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Dumbo

Catégorie Cinéma
Genre Enfants
Pays USA
Date de sortie 23/08/2019
Réalisateur Tim Burton
Avec Colin Farrell , Danny De Vito, Michael Keaton, Eva Green, Alan Arkin, Nico Parker, Finley Hobbins, Seth Roshan
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Katterli Frauendfelder, Derek Frey, Ehren Kruger et Justin Springer
Scénaristes Ehren Kruger
Compositeur Danny Elfman

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Disney BVHE
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 112 min
Support
   
   

Les enfants de Holt Farrier, ex-artiste de cirque chargé de s’occuper d’un éléphanteau dont les oreilles démesurées sont la risée du public, découvrent que ce dernier sait voler...

Il est l’homme, qui a lancé la mode des adaptations live des grands classiques du studio. Mais il est aussi l’homme, qui confirme qu’un studio peut se tromper sur une personne et se racheter, bien des années après, en le considérant comme la nouvelle poule aux œufs d’or. Car l’histoire de Tim Burton, et du studio Disney, ne commença pas forcément sous les meilleurs auspices. En effet le réalisateur, qui avait été embauché comme animateur par le studio, fut tout simplement mis à la porte parce que son style était jugé incompatible avec l’esprit du studio. Pourtant, bien des années plus tard le réalisateur fera fi de cet affront, et prouvera à ses anciens patrons, que son style n’est certainement pas incompatible avec la firme de Burbank, bien au contraire et il le prouvera avec « Alice au pays des merveilles » qui reprend tous les codes visuels et narratifs que l’on peut retrouver dans l’œuvre de Tim Burton et donneront non seulement au chef d’œuvre de Lewis Carroll mais également aux dessins animés qu’il inspira dans les années 50, une dimension tout autre, à la fois sombre et lumineuse.

Il était donc évident, que le studio et le réalisateur, se retrouveraient sur l’adaptation d’un autre grand dessin animé Disney dont le discours sombre et naïf pouvait donner une œuvre à la hauteur du précédent. Et c’est sur « Dumbo » que le réalisateur a jeté son dévolu, trouvant matière à insuffler toute sa folie et en même temps toute sa panoplie visuelle et narrative au service d’une histoire qui a tellement de points communs avec les différentes œuvres de Tim Burton, à commencer par son personnage : ce petit éléphanteau aux oreilles beaucoup trop longues qui suscitent moqueries et hilarité, mais qui obtiendra sa revanche en montrant des capacités insoupçonnées. Il apparaissait donc comme une évidence que le sujet de « Dumbo » était forcément destiné à croiser le chemin du réalisateur d’ « Edward aux mains d’Argent » ou encore de « Charlie et le Chocolaterie ».

Et la première bonne idée du réalisateur, est de ne pas, contrairement à ses collègues, réaliser une version live plan par plan du dessin animé d’origine. Mais, au contraire, de se poser une seule question : « Que se passe-t-il une fois que tout le monde apprend que Dumbo sait voler ? ». A partir de là, le réalisateur et son scénariste Ehren Krueger (DreamHouse), vont créer une histoire assez propre à l’univers du réalisateur, dans laquelle des personnages à la fois sombres et lumineux évoluant dans un univers fantasmagorique (Le milieu du cirque du début du 20ème siècle est une source évidente) vont venir en aide au petit éléphant. Pourtant, « Dumbo » va forcément décevoir les fans de Tim Burton, parce que s’ils vont y retrouver des points communs avec « Charlie et la chocolaterie » ou encore « Edward aux mains d’Argent », il manquera cette profondeur de personnages qui sied tellement à la galerie, pourtant longue d’anti-héros du réalisateur. Ici, le réalisateur reste en surface, et lire une œuvre trop linéaire pour satisfaire ses fans. Il semble s’être limité au cahier des charges imposé par Disney et rien de plus

Et même les néophytes, qui jugeront peut-être « Dumbo » comme un film, certes, réussi, mais qui manque toutefois d’une âme et d’une véritable envie de transporter le spectateur dans un univers aux couleurs variées mais avec toujours teinté d’une petite touche d’obscurité. Et même si la présence d’acteurs comme Michael Keaton, qui fut un élément important dans laquelle la carrière de Burton puisqu’il incarna « Beetlejuice » et « Batman », ou encore Danny de Vito célèbre pour ses personnages névrosés et décalés comme dans son film « La guerre des roses » (1990) ou « Y a-t-il quelqu’un pour te ma femme ?» de Jim Abrahams, David et Jerry Zucker (1986), Tim Burton, semble s’être laissé gagner par la tristesse qui envahit l’œuvre d’origine, et en avoir oublié d’insuffler cette folie qui aurait pu donner beaucoup plus de profondeur et de relief à son œuvre qu’elle ne l’est actuellement.

En conclusion, Tim Burton signe avec « Dumbo » une œuvre soignée visuellement et scénaristiquement, mais la mise en scène à laquelle il nous avait habitué, semble avoir laissé place à une certaine tristesse et à une évidente nostalgie d’un dessin animé connu pour son ambiance sombre et parfois austère. Ici, si l’on peut retrouver des points communs avec toute l’œuvre de Tim Burton, on regrettera tout de même qu’il n’est pas créé de personnages plus burlesques comme cela fut le cas avec la reine de cœur de « Alice au pays des merveilles ». C’est donc forcément une déception, et même si le film est loin d’être raté, il restera dans l’œuvre de Tim Burton comme un film fort peu abouti, qui laissera ses fans dubitatifs. Malheureusement les résultats au box-office mondial de « Dumbo », montre à quel point Tim Burton a raté sa cible. 


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

Film Live Disney oblige, de Tim Burton de surcroit, l’image est particulièrement soignée et les contrastes se doivent d’offrir le plus de profondeur de champ possible. Du coup, le support se révèle forcément d’une très grande qualité pour servir la photographie du film dont le réalisateur a particulièrement travaillé l’esthétisme, un choix qui se révèle forcément payant, comme l’environnement de « Dumbo », les couleurs du cirque, ou le parc d’attraction lui-même. Une ambiance colorée et pourtant sombre furent les maîtres mots de la réalisation et l’édition Blu-Ray est à la hauteur de travail de l’équipe de Tim Burton. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image qui viennent parfaitement souligner chaque détail.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 7.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 7.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

La piste DTS-HD Master Audio 7.1 se révèle d’une grande précision. La répartition est tout simplement remarquable avec des mises sen ambiances soignées. Chaque canal apporte son lot de petits détails qui viennent concourir à l’aboutissement d’une œuvre imparfaite mais méticuleuse. La musique vient habiller l’ensemble pour donner des transitions de grandes qualités, et parvient à venir se poser, sans pour autant alourdir la mise en profondeur d’une piste audio particulièrement réussit.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 60 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

La section bonus joue clairement la carte du contenu avec pour commencer :

Un making of en 9 parties qui vont parcourir toutes les facettes de fabrication du film en plongeant un peu plus dans les directions opérées par le réalisateur et son équipe. Le making of reprend notamment les thèmes suivants : Les acteurs et surtout la manière dont le réalisateur et son scénariste (également producteur du film) se sont approprié l’histoire et l’ont modelé de manière à ne pas rester seulement sur le fait que Dumbo vole, mais surtout sur les conséquences que cela a sur son entourage et sur lui-même. Le travail de Tim Burton en tant que réalisateur, et la conception en elle-même du film et son objectif premier : Emerveiller.

Suivent 9 scènes coupées.

Le clip d’Arcad Fire : « Baby Mine » et deux documentaires amusants : « Les Références » et des « Clowneries ».