Reviens Jimmy Dean, Reviens

Catégorie
Cinéma
Titre Original
Come Back to the 5 & Dime Jimmy Dean, Jimmy Dean
Genre
Pays
USA
Date de sortie
07/07/2026
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Producteurs
Scott Bushnell
Scénaristes
Ed Graczyk
Compositeur
Allan F. Nicholls
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
109
Support
Critique de Emmanuel Galais

Dans le bazar d’une petite ville du Texas, quelques admiratrices de James Dean se retrouvent pour le 20ème anniversaire de la mort du comédien. L’occasion pour chacune d’entre elles de faire le bilan des années passées, des rêves perdus et des désillusions.


Nous sommes en 1982, Robert Altman n’est pas un débutant, il a même eu des succès considérables comme « M.A.S.H. » sorti en 1970 qui donnera lieue à un série par la suite, ou encore « Le Privé » en 1973. Mais Altman n’est pas un réalisateur comme les autres et s’il aime faire des choses un peu légères comme « Popeye » en 1980, par exemple avec Robin Williams (Good Morning Vietnam), il aime également faire des œuvres un peu plus confidentielles qui ne trouveront pas leurs publics, mais lui permettront de montrer toute l’étendue de son talent. Et c’est dans cette démarche que le metteur en scène va s’attaquer à l’adaptation d’une pièce de théâtre d’Ed Graczyk (Love Janis) : « Come Back to the 5 & Dime Jimmy Dean, Jimmy Dean ». Une pièce de théâtre qui suit les déboires sentimentaux de plusieurs admiratrices de James Dean qui se retrouve dans le bazar de l’une d’elles pour le 20ème anniversaire de la mort de James Dean. Mais la pièce est très loin d’être un hommage à l’acteur décédé dans un accident de voiture en 1955, elle est, en fait, une photographie de la société de la fin des années 70, des espoirs et des désillusions des uns et des autres. 


Et comme il le fera, à nouveau, l’année suivante avec « Streamers », un huis-clos sur des jeunes en attente de départ pour le Vietnam, Altman va utiliser ce principe pour conserver l’aspect théâtrale de l’œuvre et pour mieux enfermer le spectateur dans cette sorte de valse parfois exubérante et décousue de ces admiratrices, qui voyaient en James Dean, à la fois un idéal, mais également une représentation de la colère qui naissait en elle. Et l’occasion de faire cette réunion pour le 20ème anniversaire de l’artiste est également celle des retrouvailles, celles où l’on fait une sorte de bilan et où les blessures s’ouvrent juste pour être mieux pansées. Et comme dans « Streamers », Altman va introduire un personnage, déjà présent dans la pièce, mais rarement aussi central au cinéma, dans tous les cas dans un rôle aussi touchant, celui de Joe Quailey, qui revient à cette réunion en Joanna et qui va parler de ce qui a provoqué son départ.


Le film, dont le scénario est signé de l’auteur de la pièce joue constamment entre légèreté et profondeur. Nous passons du rire aux larmes dans une sorte de folie bavarde, où le principal personnage est d’abord un acteur mort, mais également un enfant que l’on ne verra jamais, mais qui montre le parallèle que ces admiratrices ont construit, au fil des années, avec l’acteur de « Géant », cette obsession qui ne les a jamais laissé tomber, mais qui ne fait que, au moment de faire le bilan de sa vie, confirmer les désillusions et les fêlures du passé. La mise en scène d’Altman est d’une précision remarquable. Il suit ses personnages s’éloigne pour laisser la tornade passer et le spectateur respirer puis s’approche des visages, des regards pour mieux montrer la tristesse derrière un sourire ou la résignation dans une parole.


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
HD 1080p
Format Cinéma
1.85:1
« Reviens Jimmy Dean Reviens » bénéficie d’un transfert de grande qualité dans lequel les couleurs sont parfaitement dosées, et permettent de mettre en valeur le travail de Pierre Mignot (C.R.A.Z.Y.)) dans lequel la couleur mais aussi les nuances naturelles ont une importance capitale dans la réussite du film. Ici les couleurs sont soignées, le jaune dominant qui donne cet aspect si particulier au film ressort avec une force rarement égalée. Le réalisateur joue constamment le contraste entre plans serrés et autre plus larges et l’utilisation d’un grain discret mais présent pour mieux illustrer la poussière. La restauration en 2K lui fait gagner en luminosité et en précision.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Anglais
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
La piste DTS-HD Master Audio 1.0 se révèle peut-être un peu légère pour que l’on puisse profiter pleinement de la musique de Allan F. Nicholls (The Player). Du coup nous sommes un peu frustrés de ne pas avoir un 5.1 qui puisse nous plonger littéralement au de l’intrigue. Et même si les effets sonores ne sont pas foisons dans ce film, un 5.1 eut été quand même bien apprécié. Les dialogues ainsi que la musique sont, pour autant, bien équilibrés. Le résultat est intéressant !
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 45 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage

Rimini Editions soigne en général ses édifions et offre toujours des bonus qui analysent ou contextualisent le film. Ici, l’éditeur nous propose :


Un entretien sur le film avec Frédéric Mercier, critique et enseignant en cinéma, qui vient nous parler de ce film et de ce qu’il représenta pour le réalisateur, et pour l’époque. 


Une Interview du monteur Jason Rosenfield datant de 2019, qui revient sur sa collaboration avec Robert Altman et les choix opérés pour « Reviens Jimmy Dean Reviens ».

Et en enfin une Interview de 2019, du directeur artistique David Gropman, qui revient également sur son travail sur le film.