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Django

Catégorie Cinéma
Genre Biopic
Pays Fran
Date de sortie 30/08/2017
Réalisateur Etienne Comar
Avec Reda Kateb, Cécile De France, Bea Palya, Bimbam Merstein, Gabriel Mirété, Patrick Mille
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Marc Missionnier, Olivier Delbosc, Romain LeGrand, Vivien Aslanian, Christine de Jekel et Ardavan Safaee
Scénaristes Alexis Salatko et Etienne Comar
Compositeur Django Reinhardt

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Fox pathé europa
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 117 min
Support
   
   

En 1943 pendant l’occupation allemande, le tsigane Django Reinhardt, véritable “guitare héros”, est au sommet de son art. Chaque soir il fait vibrer le tout Paris aux Folies Bergères avec sa musique swing alors qu’en Europe, ses frères sont pourchassés et massacrés. Lorsque la propagande allemande veut l’envoyer à Berlin pour une série de concerts, il sent le danger et décide de s’évader en Suisse aidé par une de ses admiratrices, Louise de Klerk. Pour passer, il se rend à Thonon-les-Bains, sur les bords du lac Léman, avec sa femme enceinte, Naguine et sa mère Negros. Mais l’évasion est plus compliquée que prévue, Django et ses proches se retrouvent plongés dans la guerre. Pendant cette période dramatique, il n’en demeure pas moins un musicien exceptionnel qui résiste avec sa musique, son humour, et qui cherche à approcher la perfection musicale...

Dans l’univers des biopics, le chemin était le plus souvent balisé par une sacro-sainte écriture qui reprenait la naissance, la vie l’œuvre et pour finir la mort du personnage célèbre. Et puis il y eu quelques ovnis bien sentis qui ouvraient du coup le champ des possibles, avec une approche plus en phase avec le personnage, son influence ou son travail : « The Doors » d’Oliver Stone, « Gainsbourg vie héroïque » de Joan Sfar. 2017 semble être une année charnière pour cet art si singulier que celui de raconter la vie d’une célébrité sans pour autant ennuyer l’audience ni trahir son sujet. En attendant le « Barbara » de Mathieu Amalric sur l’immense chanteuse en habit noir ou encore « Le redoutable » de Michel Hazanavicius sur Jean Luc Godard, Etienne Comar nous invite à découvrir un personnage hors norme et pas forcément connus du grand public, mais qui eut une influence considérable pour le monde si fermé des guitaristes : Django Reinhardt.

Et loin de répondre au format classique du biopic, le réalisateur a choisi une partie de la vie du guitariste, celle où l’artiste a fui la France pendant l’occupation et disparu littéralement pour réapparaître après la libération. Une période de vide biographique qui permit au scénariste de tisser une histoire pour mieux faire ressortir les qualités et les défauts de son héros autant que ses fêlures et ses paradoxes, dans un monde qui ne parvient pas à faire la paix avec son peuple. Au-delà du simple biopic, le réalisateur profite de cette période sombre, rarement exploitée au cinéma pour mettre en lumière la persécution dont furent victimes les familles gitanes durant la seconde guerre mondiale, qui les avaient catégorisés comme non humains. On l’aura donc compris, un film en double lecture qui permet à la fois de plonger dans l’œuvre de ce musicien de génie et homme de cœur autant que résistant silencieux, qui doit avaler ses colères et contenir ses silences pour mieux faire vivre re sa famille. En inventant de toute pièce une partie de la vie de l’artiste avec des personnages fictifs et d’autres bien réels, le réalisateur se laisse une liberté de narration remarquable qui lui donne cette possibilité de ne pas s’enfermer dans des pièges historiques qui ne feraient qu’alourdir son biopic.

Porté par une mise en scène assez classique, à part quelques instants comme en suspension, à l’instar des scènes où Django joue de la guitare, et dont la mise en scène n’est pas loin de mettre aussi en valeur les sensations de l’artiste, comme Damien Chazelle l’avait fait avec « Whiplash », « Django » est avant tout un film qui rend hommage à cet artiste hors norme et lui donne tout son crédit en le présentant dans ses moments de doute les plus forts, peut-être comme les plus intimes. Sans rien occulté de tout ce qui ait de ces personnages des gens à part, le réalisateur nous entraîne dans les coulisses de ce musicien fondateur de la guitare Manouche et figure marquante du jazz. Très rarement dans la caricature, il parvient à retranscrire toute la subtilité de l’artiste et de sa musique jusqu’à arriver avec un final déchirant de beauté, peut-être le plus belle hommage d’un réalisateur à son sujet mais aussi au monde des gitans.

Côté distribution, Reda Kateb incarne avec force et nuance un Django tout en paradoxe et en doutes qui font les plus grands génies. Ceux qui ne connaissaient pas Reinhardt vont découvrir un personnage remarquable de précision dans sa musique et désordonné dans ses choix, si ce ne sont ceux de vivre de son art et seulement cela. L’acteur est habité par son personnage, et le mimétisme est saisissant pour mieux contre balancer avec la liberté prise par le scénario. Les fans vont, au contraire, mieux comprendre la sensibilité et parfois la rage consumée qui peut se dégager de la musique de Django Reinhardt.


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.40:1
   
   

Le réalisateur a choisi une image volontairement en nuance pour coller à l'époque de son film : des jaunes et noirs pour les intérieurs des salles de concert et les soirées mondaines, des verts et gris pour les extérieurs plus rugueux. Les couleurs sont un peu délavés mais donnent toute sa qualité à la photographie du film. Les ambiances sont parfaitement retranscrites et le support lui rend un hommage appuyé. Les contrastes dont un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

La piste DTS-HD Master Audio 5.1 se révèle d’une grande précision pour mettre en valeur les dialogues autant que la musique du maître. La bande son vient parfaitement habiller l’ensemble pour donner des transitions de grandes qualités. Jamais dans l’excès, la piste sonore est parfaitement bien harmonisée pour que les dialogues ne soient pas effacés par la musique ou les effets sonores.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 5 min
Boitier Amaray
   
   
   
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Bonus 

Des scènes coupées. C'est quand même un peu léger !!!