L'histoire
Katie, la fille d'un journaliste disparait dans le désert sans laisser de trace. Huit ans plus tard, cette dernière est retrouvée, mais est-ce sa fille qui est de retour ou bien quelque chose de plus terrifiante.
Critique
Disons-le tout de suite : Le réveil de momie ressemble davantage à est un copié-collé de l'Exorciste et d'Evil dead qu'à un renouvellement du genre. Officiellement le film se veut être un clin d'oeil et hommage à ces classiques de l'horreur.
A l'instar de l'Exorciste l'origine du mal débute dans un pays du Proche-Orient, l'irak, Le réveil de la momie commence en Egypte (Moyen Orient). Lorsque le personage de Katie se retrouve possédé par la momie, on reconnait tous les comportements de Reagan dans l'Exorciste : vomissements, lévitation, spasmes, etc. Mais là où l'Exorciste reposait sur une histoire cohérente et crédible, Le réveil de la momie accumule les trous scénaristiques et les incohérences. Certaines situations sont à peine expliquées, voire pas du tout.
Les rares tentatives de logique et d'explications sont balayées avec le retour de Katie, faisant à une succession de scènes gores et de Jumpscares. On a qu'une hâte c'est que le film se termine. C'est alors que le film bascule dans l'horreur grotesque façon Evil dead, avec l'efficacité en moins. Là où la première partie tente d'installer une ambiance sérieuse et angoissante comme l'Exorciste, la seconde change complètement de registre. Ce changement de ton est mal venu et donne surtout l'impression que le film ne sait pas sur quel pied danser.
La réalisation abuse de filtres, de mouvements de caméras superflus, censés renforcer l'ambiance mais qui produisent l'effet inverse. Les effets spéciaux sont mal réalisés, comme le crash d'un avion ou l'apparition des coyotes.
Si l'histoire est mal ficelée, les personnages le sont tout autant. Ils sont caricaturaux, développés de manière superficielle si bien qu'on ne s'y attache à aucun moment. Les acteurs font ce qu'ils peuvent avec ce qui est écrit sur le papier.
Conclusion
Le titre original, très pompeux, Lee Cronin's The mummy, se veut être le renouveau de l'histoire de la momie, mille fois adaptés, s'avère au final être un nanar.