On l'appelle Trinita

Catégorie
Cinéma
Titre Original
Lo chiamavano Trinità
Genre
Pays
Ital
Date de sortie
12/03/2026
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Producteurs
Joseph E. Levine, Donald Taylor et Italo Zingarelli
Scénaristes
Enzo Barboni
Compositeur
Franco Micalizzi
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
113
Support
Critique de Emmanuel Galais

Trinita, cow-boy crasseux mais fine gâchette, se dirige vers la ville dont son frère Bambino, voleur de chevaux, est devenu shérif. Au même moment un homme d’affaires malhonnête et sa bande s’emparent de terres appartenant à une communauté de mormons...

 
Les années 60 et 70 furent fastes pour le cinéma Italien, qui produisit beaucoup de films, initialement réservés à Hollywood, ce fut le cas des films d’horreur mais surtout des Western, Ce qu’on appellera par la suite, avec un peu de condescendance et de mépris, les Westerns Spaghettis, s’offriront de gros succès et feront naitre des stars internationales comme le duo : Bud Spencer et Terence Hill, respectivement Carlo Perdesoli et Mario Girotti. Le duo qui a d’abord travaillé en solo s’est formé en 1967 avec un premier film : « Dieu Pardonne… moi pas » de Giuseppe Colizzi. A partir de là le duo tournera 17 films et engrangera les succès. Leurs pseudonymes furent inspirés par la Bierre Bud Et un hommage à un célèbre acteur Américain Spencer Tracy (Devine qui vient Diner) pour le premier et le nom de sa femme et le prénom d’un romancier pour le second. Car il était demandé aux acteurs de la Cinecitta qui tournaient dans les westerns de prendre des pseudonymes américains pour coller au plus près des westerns. 


D’abord destinés à un autre duo d’acteurs : George Eastman (Django) et Pietro Martellanza (Ringo Le vengeur), c’est à la demande de Terence Hill et Bud Spencer, qui cherchaient un nouveau film à faire ensemble, que le scénariste et le producteur acceptèrent de faire tourner le duo dans ce qui allait devenir le plus gros succès du cinéma italien jusqu’en 1986. Et grand bien leur a pris car le réalisateur et, donc, scénariste Enzo Barboni, pu profiter d’un duo qui fonctionnait à merveille en jouant sur les oppositions et sur l’humour. Pour coller au duo, les bagarres aux révolvers furent remplacées par des bagarres à grand renfort de baffes sur sonorisées.  Et ça marche ! Les deux acteurs portent littéralement le film à bout de bras. Entre un personnage bagarreur qui ne rate aucune occasion de mettre le bazar partout où il passe et un autre qui veut se faire plus discret, mais qui se retrouve systématiquement à intervenir dans les rixes de son demi-frère, les deux acteurs s’en donnent à cœur joie pour le plus grand plaisir du public.


Il faut dire qu’Enzo Barboni (Ciak Mull) pour son deuxième film livre une œuvre qui a parfaitement bien assimilé les codes narratifs du western et s’est peut-être même inspiré des aventures de Lucky Luke de Morris aidé de Goscinny (L’un des pères d’Astérix et Obelix), dont les premières furent éditées en 1947 dans « L’almanach 1947 », puisqu’on y voit des cow-boys, notamment le personnage interprété par Terence Hill, tirer plus vite que son ombre. Le scénario est solide, l’histoire intéressante, et si l’on n’y prend garde on se croirait dans un véritable western américain, avec des plans en scope qui nous offrent des paysages de toute beauté. Le film qui fut tourné en Italie et en Espagne, nous embarque dans une aventure, drôle, rafraichissante et en même temps suffisamment sombre pour ne pas rendre l’ensemble trop caricatural. Et c’est là, la bonne idée du réalisateur que de chercher avant tout à respecter les codes du western, mais de livrer une œuvre drôle sans pour autant être ridicule, ni trop décalé, comme pouvait le faire les comédies italiennes de l’époque. 


Si le duo est bien évidemment au centre de la mise en scène, il n’en demeure pas moins que l’ensemble brille par une mise en scène inventives et précises. Et si Terence Hill travaillait le scénario avec une sorte de respect du moindre mot, au point d’en devenir maniaque, Bud Spencer faisait tout l’inverse et n’hésitait pas à improviser, apportant une véritable fraicheur à son jeu. « On l’appelle Trinita » est une véritable perle des Westerns Spaghettis, qui n’a pas à rougir de ses illustres modèles. Et même si l’humour du duo peut paraitre désuet maintenant, il n’en demeure pas moins un bon moyen de souffler dans cette morosité ambiante.


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
HD 1080p
Format Cinéma
1.85:1
Le film a bénéficié d’une restauration minutieuse et précise, qui permet aux images du réalisateur de pouvoir retrouver un nouvel éclat. Le travail minutieux et précis de son chef opérateur Aldo Giordani (On L’appelle Trinita), particulièrement dans la reconstitution de cet univers de l’Ouest Américains, de sa chaleur et de ses couleurs délavées par la poussière. L’image bénéficie d’une nouvelle clarté et met en valeur ce travail si cher au réalisateur lui-même chef Opérateur pour Sergio Corbucci.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Anglais
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Italien
Oui
Oui
Non
 
 
 
Le film est disponible en Dolby Digital 2.0 qui ne change pas radicalement l’écoute de la bande son d’origine, si ce n’est que les environnements sonores ne sont pas vraiment mis en valeur, même si parfois certains sons bénéficient d’un peu plus de relief. On notera un décalage, certainement d’origine entre l’image et le son, notamment dans les scènes de bagarres avec le son des « Baffes » suramplifié. La musique de Franco Micalizzi parvient à trouver un certain équilibre dans la répartition.
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 45 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage

« Aux Origines de Trinita », une présentation du film et surtout l’histoire de la rencontre improbable entre Bud Spencer et Terence Hill par le journaliste Philippe Lombart.

« Les Raisons d’un succès », le journaliste Stéphane Lacombe, remet en contexte la sortie et le succès de « On L’Appelle Trinita ».


Puis une galerie de Photos.