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Ca

Catégorie Cinéma
Titre Original It
Genre Horreur
Pays USA
Date de sortie 24/01/2018
Réalisateur Andres Muschietti
Avec Bill Skarsgard, Jaeden Lieberher, Finn Wolfhard, Jack Dylan Grazer, Sophia Lillis, Wyatt Oleff, Chosen Jacobs
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs David Katzenberg, Roy Lee, Dan Lin et Seth Graham Smith
Scénaristes Cary Fukunaga, Chase Palmer et Gary Dauberman
Compositeur Benjamin Wallfisch
A propos du film A lire également la critique cinéma de Charly Halper : http://www.dvdcritiques.com/Cinema/1810


Critique de Emmanuel Galais
Editeur Warner
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 134 min
Support
   
   

À Derry, dans le Maine, sept gamins ayant du mal à s'intégrer se sont regroupés au sein du "Club des Ratés". Rejetés par leurs camarades, ils sont les cibles favorites des gros durs de l'école. Ils ont aussi en commun d'avoir éprouvé leur plus grande terreur face à un terrible prédateur métamorphe qu'ils appellent "Ça"… Car depuis toujours, Derry est en proie à une créature qui émerge des égouts tous les 27 ans pour se nourrir des terreurs de ses victimes de choix : les enfants. Bien décidés à rester soudés, les Ratés tentent de surmonter leurs peurs pour enrayer un nouveau cycle meurtrier. Un cycle qui a commencé un jour de pluie lorsqu'un petit garçon poursuivant son bateau en papier s'est retrouvé face-à-face avec le Clown Grippe-Sou …

Est-ce que les films d'horreur peuvent se réinventer ? Et bien depuis quelques années, avec l'arrivée de producteurs comme Jason Blum, il semble qu'effectivement le marché du film d'horreur soit en pleine mutation, et que de nouveaux réalisateurs aient décidé de lui donner une nouvelle direction à suivre, faisant ainsi de ce genre, une exception d’inventivité constante, alors que tous les autres vivent sur leurs acquis. On l'a vu notamment avec "Get Out" de Jordan Peele, et cette fois-ci, c’est avec « Ca » d’Andy Muschietti. Et même si ce dernier pouvait s’enorgueillir d’un budget bien plus élevé (35 Millions de Dollars) que les productions Blum qui tournent en règle générale autour de 1 Millions, la nouvelle adaptation du roman de Stephen King et non pas le remake du téléfilm de Tommy Lee Wallace en 1993, et devenue en quelques semaines le plus gros succès au box-office de toute l’histoire du cinéma d’horreur en détrônant « L’exorciste ».

Alors, bien sûr, la tentation de réaliser un film sur un clown tueur, pouvait être tentante, sachant qu’actuellement ces derniers ont un petit peu le vent en poupe suite à des faits divers où de jeunes adultes se mettaient en scène, déguisés en clowns horrifiques et terrorisaient des gens du voisinage. Mais c’est pourtant en adaptant l’œuvre de Stephen King, qu’il écrit dans les années 70 et qui avait déjà vue une première adaptation dans les années 90, qui retint toute l’attention de Cary Fukunaga, plus connu par chez nous pour être l’un des auteurs à l’origine de la série « True détective ». Ce dernier pourtant soucieux de vouloir s’éloigner de la version de Tommy Lee Wallace datant de 1990, avait décidé d’adapter le roman horrifique de Stephen King en deux films, le premier à l’époque des enfants, le second à l’époque des adultes. Mais le studio Warner ne le vit pas de cet œil-là, ne croyant pas à la naissance d’une nouvelle franchise, voulait le produire en un seul.

C’est donc la première époque que nous propose de découvrir cette fois-ci Andrès Muschietti (Mama) dans une version beaucoup plus effrayante et forcément moins kitsch que la version de 1993. Avec son clown baveux, qui fait sortir des mâchoires aussi impressionnantes qu’effrayantes, le réalisateur dépoussière la nouvelle du maître de l’horreur, et développe un peu plus la psychologie des personnages qui en manquaient tellement dans la première version. Ici nous ne sommes plus simplement dans un film d’horreur dans lequel des enfants luttent contre un clown qui les persécute, nous sommes plutôt en train d’explorer la psychologie d’enfants qui doivent lutter contre leurs propres peurs, qu’un clown venu de nulle part a décidé d’incarner. Ce passage difficile de l’enfant qui doit s’assumer comme un adolescent, est souvent ressenti avec violence par ces derniers et l’histoire de Stephen King, du moins dans sa première partie, venait parfaitement mettre en lumière cette dualité.

La mise en scène d’Andrès Muschietti, se veut à la fois oppressante, et en même temps suffisamment souple pour ne pas trop appuyer la caricature des personnages qui viennent chacun à leur tour mettre en lumière leur trauma de l’enfance. Avec une lumière parfaitement dosée et un environnement sonore utilisé au cordeau qui permet ainsi de mieux mettre le spectateur en condition, « Ca » est certainement l’une des plus belles réussites de ces dernières années, tant les adaptations de romans de Stephen King, à commencer par « La Tour Sombre » sont en dessous de tout. Car il faut bien le dire l’auteur a bien du mal à trouver les adaptations à la hauteur de son œuvre. On pourrait presque les compter sur nos doigts de la main car hormis « Carrie » de Brian de Palma, ou encore « Shining » de Stanley Kubrick, peu d’œuvres de l’auteur trouvèrent de réalisateurs suffisamment inspirés pour en sortir toutes les nuances et tout l’intérêt de ces nouvelles qui se sont vendues à des millions et des millions d’exemplaires.

En conclusion, « Ca » est une surprise à bien des égards, d’abord parce que l’adaptation est plutôt assez cohérente et ne manque pas d’intérêt même si on peut toujours imaginer, que l’interprétation de « Pennywise » par Tim curry, est certainement bien au-dessus de celle interprétée ici par Bill Skarsgard (Atomic Bomb). On notera tout de même une mise en scène parfaitement cohérente, qui oscille entre film d’horreur et film adolescent, mais surtout qui a toujours le bon goût de se reposer sur un scénario qui n’hésite pas à associer au film d’horreur une réflexion sur le passage de l’enfance à l’adolescence.


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.40:1
   
   

Le film passe allègrement d’un film d’adolescent à la « Stand By Me » au film d’horreur, il fallait donc pour cela, une photographie qui puisse tout autant marquer l’environnement quotidien des jeunes et celui sombre et oppressant de « Pennywise ». Et le directeur de la photographie Chung-Hoo Chung (Mademoiselle) a su trouver les patines parfaites que le support met parfaitement en valeur avec un grain absent et des contrastes qui viennent donner toute la profondeur et toutes les nuances nécessaires.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

La piste DTS-HD Master Audio 5.1 se révèle d’en grande efficacité dans la mise en place des ambiances. Les effets sonores envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique. Et les dialogues ne manquent pas de volume pour ne pas se laisser envahir par les effets sonores qui fourmillement dans tout le film. La musique vient parfaitement habiller l’ensemble pour donner des transitions de grandes qualités. 

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 60 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

« Grippe-Sou est de retour ». Le making of qui vient nous plonger au cœur d’un film qui ne pensait pas être accueilli comme il le fut et où les enfants se sont autant amusé que Bill Skarsgard. Ce dernier est tout simplement passionnant lorsqu’il parle du travail de composition qu’il a fournit pour donner une consistance à son personnage qui puisse se démarquer de son illustre modèle. Mais ce sont, bien évidemment les enfants qui en parlent le mieux.

« Le club des Losers » est le genre de bonus que je déteste et qui donne envie que PennyWise réussisse son coup, mais pas avec les enfants, avec les chargés de communication, àa la barre de reportage insipide et sans intérêt !!! Alors que le documentaire pouvait faire un focus sur le travail des enfants, et éventuellement sur les liens qu’ils tissèrent, le réalisateur nous entraine dans une succession d’interviews, dignes des pires soap Opera : « Les enfants ont tissés des liens très forts ! », « nous n’étions plus sur un tournage, nous étions une famille et on s’amusait beaucoup », pour finir sur « A la fi du tournage on pleurait tous », et là ça n’arrête plus sur les larmes des enfants. Insupportable !!!!!

« Le Maitre de la peur », un bonus intelligent qui revient sur l’œuvre et sur son auteur : Stephen King. Au moins comme ça ceux qui ne le connaissaient pas pourront mettre un visage et une histoire sur l’auteur de « Ca ».

Et pour finir des scènes coupées.