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Intruders

Catégorie Cinéma
Titre Original Intruders
Genre Fantastique
Pays Etats-Unis / Espagne
Date de sortie 04/05/2012
Réalisateur Juan Carlos Fresnadillo
Avec Clive Owen, Carice Van Houten, Ella Purnell, Pilar Lopez de Ayala
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Jesús de la Vega
Scénaristes Nicolás Casariego, Jaime Marques
Compositeur Roque Baños

Critique de Julien Sabatier
Editeur Universal
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 100 min
Support
   
   

L’histoire :

A Londres et Madrid, deux enfants sont confrontés à un étrange homme sans visage qui vient les tourmenter.

Critique subjective :

Révélé avec Intacto, le talent du réalisateur ibérique Juan Carlos Fresnadillo n’explosera que quelques années après. Ce sera avec 28 semaines plus tard, une œuvre remarquablement mise en scène et sans doute l’un des meilleurs films de zombies de l’histoire du cinéma. Après une telle réussite, le prochain long-métrage de Fresnadillo était forcément attendu avec une certaine fébrilité. Intitulé Intruders, il viendra quatre ans plus tard et se présentera comme un projet ambitieux à plus d’un titre : casting international, intrigues parallèles, tournage à Londres et à Madrid, dialogues en anglais et en espagnol. Du costaud.

D’emblée, Intruders séduit. Avec une grammaire de l’épouvante parfaitement assimilée, le métrage puise ses ressorts narratifs dans le monde de l’enfance et l’univers du conte, jouant notamment sur les bonnes vieilles peurs ataviques (l’être malveillant tapi dans l’ombre est de la partie). Ponctué d’une poignée de scènes étranges (le pré générique, l’ascension de l’arbre, l’épouvantail en flammes, etc.), le film exhale une ambiance bizarre et, avouons-le, distille quelques moments de trouille. En pleine possession de ses moyens, Juan Carlos Fresnadillo illustre avec brio une intrigue riche en thématiques passionnantes (interactions entre imaginaire et réalité, réactions sociologiques face au surnaturel) et forte de personnages qui sonnent juste. Une trame narrative qui brille aussi par son côté très intriguant. Qui est l’homme sans visage ? Quel est le lien entre les deux enfants ? Il faudra attendre, mais la patience sera généreusement récompensée.

Au moment où il donne enfin la clé de son mystère (qu’il serait criminel de dévoiler en ces lignes), Intruders acquiert une dimension émotionnelle d’une puissance rare. Après avoir accéléré notre rythme cardiaque, le film nous étreint le palpitant. Comme son « monstre », Intruders avançait masqué. S’il se cachait sous des dehors horrifiques, ce n’était que pour mieux nous frapper au cœur (mention spéciale à un dernier plan au formidable pouvoir lacrymal). Mission accomplie. Voilà un twist intelligent et porteur d’une véritable plus-value, un rebondissement exemplaire dont certains scénaristes feraient bien de prendre de la graine. Inattendu, poignant, il laisse KO. Avec Intruders, on récolte ainsi deux bons films pour le prix d’un : une œuvre fantastique parfaitement maîtrisée et un drame humain bouleversant. Qui dit mieux ?

Verdict :

A l’arrivée, Intruders possède une qualité rare : une approche originale du genre abordé. Ça ne se refuse pas.



Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma 2.35:1
   
   

Une image techniquement impeccable. Les visuels haute définition excellent à tous les niveaux : piqué, gestion des couleurs, encodage. Tout est parfait. Si l’ensemble est d’une netteté redoutable, la texture du métrage (grain très cinématographique) est cependant parfaitement respectée. L’éditeur a su ne pas répondre aux sirènes du lissage abusif. Une restitution exemplaire.


Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Non Non Non Bonne Bonne Bonne
Français DTS 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

Un son au diapason de l’image : d’une qualité optimale. Si certains seront sans doute déçus par la présence d’un « simple » DTS 5.1 en français, ils ne pourront que saluer son haut niveau technique. Et puis l’on ne saurait que trop conseiller un visionnage en version originale (l’un des principaux ressorts narratifs du métrage repose d’ailleurs sur la langue !). Les VO-philes, eux, auront droit à la version Deluxe : un DTS HD master audio 5.1 au rendu époustouflant. Une pure merveille de précision, de dynamisme et d’ampleur. Grandiose.


Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 40 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

- Scènes coupées (11 minutes) : Six scènes pas franchement indispensables. Un élagage de bon aloi.

- Entre rêve et réalité ; Deux villes, deux histoires ; Réalisé par (9 minutes) : Trois featurettes de trois minutes chacune. Des modules forcément superficiels mais instructifs et ludiques.

- Qui est Sans-Visage ? Le making of de Intruders (20 minutes) : Un making of classique qui a tout de même le double mérite d’être relativement intéressant et d’éviter l’exercice promotionnel imbuvable.