Donnez votre avis!
Images du film
Images des bonus

Les misérables

Catégorie Cinéma
Genre Fresque historique
Pays USA
Date de sortie 14/02/2013
Réalisateur Bille August
Avec Liam Neeson, Geoffrey Rush, Uma Thurman, Claire Danes, Hans Matheson
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Jean-François Casamayou, James Gorman et Sarah Radclyffe
Scénaristes Rafael Yglesias
Compositeur Basil Poledouris
Critique cinéma Les misérables

Critique de Emmanuel Galais
Editeur SPHE
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 159 min
Support
   
   

Apres vingt ans de travaux forcés pour avoir volé du pain, Jean Valjean est libéré sur parole en 1812. Sa rencontre avec un évêque qui l'héberge puis l'innocente du vol. Ce qu'il commet envers lui va lui révéler que le genre humain peut être bon. Dix ans plus tard, il dirige, sous une fausse identité, une petite fabrique dans la ville de Vigau dont il est devenu le maire. Apprécié de tous pour sa bonté et sa justice, il vit paisiblement. Mais son passé ne tarde pas à le rattraper sous les traits de l'inspecteur Javert, qui fut autrefois son geôlier.

« Les misérables » est une œuvre magistrale de Victor Hugo qui inspira de nombreux réalisateurs et metteur en scène. Avec plus ou moins de bonheur, les adaptations se succèdent et ne se ressemble quasiment pas. Tom Hooper, le dernier en date vient d’adapter la version comédie musicale avec plus ou moins de réussite (lien critique), en France ce fut Claude Lelouch qui s’y brisa les dents avec une version assez inégale et fort male inspirée de l’œuvre de l’écrivain français. Celle qui nous intéresse à présent est l’avant dernière en date, puisqu’elle fut réalisée en 1998 par Bille August (Goodbye Bafana). Le réalisateur Danois, s’offre une distribution remarquable : Liam Neeson (La liste de Schindler), Geoffrey Rush (Le discours d’un roi) et Uma Thurman (Kill Bill).

 

Seulement voilà, le réalisateur a décidé de prendre des libertés sur l’œuvre de Victor Hugo, et de s’intéresser au duel entre Valjean et Javert. Rien à redire de ce côté-là, si ce n’est une peinture grotesque et maladroite des personnages. Le réalisateur donne un aspect malsain, et libère de toute nuance chacun des personnages. Javert devient sous la plume de Rafael Yglesias (La jeune fille et la mort) qui en signe l’adaptation, un être abjecte et sadique qui prend un certain plaisir à voir les hommes souffrir. Comme lors de l’arrestation de Fantine. Encore une fois les raccourcis sont maladroits et les moments capitaux du roman sont abandonnés au profit d’une narration spectaculaire qui biaise la profondeur d’origine des personnages. Car Javert n’est pas remarquable par son sadisme, bien sûr que non, Hugo en faisait un homme droit et rigide, enfermé dans les règles de sa fonction jusqu’à l’obsession. Comme il le dit lui-même : « Un voleur restera un voleur toute sa vie », il poursuit Valjean, non par plaisir, mais parce qu’il n’a pas obéit aux règles de sa justice.

 

Quant à Valjean, ce n’est pas un simple criminel, c’est un homme rongé en permanence par les remords d’avoir trahit sa promesse à l’évêque, en volant la pièce d’un petit ramoneur (Passage oublié dans les dernières adaptation, alors qu'il est le fondement de la renaissance de Valjean). Pièce qu’il gardera comme une relique, l’unique témoignage de ses fautes passées. Un remord qui prendra tout son sens lors de la mort de Fantine, dont il se sent profondément coupable. Javert et Valjean ne sont finalement pas si éloigné l’un de l’autre, ils s’opposent par un sens inouïe du devoir qui les pousses à s’infliger les pires souffrances psychologiques. Et Bille August est passé totalement à côté de cela, il fait des « Misérables » une sorte de chasse humaine entre un policier sadique et sa proie.

 

D’ailleurs la composition de Liam Neeson est à l’image de ce ratage. Insignifiant, transparent. On ne tremble pas pour lui, on ne parvient pas à ressentir la moindre émotion pour son personnage. L’acteur est livide du début à la fin, il parait même s’ennuyer ferme parfois. Quant à Geoffrey Rush le désastre est encore plus grand, puisqu’il donne à Javert des intonations sadiques presque perverses, totalement hors sujet. Et pour finir dans ce désastre, le choix d’Uma Thurman dans le rôle de Fantine est certainement le pire du réalisateur. La comédienne est complètement à côté de « la plaque », avec un sur jeux quasiment indécent. Cela en devient même gênant, tant elle ne semble pas avoir la capacité de susciter la moindre émotion, dans le rôle de cette fille perdue par l’absurdité de son époque, trahit par l’amour, et errant comme une âme en peine dans les rues d’un monde qui ne lui laisse aucun répit. Une femme fragile, qui n’a d’obsession que la vie de son enfant, au point de faire de son être, unique trésor en sa possession, la source de ses revenus.

En conclusion, « Les misérables » de Bille August est une adaptation ridicule de l’œuvre de Victor Hugo. Le réalisateur est totalement passé à côté de son sujet en voulant donner une vision Hollywoodienne et simpliste d’une œuvre incroyablement profonde dans laquelle les personnages sont enfermés dans des paradoxes où se mêlent l’orgueil, la fierté, mais aussi les maux d’une société qui se perd dans la fange de ses ambiguïtés. L’interprétation est hésitante et parfois inexistante.



Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

L’adaptation de Bille August joue sur les ambiances avec des couleurs très présentes et des plans oscillant entre luminosité fortes et scènes de nuit. Les contrastes permettent de mieux renforcer le trait des profondeurs de champs et certaines pigmentations ressortent avec beaucoup de précision.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

La piste DTS-HD Master Audio  5.1 se remarque par la mise en ambiance assez précise. Si la répartition est très en avant elle ne manque toutefois pas de précision, et entraine ainsi beaucoup mieux le spectateur dans les méandres de l’histoire. La spatialisation est brillante et les dialogues sont particulièrement bien mis en valeur.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 3 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Seulement la bande annonce du film !!!