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Red Faction : Origins

Catégorie Cinéma
Titre Original Red Faction : Origins
Genre Science Fiction
Pays USA
Date de sortie 30/10/2012
Réalisateur Michael Nankin
Avec Robert Patrick, Brian J. Smith, Danielle Nicolet , Kate Vernon, Tazmin Merchant , Devon Graye, Gordon Kennedy, Gareth David Lloyd, Tamer Hassan, Ariyon Bakare, Peter Bankolé , Roger Ashton-Griffiths
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Jeffery Beach ; Phillip Roth
Scénaristes Danny Bilson ; Paul DeMeo
Compositeur Jonathan Ortega

Critique de Simon Bitanga
Editeur Universal
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 88 min
Support
   
   


Eos, Territoire de la Red Faction : en compagnie d’une escouade armée ainsi que la spécialiste Tess de la Vega (Danielle Nicolet), le lieutenant Jake Mason est chargé de rapatrier le précieux contenu du supercroiseur terrien Hydra, endommagé aux dernières heures de la Grande Guerre Mars / Terre et écrasé sur le territoire Bradbury (zone neutre pas loin de celle des Maraudeurs, opposés séculaires de la Faction Rouge).
Une mission de routine qui va réveiller de vieux traumatismes, révéler de bien tristes vérités et mettre un boxon infernal dans les rapports entre les nations martiennes.

UN MARS ET CA REPART COMME EN (19)17  

La relation de mutuelle inspiration entre jeux vidéo et cinéma bat son plein plus que jamais !! En ciblant uniquement quelques adaptations vidéoludiques sur grand écran des antiques Doom-like, Doom (2005), Postal (2007) ou Far Cry (2008) n’ont pas forcément laissé de jolis souvenirs ... A présent, c’est au tour de Red Faction de s’y coller : c’est pas le plus connu (ni même le meilleur) des FPS mais il est suffisamment cool pour actuellement proposer son 4e opus … alors si y’a possibilité que des produits dérivés bien conçus rapportent, pourquoi s’en priver ?  

Vous n’avez jamais joué à Red Faction ? Vous n’êtes pas très à l’aise avec la (complexité de la) science-fiction (en général) ? Pas bien grave, restez quand même : les scénaristes Danny Bilson & Paul DeMeo (responsables du sympathique show TV Flash (1990)!) vous tiendront par la main et la logique de fonctionnement global de l’univers, sérieux comme un pape, sera toujours bien expliqué - on est sur une planète Mars terraformée qui, suite à un Soulèvement, s’est affranchie de la présence de l’EDF (les Forces de Défense Terrestres, pas la société française d'électricité). Jadis unies pour chasser l’oppresseur, les 2 colonies (la Red Faction et les Marauders) covivent depuis avec difficulté sur des territoires découpés plus ou moins harmonieusement.  

L’ensemble est assez pessimiste (l’ennemi est une Planète Bleue loin d’être perçue comme glorieuse), les groupes sont codifiés (des évocations de la Révolution Russe et de classiques de la Sci-Fi), le background classique (imbrications politiques et (un peu) sociales, messages sur la tolérance, l'antiracisme, la confrontation de multiples causes défendues, …), l’environnement désolé est plutôt détaillé (les phénomènes climatiques), … sur le papier il y a suffisamment de richesses pour qu’on aie envie d’y croire un minimum. Mais l’ambition de description des mondes sera esquisse face à une histoire qui se focalisera d’avantage sur une dizaine de protagonistes.  

Le tough soldier Jake (Brian J. Smith, qu’on dirait un sosie de Channing Tatum) garde tête froide et bons réflexes dans les plus extrêmes circonstances, qualités qui ne seront pas de trop pour gérer des soucis plus personnels : l’héritage parental dur à porter avec Alec Mason (Robert Patrick), LE Grand Nom de la Révolte présentement réfugié dans la boisson pour zapper l’horrible bouleversement ayant coûté les vies de sa femme Samanya (Sarah Brown) et sa fille Lyra (Isabella Blake-Thomas) … Qui plus est, à peine après avoir établi contact avec l’Hydra, Jake croit reconnaître, parmi une mystérieuse armée de soldats en blanc, sa sœur cadette ! Qui croira son histoire ? Va falloir se rendre sans autorisation chez ces moules à gaufre de Maraudeurs pour avoir pistes, réponses et coeur net.  

Comme précisé plus haut, les seules choses récupérées du soft sont le cadre, quelques noms historiques et une certaine atmosphère. Pour le reste, n’ayant pas été choisi pour une quelconque intimité avec le matériel de base, le metteur en scène utilisera pour «contenter» tout le monde des ressorts autres (ici la tragédie survenue lors d’une futuriste insurrection de mineurs et ses déchirantes répercussions tant familiales que mondiales) où le héros du 1e épisode vidéoludique, ici fatigué et délaissé, laissera place à la next-gen.   

Coté réa’, ne vous attendez pas à du grand tour de piste cinématographique : tourné à la caméra à l’épaule la moitié du temps, on a un programme d’anticipation aux airs de pilote qui ne demande qu’à embrayer si-jamais-ça-fonctionne sur une série télé (y a même des coupures-écran noir d’1 seconde réservées aux publicités). En dépit d’une mise en scène normalement … normale (propre, sans fioriture) et quelques bizarreries destinées à faciliter l’avancée de l’intrigue (laisser l’emplacement où sont parqués les prisonniers sans surveillance, déclamer sans grande prudence de grands secrets de polichinelle), vous apprécierez un certain travail sur l’ambiance qui sied bien aux productions bon marché mais soignées (cf le côté western post-nuke de la dangereuse ville d’Asimov).
Du coup, pour développer la trame, ça chatte un max (quelques rencontres, frictions diplomatiques et coutumes maraudeuriales, …) et ça use pas mal des flashbacks … Par contre, que vous regardez Origins pour vos affinités avec le titre distribué par la société THQ ou pas, tout le monde sera d’accord pour dire que c’est chiche niveau action ! Quelques empoignades, de l’atterrissage forcé, des gestes de bravoure, du chargeur plus rarement vidé qu’on ne dégaine de la grosse pétoire … Une fois que la poignée de personnes de chaque camp aura levé le voile sur les nécessaires cachotteries, c’est une quinzaine de dernières minutes, en mode Militaire(s) Conscient(s), qui vont un peu vous réveiller. Malgré tout, question de budget alloué ailleurs ou quoi, ce n’est pas toujours aussi soutenu qu’il peut-être espéré (notamment la destructibilité des décors).

Chose amusante : la qualité d’effets spéciaux et d’interprétation convient plus à des cinématiques usant d’un moteur 3D que d’un métrage traditionnel (ce bon vieil agent Doggett se débrouille quand même un peu mieux que les autres).   

CONCLUSION :  

Les productions télé live issues de jeux (récents) étant une autre paire de manche que celles animées (Dead Space, Dante Inferno), en images de synthèse (Resident Evil, Tekken) ou hybrides (Halo Legends), ce qui n’est pas obligatoirement gage de non qualité !
Ici Red Faction n’expliquera pas les origines d’une Lutte pour d’Indépendance dont on parle tant mais celles d’une situation dégénérée dans un contexte d’après-guerre (ou presque). Ce qui marquera ne sera alors pas un coté space opéra destroy qu’il est légitime d’attendre mais du Drame des Familles (attention, c’est pas du Mike Leigh dans l’espace non plus !) 

Ca se regarde comme un petit téléfilm de SF pépère qui détend, se tenant dans une grosse globalité, avec de l’entrain, du rythme, un peu de fan service, des beaux plans et parfois quelques pensées pour Battlestar Galactica. Et puis tant qu’ils ne font pas n’importe quoi de Gears of War, Mass Effect, PES ou Spyro le Dragon

Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 1.78:1
   
   

Une qualité générale plus que correcte pour ce que représente le film avec un transfert HD qui donne un peu de majesté aux images dont la colorimétrie et la photo varient en fonction du lieu de l’action (les panos totalement en 3DCGI sur la ville d’Eos et autre(s) passent bien avec un bel éclairage).

La définition n’offrira pas une même précision sur la majorité de plans larges aux individus et / ou effets spéciaux incrustés mais permettra toujours une belle lisibilité sur ceux plus serrés (assez importants pour apprécier par exemple le visage marqué d’un Robert Patrick tourmenté).

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Non Non Non Bonne Moyenne Bonne
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Moyenne Bonne
Néérlandais Sous-Titrage Oui Oui Non      

Ils ont mis la sauce niveau piste-son avec pas moins de 3 mixages bien distincts par langues disponibles (anglaise et française) :  

* La désormais commune DTS HD Master Audio 5.1 qui sera un excellent compagnon de voyage interstellaire de par sa puissance de tous les instants (bon équilibre entre des dialogues qui ressortent avec clarté d’effets sonores pas toujours très fins mais faisant pas mal de bruit sur tous les canaux. Mêlant allégrement cœurs façon «ceux de» l’Armée Rouge et compositions symphoniques plus classiques, la grosse B.O. rugit de plaisir). Vraiment pas mal pour une si modeste production.  

* L’Audio 3D 2.0 : cela surprend agréablement quand on constate l’efficacité de la reconstitution sonore de ce qu’affiche l’écran avec un bon casque sur les oreilles ! Si vous avez déjà eu l’opportunité d’essayer cette option sur d’autres disques et que vous en avez été satisfaits, celle-ci ne dépareillera pas ! Autrement, ne soyez pas surpris d’un léger temps d’adaptation nécessaire pour y plonger avec grand délice.  

* Le Speaker 3D 2.0 : si vous disposez «que de 2» enceintes pour mater le film et que vous souhaitez une alternative de spatialisation soutenue, c’est une solution intéressante. Le système employé offre un résultat évidemment moins péchu que du DTS 5.1 mais s’avère largement supérieur à du stéréo basique … Malgré un léger effet d’écho, faut essayer !  

Un choix plus cornélien concernera les versions en elles-mêmes : la VO qui se fond naturellement dans l’environnement et la VF au doublage vraiment bien fait. Les sous-titrages ? Ils sont impecs.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 9 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
   Featurette

Bonus 

Après avoir le logo Universal et le choix entre la langue française ou hollandaise, un gros menu bien bruyant et bien métallique, comme pour certains jeux vidéo, vous proposera tous les choix du monde :

- Accès au film
- Accès au Chapitres
(8 entrées)
- Accès aux pistes-son VO/VF (DTS HD Master Audio ; Audio 3D 2.0 ; Speaker 3D 2.0) et sous-titrages (français ; néerlandais)
- Accès aux Bonus :
* Making of : Une suprême featurette où on vantera de manière très enjouée les forces d’une merveilleuse production dont l’intérêt réside dans son histoire et ses rapports entre martiens plutôt que lorgner vers le pur film d’action du futur.
Ca abordera très rapidement quelques aspects du tournage en Bulgarie (économique et riche de décors usés très adaptés) avant que les intervenants (Danielle Nicolet, Kate Vernon, Brian J. Smith, Robert Patrick, Ariyon Bakare, Devon Graye, Gordon Kennedy) attestent en mode «2 big thumbs up» des compétences d’un Michael Nankin qui en profitera pour parler de son savoir, ses techniques ciné / esthétiques.   

* Galerie photos : Pendant un peu moins de 2 minutes un diaporama vidéo sur 12 clichés issus du film