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Mortal engines

Catégorie Cinéma
Genre Science Fiction
Pays USA
Date de sortie 17/04/2019
Réalisateur Christian Rivers
Avec Hugo Weaving, Hera Hilmar, Robert Sheehan, Ronan Raftery, Leila George, Stephen Lang
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Peter Jackson, Fran Walsh, Zane Weiner, Amanda Walker et Deborah Forte
Scénaristes Peter Jackson, Philippa Boyens et Fran Walsh
Compositeur Junkie XL

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Universal
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 128 min
Support
   
   

Des centaines d’années après qu’un évènement apocalyptique a détruit la Terre, l’humanité s’est adaptée pour survivre en trouvant un nouveau mode de vie. Ainsi, de gigantesques villes mobiles errent sur Terre prenant sans pitié le pouvoir sur d’autres villes mobiles plus petites. Tom Natsworthy - originaire du niveau inférieur de la grande ville mobile de Londres – se bat pour sa propre survie après sa mauvaise rencontre avec la dangereuse fugitive Hester Shaw. Deux personnages que tout oppose, qui n’étaient pas destinés à se croiser, vont alors former une alliance hors du commun, destinée à bouleverser le futur.

Il y a des films comme cela, dont on ne comprend pas l’échec. Des films qui passent inaperçus, non pas par manque de qualité, ni par une mauvaise presse, bien loin de là, mais plutôt par une conjoncture qui fait que le film est positionné de tel manière qu’il passe sous les radars de la presse et se fait noyer par une activité brûlante, en l’occurrence les fêtes de fin d’année. Car c’est bien de cela qu’il s’agit ! « Mortal Engines » fut un échec cuisant un peu partout dans le monde ! La faute d’un positionnement, honteusement mal pensé : Au beau milieu de la course aux Oscars, face à un rouleau compresseur inattendu : « Bohemian Rhapsody » ou encore à un mastodonte Disney décevant mais gagnant : « Le retour de Mary Poppins » et une licence de jouet en plein revival : « Bumblebee ».

« Mortal Engines » s’est retrouvé dans la pire position pour un film de fin d’année. Premier long métrage, d’un superviseur des Effets spéciaux qui avait eut l’audace d'envoyer à Peter Jackson, une lettre d’admirateur comprenant des dessins de dragons ainsi qu’une demande d’emploi. Christian Rivers s'est vu confié, 25 ans plus tard, par le réalisateur de la trilogie du « Seigneur des Anneaux », débordé par la sortie de sa nouvelle trilogie du « Hobbitt », la direction de ce projet d’adaptation de l’œuvre de Philip Reeve : « Mécaniques Fatales ». Un livre qui fut lauréat du Children’s fiction prize du Guardian, mais également du Book Award du Los Angeles Times, mais encore lauréat du Smarties Gold Award, et du titre de livre de l’année des Blues Peter Book Award. On le comprend vite, la tâche est ardue et particulièrement pour donner vie à cette univers dystopique, où les cités sont mobiles, et se battent pour leurs survies.

Et le fait que ce film ne fut pas suffisamment relayer, est une injustice fondamentale que l’on peut attribuer évidemment aux services du distributeur ou du studio, ainsi qu’à la presse, mais il n’est pas utile de s’attarder sur cela, tant le film mérite que l’on parle de lui, d’abord, parce que, si les personnages, les costumes et évidemment l’environnement direct font référence, volontairement ou non, au « Mad Max » de Miller, le réalisateur et son producteur Peter Jackson, parviennent à lui donner une dimension tout autre, notamment, encore une fois, grâce aux décors de la Nouvelle Zélande, qui, décidément, parviennent à toujours transcender une aventure. Ici tout, y est soigné, cette Londres mobile, immense et danse en même temps, et ces toutes petites villes, qui se poursuivent dans un décor qui passe du désert à la verdoyance de paysages majestueux. On peut y retrouver aussi beaucoup de références au cinéma de Caro et Jeunet, par exemple, avec des personnages secondaires déformés ou stylisés, des machines volantes comme venues d’une toile de De Vinci, et il y a des clins d’œil à la pop culture, récurrents qui donnent à ce film réellement une texture particulière, en plus de sa mise en scène dynamique et inventive.

Côté scénario, si l’on ne sombre pas dans le révolutionnaire, il est amusant de voir avec quelle intelligence les scénaristes, qui ne sont autres que ceux derrière la trilogie du « Seigneur des Anneaux » : Peter Jackson, Philippa Boyens et Fran Walsh, ont su s’amuser à créer un monde qui nous verrait comme les personnages antiques que sont les romains pour nous. Notre modernité deviendrait source de question, la disparition de notre civilisation une interrogation, comme la disparition des dinosaures en est une pour nous, ou encore, les vestiges de notre monde alimenteraient tous les fantasmes des chercheurs d’or. Si le scénario e veut fidèle au livre il n’en demeure pas moins redoutablement bien ficelé et même si ‘l’on regrette parfois des facilités d’usage narratives, on peut toutefois saluer le travail toujours aussi aiguisé de ses auteurs.

En conclusion, « Mortal Engines » est un film à découvrir d’urgence, pour la qualité de sa mise en scène, évidemment, pour ses décors magnifiques et l’originalité des mélanges subtiles qu’on opéré les équipes pour donner une autre vision, plus « Steampunk » à l’univers dystopique décrit par l’auteur, mais aussi par un scénario qui parvient à faire naître de bien belles idées. Si vous ne faites pas partie des privilégiés à l’avoir vu au cinéma allez le voir en Vidéo.


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

Film de science-fiction oblige, l’image est particulièrement soignée et les contrastes se doivent d’offrir le plus de profondeur de champ possible. Du coup, le support se révèle forcément d’une très grande qualité pour servir la photographie du film dont le réalisateur a particulièrement travaillé l’esthétisme, un choix qui explique le choc que l’on peut ressentir dès les premières minutes. L’ambiance lumineuse et le souci du détail furent les maîtres mots de la réalisation et l’édition Blu-Ray est à la hauteur de travail de Christian Rivers. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image qui viennent parfaitement souligner chaque détail que ce soit ailes des engins volants ou les métaux usés des mécaniques.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne

La piste DTS-HD Master Audio 5.1 se révèle par contre en demi-teinte. La répartition n’est pas suffisante pour pouvoir nous plonger complètement dans l’histoire. Assez inégale, la dynamique du film se fait puissante et brillante lors des scènes de combats ou de chasse mais s’efface significativement lors des scènes de dialogues. La musique vient pourtant habiller l’ensemble pour donner des transitions de grandes qualités, mais ne parvient pas à venir faire le contre poids des défaillances de répartition et de dynamique que l’on peut reprocher à la poste sonore.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 80 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

La section bonus joue clairement la carte du contenu et même de l’humour, avec pour commencer :

« La fin des Anciens », qui est une amusante présentation de notre société à travers le fameux musée de Londres, la ville mobile, présentée par Tom Natsworthy, le jeune Apprenti historien du film. C’est amusant de voir que notre société qui se sent si évoluer, apparaît ici affreusement antique.

« Les personnages de la série » : Il s’agit d’une présentation de quatre des personnages majeurs du film, à travers les séquences de tournage.

« Bienvenue à Londres » : Nous sommes là clairement dans le making of, découpé en 5 chapitres passant en revue, les décors, la conception des villes, tous les détails que le spectateur ne perçoit pas forcément mais qui rendent la ville crédible, ou encore la façon amusante dont l’équipe à conçu le musée de Londres.

« Dans l'air » : Un focus sur la réflexion et la conception des machines volantes, mais également de la cité de AirHaven.

« Filmer la Nouvelle-Zélande » : Peter Jackson, d’ailleurs la production, il était logique que la section bonus vante les mérites de la Nouvelle Zélande comme terre d’accueil des plus beaux tournages de film.

Et l’on finit avec les commentaires audios du réalisateur.