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Pathfinder : Le sang du guerrier (Blu-ray)

Catégorie Cinéma
Genre Aventures
Pays Etats-Unis
Date de sortie 06/02/2008
Réalisateur Marcus Nispel
Avec Karl Urban, Moon Bloogood, Russel Means, Clancy Brown, Jay Tavare, Nathaniel Arcand, Ralf Moeller, Nicole Munoz, Michelle Thrush
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Mike Medavoy, Arnold Messer, Marcus Nispel
Scénaristes Laeta Kalogridis, Nils Gaup
Compositeur Jonathan Elias

Critique de Christophe Gauthier
Editeur Fox pathé europa
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 100 min
Support
   
   

SYNOPSIS

Dans leur tentative de conquérir l’Amérique du Nord, des vikings laissent derrière eux un enfant suite à leur naufrage sur les côtes de l’Atlantique. En dépit de son lignage nordique, le garçon est recueilli et élevé par les indiens que ces mêmes vikings venaient massacrer. Des années plus tard, alors que les nordiques entreprennent un nouveau raid sur son village, le garçon est devenu un homme. Il jure de stopper sa propre fratrie, assoiffée de sang et de destruction. Se frayant son propre chemin, il deviendra l’homme-guide et mènera son peuple d’adoption vers une nouvelle ère.

LA CRITIQUE

Cliché et clipesque sont les deux termes qui viennent de prime abord qualifier Pathfinder. Avec des rôles à tailler au couteau et une narration ne visant à qu’à surligner une multitude de scènes d’action à la qualité très variable, ce remake du passeur de Nils Gaup se permet des libertés assez phénoménales en regard de la réalité historique. Si l’affranchissement de ces contraintes confère un tour quasi fantastique au récit, certains rebondissements font l’effet d’un soufflet. On pense notamment aux indiens pris au propre piège de leur homme-guide, incarné par Karl Urban. Marcus Nispel propose ainsi ce qu’il sait faire de mieux : des scènes de combat stylisées, presque taillées à la hache, une image très raccord avec la noirceur du conflit évoqué, mais qui fait l’impasse sur un point essentiel. Il semble en effet qu’à trop vouloir impressionner, à calquer les tonalités de son œuvre sur l’acier et la cendre, le réalisateur ait occulté un pan complet de ce qui fait la richesse d’un survival. Il y avait matière à valoriser davantage les paysages hostiles du continent nord-américain, à dépeindre leur démesure, ce sentiment de vertige et d’horreur qu’il pouvait inspirer aux guerriers nordiques, que le chef viking décrit pourtant au final comme une « terre maudite ». A verser davantage dans la subtilité que le bourrinage stérile, Nispel s’attarde sur les effets, sans développer plus en avant la cause ni la finalité.

On peut supposer que Pathfinder a suivi le même chemin que le 13ème guerrier. Grossièrement amputé d’une bonne partie du récit, et donc de sous-intrigues potentielles, le film semble impotent dans sa capacité à nous faire adhérer aux personnages. Son amorce prometteuse, faite de furie et de sang, contenait la promesse d’un nouveau mètre-étalon de l’heroic-fantasy. Mais les amateurs du genre en resteront pour leur frais.


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

L’encodage MPEG-2 est en de rares moments à la peine sur les scènes de brouillard. Le film est de toutes manières taillé pour la HD, et cela se ressent dès l’introduction, aux incrustes très bien définies. Les teintes monochromes argentées ressortent idéalement. Et les rares moments où l’on peut apercevoir des paysages conservant leur gamme chromatique sont sublimes. A noter que deux ou trois plans larges ressortent grossièrement, sans que l’on sache si c’est lié à une volonté artistique ou à une défaillance de compression.


Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Oui Non Non Bonne Bonne Bonne
Espagnol DTS 5.1 Oui Non Non Bonne Bonne Bonne
Français DTS 5.1 Oui Non Non Bonne Bonne Bonne

La piste anglaise DTS-HD Master Audio (1,5Mb) tient bien entendu le haut du pavé. Elle s'avère plus ample et nuancée que son homologue française, qui n’a pourtant rien à se reprocher. Encodée en DTS mi-débit (768 kbps),  soit un bitrate deux fois inférieur, cette dernière propose néanmoins une scène sonore relativement bien définie sur tous les canaux. Riche en détails, elle flattera sans aucun doute les oreilles les plus exigeantes.


Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 0 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Le commentaire de Marcus Nispel, motivé mais insatisfait du résultat final. Un discours centré sur le jeu d'acteur, peut-être au détriment d'autres détails croustillants qu'affectionnent nombre de réalisateurs .

Les scènes optionnelles n'intéresseront que les aficionados, tant elles apportent peu à la narration C'est d'ailleurs le comble pour une oeuvre marquée par l'absence d'intrigues secondaires, qui n'auraient pas été nuisibles à la facture globale du film.

Les sept featurettes semblent comme bien souvent promotionnelles. On en apprend certes sur le personnage principal et le tournage lui-même. Mais ces éléments sont trop succints, notamment à propos des perspectives historiques, abordées sans véritable développement.

Le petit documentaire typé bande-annonce permet quant à lui de comprendre les motivations et choix artistiques du réalisateur. Si bien que l'on peut mesurer le fossé séparant le résultat final de la volonté avouée du réalisateur : créer un survival digne de ce nom.

En exclusivité, le bonus le film révélé : des secrets dévoilés à l'écran. Absent de l'édition DVD, ce supplément porte assez mal son nom, même s'il dispense quelques informations intéressantes

A noter que ces bonus sont dispensés dans leur majorité en 1080p et VO 5.1 sous titrée.

Il en ressort une tonalité globale qui confine les intervenants, acteurs et réalisateur, à l'auto-flagellation ou l'auto-critique, selon les goûts.