Jumpers

Catégorie
Cinéma
Titre Original
Hoppers
Genre
Pays
USA
Date de sortie
08/07/2026
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray avec fourreau cartonné
Producteurs
Nicole Paradis Grindle
Scénaristes
Daniel Chong et Jesse Andrews
Compositeur
Mark Mothersbaugh
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
105
Support
Critique de Emmanuel Galais

Mabel, une adolescente passionnée par les animaux, saute (littéralement !) sur l’occasion d’essayer une nouvelle technologie révolutionnaire permettant de communiquer avec eux d’une manière totalement inédite… en se glissant dans la peau d’une adorable femelle castor. Conçu par des scientifiques visionnaires, ce dispositif permet de transférer la conscience humaine dans le corps de robots-animaux plus vrais que nature. Mabel se lance alors dans une aventure unique et riche en découvertes au cœur du règne animal.


Pour sa trentième production, le Studio Pixar, nous embarque dans une histoire complètement barrée, il faut bien le dire, avec une ado sur vitaminée, des savants plus ou moins fous et des Castors. Ce premier film de Daniel Chong, qui avait déjà collaboré avec Pete Docter sur « Vice-Versa » en 2015, est avant tout une fable écologique et spirituelle. Et alors que le studio s’était fait recadrer assez vertement par le big boss du moment, Bob Iger, pour avoir insufflé un vent de rébellion dans les dernières productions, notamment avec l’incursion de personnages LGBT+, les créatifs de Pixar ont décidé de se lancer dans un autre combat, qui raisonne encore plus à nos yeux et à nos oreilles maintenant : L’écologie et le retour au calme et à la spiritualité.


Et ce qui saute aux yeux dès les premières minutes de « Jumpers », c’est le ton en constante contradiction avec son sujet. On nous parle de retour à la sérénité, à mieux apprendre à écouter la nature et à comprendre la nature sous toutes ses formes, alors que le personnage principal, Mabel, est sur vitaminée en permanence et ne sait rester en place sans parler ne serait que deux minutes. C’est évidemment, le meilleur moyen pour pouvoir amener le public à adhérer à ce point de vue, et c’est une véritable réussite. Car, comme dans toutes les œuvres du studio, il y a une véritable tendresse pour son sujet, pour ses personnages et, bien sûr, une double lecture permanente celle des enfants et celle des parents. Ici, Daniel Chong parvient à trouver l’angle parfait pour que le public ne se sente pas perdu dans une narration menée à un rythme infernal, mais qui fini par trouver une vitesse de croisière. Il faut dire que le sujet devait se concentrer sur des Pingouins au départ, mais que Pete Docter le patron du studio, depuis le départ de John Lasseter, ne trouvait pas très judicieux comme choix. Et il aura fallu un documentaire sur la réintroduction des loups dans le parc National du Yellowstone, et de ce que cela impliqua comme retour des espèces pour que le sujet soit trouvé et que ce soient les castors qui deviennent le sujet central.


Et comme à chaque fois, chez Disney et Pixar, le scénario évolue en fonction de la dynamique et du ressenti des équipes, celui signé de Daniel Chong et Jesse Andrews (Luca) ne cesse de rebondir pour nous amener à confronter deux mondes radicalement différents et pas seulement les humains et les animaux, mais les différentes espèces (humaines y compris) et le développement à grand renforts de pièges sonores ou visuels des promoteurs et des décideurs, contre ceux qui veulent, avant tout, protéger les animaux. Ici, Mabel fait partie de cette dernière catégorie et va apprendre toute la nuance qui est nécessaire dans la défense des animaux et notamment sur la manière dont fonctionne la nature. Jamais moralisatrice, l’histoire est même bourrée de clins d’œil drôles qui montrent, par exemple, les castors s’amuser avec les portables et surtout les emojis. Ou encore la façon dont les espèces acceptent le cycle de la vie. Tout est dit de façon délicate et tente de toutes les manières possibles de faire revenir l’humain à plus de calme, plus de sérénité. Et l’idée de s’asseoir pour juste écouter la nature, relève du génie, tant il est apaisant de pouvoir se rendre compte de tout ce qui nous entoure, sans les bruits de l’humain.


Enfin, je dirais que le film bénéficie d’une animation de toute beauté qui provient d’une méthode que le Studio Disney a toujours utilisé depuis sa création. L’observation du mouvement. Ici, les animateurs sont partis pendant plusieurs jours dans le Yellowstone, pour observer les animaux dans leur milieu naturel, apprendre de leurs mouvements, les reproduire dans le film, mais également apprendre comment les Castors créaient leur habitat, comment ils manipulent les branchages et ainsi de suite. Une méthode qui a fait ses preuves et qui se confirme encore une fois dans « Jumpers », avec une précision toujours aussi impactantee (Impossible de ne pas avoir envie de faire un câlin aux castors ou aux autres animaux. Avec un résultat au box-office d’un peu moins de 372 Millions de Dollars, le film a bénéficié d’un excellent bouche-à-oreille qui vient prouver que le meilleur des messages est celui qui est porté avec simplicité et subtilité.


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
HD 1080p
Format Cinéma
1.85:1
Film techniquement complexe oblige l’image est particulièrement soignée et les contrastes se doivent d’offrir le plus de profondeur de champ possible. Du coup, le support se révèle forcément d’une très grande qualité et particulièrement sur les textures et les environnements qui gagnent en précision. L’ambiance ultra dynamique du film et le souci du détail ayant été les maitres mots de la réalisation le support se devait d’être à la hauteur, malgré quelques flous dû aux jeux de focales imposés par le réalisateur. Et il l’est ! Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image qui viennent parfaitement souligner chaque détail y compris dans les effets de premiers plans ou d’arrière-plan.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Anglais
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Néérlandais
Oui
Oui
Non
 
 
 
La piste DTS-HDMA 7.1 en VO assure le job du spectacle, en revanche la piste VF en Dolby Digital Plus 7.1 est parfois inégale. La répartition se laisse déborder par des effets de basses très présents. Parfois très en façade, la dynamique du film se fait puissante et brillante lors des scènes comportant des effets sonores, comme lors de la scène de poursuite en voiture, mais s’efface significativement lors des scènes de dialogues. La musique vient pourtant habiller l’ensemble pour donner des transitions de grandes qualités, mais ne parvient pas à venir faire le contre poids des défaillances de répartitions et de dynamiques que l’on peut reprocher à la piste sonore.
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 90 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage

Comme toujours chez Disney, les bonus regorgent d’informations :


« Observation de nos amis les Animaux », est un documentaire qui revient sur cette fameuse méthode d’observation qui permet aux animateurs de créer des mouvements précis aux personnages. Et donc de ce voyage dans le Yellowstone.


« Un Castor pas comme les autres : le Making Of », comme son nom l’indique nous sommes sur un making of assez classique chez Disney, on y voit les animateurs et les acteurs au travail.


« Découpage de la scène : « Rencontre avec le Roi Georges » », un documentaire où le réalisateur Daniel Chong vient nous expliquer comment fut créée cette scène importante du film.


Puis des scènes coupées, un Bêtisier et les inévitables Easter Eggs, les petits clins d’œil cachés dans le film par les animateurs.