Donnez votre avis!
Images du film
Images des bonus

Ready Player One

Catégorie Cinéma
Genre Science Fiction
Pays USA
Date de sortie 08/08/2018
Réalisateur Steven Spielberg
Avec Tye Sheridan, Mark Rylance, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn, lena Waithe, Simon Pegg, T.J. Miller
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Kristie Macosko Krieger, Donald De Line, Dan Farah et Steven Spielberg
Scénaristes Ernest Cline et Zak Penn
Compositeur Alan Silvestri
Critique cinéma Ready Player One

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Warner
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 139 min
Support
   
   

2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l'OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l'œuf de Pâques numérique qu'il a pris soin de dissimuler dans l'OASIS. L'appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu'un jeune garçon, Wade Watts, qui n'a pourtant pas le profil d'un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Depuis « La Guerre des Mondes » en 2005, Steven Spielberg avait un peu délaissé le film d’aventures, à proprement parler. Et malgré une adaptation tout en rythme mais en demi-teinte, au final, des « Aventures de Tintin » en 2011 ou une nouvelle aventure d’Indiana Jones en 2008, plus plombée par George Lucas trop soucieux de capitaliser que de faire prendre de la hauteur au personnage, c’est plutôt sur des œuvres majeures mais plus cérébrales que le réalisateur s’est illustré avec une redoutable efficacité comme avec « Lincoln » (2012) ou encore dernièrement « Pentagon Papers ». Et pourtant, si l’on y regarde bien l’aventure a toujours été une partie de son œuvre de ces quinze dernières années : « Cheval de Guerre » (2011), « Le BGG » (2016),… Mais le maître semblait avoir, toutefois perdu l’œil et l’oreille du public par des choix, peut-être trop personnels ou trop ciblés.

Du coup, c’est avec un œil intrigué, excité aussi, que nous abordons ce retour à ce qui a rendu le réalisateur aussi célèbre : La science-Fiction. Car, il ne faut pas l’oublier, Steven Spielberg est avant tout l’homme qui, avec Georges Lucas, a révolutionné la science-fiction en lui donnant une véritable crédibilité, l’associant à un regard social et parfois politique. Alors que les réalisateurs de l’époque s’amusaient avec l’immensité de l’espace, Spielberg, lui, plongeait ses personnages, américains moyens, familles dysfonctionnelles etc… face à des extra-terrestres venus pour nous étudier ou se perdre en Californie. Jamais dans la simple fantasmagorie, Spielberg s’efforce d’aborder ses thèmes chers à son œuvre tout en offrant une dose d’anticipation pour créer l’illusion, ce fut le cas avec « Minority Report » (2002) ou « AI, intelligence Artificielle » (2001) par exemple, c’est évidemment le cas avec « Ready Player One ». Et ne perdons pas notre temps dans une analyse trop poussée de l’œuvre de Spielberg, parlons plutôt de ce nouvel opus dans la carrière du réalisateur. Un nouvel opus redoutablement efficace, dans lequel le réalisateur ose tout : La nostalgie l’anticipation, l’humour et la satire sociale. Ici, nous sommes dans une société pas trop éloignée de la nôtre, dans laquelle le virtuel a pris une place centrale dans la société, poussant l’individualisme réel à son paroxysme alors que le virtuel prône l’appartenance à un clan.

Adaptation d’un roman d’Ernest Cline (2011), qui se voulait un hommage appuyé à la pop culture des années 80 et 90, « Ready Player One » est avant tout un film d’aventures et de Science-fiction dans la plus pure tradition Hollywoodienne, avec des méchants, un héros aux allures d’anti-héros et une flopée de personnages secondaires venus lui prêter main forte. Et avec une telle matière de départ, Spielberg s’en donne à cœur joie et s’offre une mise en scène virtuose tout en mouvement, moins hystérique et plus contrôlée dans sa partie Motion Capture que ne l’était « Tintin ». Là le réalisateur prend son temps et maintient pourtant un rythme effréné qui ne lâchera pas le spectateur jusqu’à la fin. Osant des plans de toutes beauté mélangeant les prises de vues Live et l’animation, il parvient, à chaque fois, à faire des clins d’œil à cette pop culture que les quarantenaires ont bien connus et qu’ils ont poussé et que les moins de quarante ont découvert pour mieux t s’en sont inspirer. Tout le monde peut y trouver sa référence : La formule magique empruntée à « Excalibur » de John Boorman (1981), la Delorean de « Retour vers le futur » et le nom de Zemekis son réalisateur dans une arme majeure, un clin d’œil appuyé au cinéma de John Hughes (Breakfast Club, La Folle Journée de Ferris Bueller) et à celui de Chris Columbus (Les Goonies, Le Secret de la Pyramide). Mais pas seulement, on y trouve aussi une foison de créatures qui naquirent dans les années 80 et continuent de hanter nos étagères de cinéphiles. Sans oublier, bien sûr, un hilarant hommage à Stanley Kubrick, le réalisateur que vénérait Spielberg.

A plus de 70 ans, Steven Spielberg s’amuse et semble toujours aimer autant la science-fiction, au point de nous offrir là, l’une des œuvres majeures de cette décennie. Car non seulement, il signe un film d’aventures captivant et à destination de toute la famille, mais il parvient sans lourdeur à distiller un message fort sur l’importance de savoir se déconnecter du virtuel pour mieux apprécier le réel.


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

Le mélange de prises de vues réelles et de Motion Capture est forcément un casse-tête pour garder une qualité constante dans le rendu de l’image. Avec « Ready Player One », l’éditeur nous prouve que décidément il sait soigner ses hits à la hauteur de ce qu’ils sont. Ici l’image est éclatante de beauté, brillante, virtuose. Les contrastes sont d’une précision remarquable et offrent une magnifique profondeur au film. Si l’on pouvait imaginer que « Les aventures de Tintin » étaient une première fois un peu maladroite de Spielberg, force est de constater que cette fois-ci il a su l’utiliser avec brio et puissance et le support ne faillit pas pour être à la hauteur de l’œuvre.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Anglais Dolby Digital 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Français Dolby Digital 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

La piste DTS-HD Master 5.1, se révèle d’une grande précision et met parfaitement ce qui est la pièce centrale de l’esprit du film (des mots du réalisateur lui-même !) : Le Son. Avec une précision redoutable, la répartition minutieuse met chaque pièce de l’échiquier en valeur, à commencer par tous les effets spéciaux qui viennent apporter la touche de nostalgie nécessaire à l’immersion du spectateur dans un univers de jeux vidéo. Il y a le bruit des pièces, les sonorités des véhicules, les voix, le son des outils high-tech, etc.. Et puis il y a la musique d’Alan Silvestri qui remplace temporairement le grand John Williams occupé par « Pentagon Papers ».

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 90 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

La section bonus joue clairement la carte du contenu en adéquation avec le film :

Pendant près de 90 minutes le making of séquencé en plusieurs chapitres nous entraîne dans les coulisses d’une œuvre majeur du maître. A commencer par un focus sur le roman d’Ernest Cline et toutes les inspirations qui le touchèrent.

Puis un gros plan évidemment sur l’adaptation qui en fut faite par Steven Spielberg qui y consacra six années de son existence dévouée au cinéma. C’est toujours intéressant de voir comment le réalisateur s’approprie une œuvre et en ressort un film dans lequel il inscrira tous les thèmes qui lui sont chers.

Evidemment, impossible de parler de « Ready Player One » sans passer par le travail des concepteurs et autres artistes des effets spéciaux, dont l’indéboulonnable société ILM, toujours à la tête de toutes les meilleures idées et les plus grandes innovations dans le genre.

John Williams absent, la section bonus offre tout de même un focus sur le travail « Fantastique » d’Alan Silvestri sur la musique du film. Le compositeur avait travaillé indirectement avec Spielberg puisqu’il signa les musiques de « Retour vers le futur ».

Enfin on finit avec un focus sur Ernest Cline et Tye Sheridan qui eurent la chance de conduire la Delorean du film « Retour vers le futur ».