une créature puissante et redoutable.
Critique
Depuis le succès de Predator de John McTiernan sorti en 1987 avec Arnold Schwarzenegger, les producteurs, réalisateurs et scénaristes ont essayé de répliquer ce succès critique et commercial sans jamais y parvenir. Predator Badlands est une énième tentative de relancer la franchise. Comme ses prédécesseurs, la tentative est ratée, malgré un budget confortable et de la bonne volonté scénaristique.
Cette fois l'histoire abandonne le point de vue humain, pour suivre celui d'un Predator et d'un humanoïde. Les humains sont absents du film, si ce n'est pour servir vers la fin de figurants. Le film se veut sérieux, avec des petites touches d'humour, prenant le contre pied du film de Shane Black The Predator sorti en 2018. Malgré cela, l’ensemble peine à susciter l’adhésion.
La réalisation n’aide pas à relever le niveau. La mise en scène reste très conventionnelle, et la photographie évoque celle de nombreuses productions calibrées pour les plateformes de streaming : propre, mais sans véritable identité visuelle ni innovation. Le budget est visible à l’écran, mais l’inventivité fait défaut..
Côté casting, Elle Fanning est la seule actrice apparaissant sous sa forme humaine. Elle en fait parfois trop, notamment dans les tentatives d’humour qui tombent à plat. Elle interprète également une version antagoniste de son personnage, mais sans parvenir à créer un réel attachement. De manière générale, les personnages manquent d’épaisseur, ce qui nuit à l’implication du spectateur.
Conclusion
Predator Badlands est une nouvelle tentative pour relancer la franchise, malheureusement sans succès. Malgré quelques intentions intéressantes, le film manque d’identité, d’émotion et d’impact, et s’avère au final largement oubliable.