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La colline aux coquelicots

Catégorie Cinéma
Titre Original Kokuriko-zaka kara
Genre Animation
Pays Japon
Date de sortie 04/07/2012
Réalisateur Goro Miyazaki
Avec Masami Nagasawa , Junichi Okada , Keiko Takeshita , Yuriko Ishida , Teruyuki Kagawa
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Toshio Suzuki, Tetsurō Sayama, Chizuru Takahashi
Scénaristes Hayao Miyazaki, Keiko Niwa
Compositeur Satoshi Takebe

Critique de Chanh Hong
Editeur Disney BVHE
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 91 min
Support
   
   

L'histoire
Umi est une lycéenne qui vit dans une maison au sommet d'une colline qui surplomt le port de Yokohama. Chaque jour, elle hisse deux pavillons attachés à un mât réalisé par son grand père en mémoire de son père disparu en mer. Shun, un adolescent du même lycée que Umi, se bat pour empêcher la démolition du foyer d'étudiant, batisé le "Quartier latin". Umi et Shun tombent amoureux, et se découvrent beaucoup de points en commun et surtout un lourd secret...

Critique
Après l'échec artistique de son précédent film Les contes de Terremer, Goro Miyasaki, fils de Hayao Miyasaki, retente sa chance avec un deuxième long métrage. La colline aux coquelicots nous embarque dans une aventure plus réaliste, et plus terre-à-terre : l'amour entre deux adolescents, avec en intrigue parallèle, la lutte d'une bande de lycéens qui tentent de préserver leur foyer appelé "Quartier latin".
La colline aux coquelicots pointe du doigt le bouleversement culturel du Japon, à la veille des Jeux Olympiques de 1964, où les traditions anciennes du pays sont en danger de disparition pour faire place à la modernité et à l'influence occidentale. Le film est un appel au respect du passé, à la préservation des valeurs anciennes qui font l'âme et l'histoire du pays. Pourtant et de manière assez ironique, le film de Goro Miyasaki est à l'opposé de son message, au niveau de sa réalisation.
Tout d'abord, la musique`(omniprésente) est en grande partie sous l'influence occidentale (le Jazz). Une des chansons (en langue japonaise) du film a des airs étrangement communs avec les chansons de Bobby Vinton. Mais l'influence est surtout française, avec la présence dominante d'instruments tels que : accordéon, piano...Certains morceaux de musique donnent l'impression d'être à Paris, et non au Japon.
La France est présente aussi à travers d'autres symboles, comme une voiture Citröen qui passe dans une ruelle, le nom du foyer des étudiants "Quartier latin", les titres des livres de lecture des lycéens...
Enfin, le film n'est plus entièrement réalisé avec des techniques d'animation à l'ancienne, mais avec l'aide des outils modernes : ordinateur, transfert numérique pour la diffusion...
En revanche, côté narration, le réalisateur sait prendre son temps, en imposant au film un rythme égal du début jusqu'à la fin, sans grand bouleversement. La réalisation est très classique avec des plans propres, carrés, sans trop de prises de risque.
Le traitement des personnages principaux peut paraitre déroutant. Umi, l'héroïne, est étrangement passive la plupart du temps, restant spectatrice de ce qui passe autour d'elle. Son partenaire Shun est plus actif dans son combat pour la sauvegarde du foyer d'étudiants. Mais le sentiment général qui se dégage c'est que le personnage principal du film n'est finalement pas les protagonistes de chair et de sang, mais un protagoniste plus invisible et insaisissable : le changement, le temps qui passe de manière irréversible et incontrôlable.

En ce qui concerne les comédiens-doubleurs, qu'ils soient Japonais ou Français, la qualité  du doublage est au rendez-vous. Le choix des doubleurs français est bon, avec des voix assez proches des voix japonaises. Le plaisir de regarder le film en VO et en VF est le même, pour une fois...

Conclusion
La colline aux coquelicots
s'avère être un meilleur film que le précédent métrage de Goro Miyasaki Les contes de Terremer. On peut lui reprocher une histoire trop simple et une réalisation qui manque d'audace.


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 1.85:1
   
   

Encodée en AVC au format 1.85:1 respecté, avec un débit moyenne de 33 Mbps, l'image de ce Blu-ray émerveille du début jusqu'à la fin. Chaque plan est un festival de couleurs, de précision. L'image est dénuée de toutes traces d'usure et de salissure. La compression est impeccable, ne souffrant d'aucun défaut tels que : pixellisation, crénelage, solarisation....Un excellent transfert de la part de l'éditeur.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Japonais DTS HD Master Audio 5.1 Non Non Non Bonne Bonne Bonne

La VO en Japonais, ainsi que la VF sont  en DTS HD MASTER AUDIO 5.0. plein débit (24 Bits). Les voies Surround servent principalement pour la musique qui est omniprésente durant le film. Les dialogues sont claires et précis.
La VF est pour une fois très bien doublée, avec des voix assez proches des doubleurs japonais. Techniquement, les deux pistes VF et VO bénéficient de la même qualité d'encodage et de mixage, le choix final est une question de préférence artistique.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 0 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

- Storyboard animé : peut être visionné pendant le film via le système de "image dans l'image" (le storyboard est diffusé en grand, tandis que le film fini est incrusté dans un petit carré d'image en haut à droite de l'écran) ou en tant que bonus à part. Un bonus très intéressant qui permet de comparer le produit fini avec le travail préparatoire. Dans l'ensemble le résultat final est fidèle aux dessins du storyboard, qui comportent déjà des mouvements de caméra très précis.

- AOI Teshima - Concert à 360° :
un concert organisé dans la salle Nicofarre à l'occasion de la sortie du film La colline aux coquelicots. La salle est recouverte d'écrans LED (d 'où le concert 360°) sur lesquels sont diffusées des images vidéos. Durant presque une heure, la chanteuse AOI Teshima, accompagnée au piano par le producteur musical du film, Satoshi Takebe, interprète six chansons du film.

- "L'été des adieux" par AOI Teshima - Clip :
le clip de la chanson principale du film interprétée par AOI Teshima. Les images du clip restent simples et épurées : la chanteuse est filmée en plongé sur un fond gris, et des images d'archives du Japon en Noir et Blanc.

- Conférence de presse - "L'été des adieux" :
organisée à l'occasion de la sortie du film. Y sont présents : Hayao Miyasaki, Goro Miyasaki, Satoshi Takebe, AOI Teshima, ainsi que le compositeur et la chanteuse d'origine de la chanson L'été des adieux.
La conférence de presse a eu lieu durant la période du séisme et de l'accident du centrale nucléaire de Fukushima. Hayao Miyasaki introduit la conférence avec un petit mot sur ce drame, puis il parle longuement de l'origine de l'histoire du film, et revient sur les difficultés de sa réalisation. Puis, c'est autour des autres protagonistes de parler de leur travail sur le film. Tout comme Hayao, chacun aura un mot sur la catastrophe de Fukushima. Enfin la conférence se termine sur une série de Questions/Réponses.

- 1ère projection : Discours de Hayao et Goro Miyazaki :
à la fin de la projection, c'est Hayao Miyasaki qui monte sur scène pour prendre la parole, d'abord pour évoquer le drame de Fukushima, puis pour expliquer les raisons du retard dans la finition du film. Puis, il fera une présentation des membres de l'équipe du film, dans une ambiance détendue. Chose rare qui mérite d'être signaler, Hayao parle du film avec sincérité, sans langue de bois, ni discours promotionnel. Il n'hésite pas à pointer les faiblesses du film. Et le réalisateur Goro Miyasaki reconnait sa responsabilité dans le retard pris dans la réalisation, expliquant qu'il a mis beaucoup de temps à finir son storyboard.

- Présentation du film au cinéma Scala-Za :
à la fin de la projection, la comédienne/doubleuse du personnage de Umi, Masami Nagasawa, monte sur scène en compagnie de ses partenaires. Chacun se présente tour à tour, et parle de leur personnage respectif, de leur travail et des souvenirs de tournage.

- Bande annonce :
au nombre de trois.

- Spots TV :
au nombre de douze.