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Le Roi Lion

Catégorie Cinéma
Titre Original The Lion King
Genre Animation
Pays USA
Date de sortie 22/11/2019
Réalisateur Jon Favreau
Avec Chiwetel Ejiofor, Beyoncé Knowles, Donald Glover, James Earl Jones, Seth Rogen, Alfre Woodard, Jean Reno, Rayane Bensetti, Anne Sila, Alban Ivanov, Jamel Debbouze
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Karen Gilchrist et Jeffrey Silver
Scénaristes Jeff Nathanson
Compositeur Elton John, Tim Rice et Hans Zimmer

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Disney BVHE
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 118 min
Support
   
   

Au fond de la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba, leur futur roi. Les mois passent. Simba idolâtre son père, le roi Mufasa, qui prend à cœur de lui faire comprendre les enjeux de sa royale destinée. Mais tout le monde ne semble pas de cet avis. Scar, le frère de Mufasa, l'ancien héritier du trône, a ses propres plans. La bataille pour la prise de contrôle de la Terre des Lions est ravagée par la trahison, la tragédie et le drame, ce qui finit par entraîner l'exil de Simba. Avec l'aide de deux nouveaux amis, Timon et Pumbaa, le jeune lion va devoir trouver comment grandir et reprendre ce qui lui revient de droit…

Lancées en 2010, par l’excellent « Alice aux pays des Merveilles » sous la direction de Tim Burton, les adaptations en live ont connu leurs apogées avec « Maléfique » en 2014, version libre de « La Belle aux bois dormants » par Robert Stromberg, qui s’écartait du dessin animé pour donner plus de corps à la méchante emblématique de Disney (Résultats : près de 800 Millions de Dollars au box-office Mondial) et puis, bien sûr, la version live du « Livre de la Jungle » par Jon Favreau, qui non seulement, livrait une version plus sombre et plus proche du livre de Rudyard Kipling, mais repoussait, encore une fois l’utilisation de la CGI (Résultats un peu moins de 967 Millions de Dollars au Box-Office Mondial). C’est donc vers lui que le studio s’est tourné pour prendre les commandes de l’adaptation du plus emblématique de ses dessins animés et celui qui explosa tous les records lors de sa sortie en 1994 : « Le Roi Lion ». 

Mais voilà, forcément une question se pose lorsque l’on regarde cette version « Live » du « Roi Lion », c’est : Est-ce que l’on peut considérer ce film comme une version live ou est ce simplement un nouveau style de film d’animation ? Car si l’on y regarde d’un peu plus près, le film est entièrement réalisé en CGI, aucun acteur en présence et une précision de l’animation hors du commun. Alors effectivement les décors ont été tournés en milieu naturels et les personnages furent interprétés par des acteurs dont les mouvements et les expressions du visages furent ensuite reproduit, mais est ce pour autant du Live ?

Une fois cette question posée, passons tout de même au film lui-même, et là le choc visuel, comme narratif est toujours aussi présent que lorsque ceux qui étaient présent lors des premières projections de la version animée en 1994 le vécurent. D’abord parce qu’il y a une précision dans les mouvements, les textures, les regards qui sont absolument remarquables. Les lions, pour commencer par eux sont impressionnants de précision, chaque détail étant travaillé avec soin (si l’on excepte ce besoin de désexualiser les personnages, si bien que les appareils génitaux des lions ont été, judicieusement effacés, ce qui renforce encore cette question de live ou animation. Mais cela ne reste qu’un détail), nous nous laissons embarquer à croire que ce sont de vrais lions qui ont été filmés pour raconter cette histoire terrible de manipulation, de succession et d’acceptation. Même chose dans la précision d'animation des autres animaux comme Pumba le Phacochère, dont la méticulosité de l'animation est visible, avec ce côté désordonné des poils de son museau, par exemple.

Car, encore une fois, ce qui fait la force et la qualité du « Roi Lion », c’est évidemment la qualité de son scénario. Avec des thèmes abordés de manière frontale. La trahison et la manipulation, le deuil au sein d’une cellule familiale, gangrenée par le pouvoir. L’adaptation pour cette version live, présente l’histoire avec, pour certains passages, un angle différent, une approche plus détaillée, comme la position de Scar par exemple, la manière dont il ressent le fait de n’être que le frère du roi, ou encore la dualité intérieure qui ronge Simba. L’adaptation de Jeff Nathanson (Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal) a su garder toute la noirceur du film d’origine et la légèreté du film originale, offraznt ainsi un film abouti et résolument réussit qui garde toute sa force émotionnelle, pour ne pas dire lacrymale.

Côté mise en scène, Jon Favreau sait décidemment s’amuser comme un fou avec la CGI et offre un spectacle toute en force et en dynamisme. Si l’on peut regretter que l’ouverture soit moins spectaculaire que l’original, l’ensemble est brillant par des idées résolument soignées, comme la scène dans le cimetière des éléphants, ou encore les dialogues entre Scar et Simba enfant, qui montrent tout le danger et la haine venant de l’oncle du lionceau. Favreau réussit à nouveau le tour de force de nous toucher par une mise en scène qui permet, même au spectateur de mieux comprendre certaines situations, traitées un peu trop vite dans le dessin animé de 1994.

En conclusion, « Le Roi Lion » réussit haut la main sa mutation. Evidemment la question de savoir s’il s’agit réellement d’une version live ou d’une nouvelle animation se pose. Bien sûr, le film n’est pas parfait, peut-être à cause d’un puritanisme toujours aussi présent chez Disney, mais la qualité de la mise en scène, la précision de l’animation ou encore les chansons d’Elton John et Tim Rice associées à la musique Additionnelle d’Hans Zimmer, font de ce « Roi Lion » un grand, très grand spectacle qui confirme à nouveau la capacité du studio à se réinventer perpétuellement, y compris en reprenant ses propres œuvres.


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

Film techniquement complexe oblige, l’image est particulièrement soignée et les contrastes se doivent d’offrir le plus de profondeur de champ possible. Du coup, le support se révèle forcément d’une très grande qualité et particulièrement pour rendre tous les détails de l’animation, ne serait-ce que les visages des animaux, les infimes détails qui font toute la différence, ou encore les mouvements et les couleurs. Comme avec « Le livre de la jungle », l’ambiance y est plus sombre, et l’histoire passe continuellement de séquences lumineuses comme : La visite du royaume entre Simba et Mufasa, ou les chansons « To be a King » ou encore « Hakuna Matata », à d’autres plus sombres comme : Le repaire des hyènes ou celui de Rafiki. Le support se devait d’être à la hauteur, pour ne pas être en saturation lors des scènes complexes en couleurs et en lumières, comme l’ouverture. Et il l’est ! Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image qui viennent parfaitement souligner chaque détail y compris dans les effets de premiers plans ou d’arrière-plan.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 7.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 7.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne

La piste DTS-HD Master Audio 7.1, offre une excellente répartition. Les détails sonores qui ont fait la qualité et la réputation du dessin animé, comme les ambiances discrètes mais présentes des cris d’animaux au lointain, ou les détails précis de l’envol des oiseaux, le rugissement impressionnant des lions, les rires des hyènes, etc… sont parfaitement répartis pour offrir une immersion juste et précise. Une remarque tout de même, le film est à visionner impérativement (comme le dessin animé de 1994) en VO. Tant la qualité des doublages est sans commune mesure avec la distribution française. James Earl Jones (Star Wars), déjà dans présent dans la version de 1994, impose une prestance vocale inégalable dans le rôle de Mufasa. Et comme en 1994, Jean Réno (Léon) à qui incombe le rôle en VF, rate le coche et ne parvient pas à donner la moindre prestance ou le moindre relief au personnage de roi des Lions. Même chose avec Scar, Chiwetel Ejiofor (12 Years a Slave) impressionne en nuance et en puissance vocale lorsqu’il se lance dans la chanson « Be Prepared ». Donald Glover (Spider-man : Homecoming) prend la relève de Matthew Broderick  (La Folle Journée de Ferris Bueller) dans le rôle de Simba et lui donne une qualité de jeu plus nuancée et plus empreinte de souffrance intérieure en parfaite adéquation avec le personnage, alors qu’en VF, Rayane Bensetti (Tamara) est complètement à côté de son personnage. A l’instar de Jamel Debbouze (La fabuleux Destin d’Amélie Poulain) trop pénible derrière le personnage de Timon, alors qu’en VO Seth Rogen (C’est la fin) s’amuse de son personnage complètement décalé et lui donne un style et un groove surprenant. Pour conclure, la meilleure idée de cette nouvelle version du roi lion en VO est de lui offrir un casting majoritairement Afro-Américain, forcément cohérent avec l’histoire et la culture dont elle est empreinte. Ce qui n’est évidement pas le cas en VF.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 180 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

La section bonus nous propose de plonger dans les dessous du film à commencer par ce qui se passe :

Derrière les scènes, telles que : « Circle of Life », « To be A King » ou encore « Hakuna Matata ». une reprise de ces chansons en multi écran pour mieux voir les différentes étapes de la fabrication de l’animation.

Puis un making of, qui reprend en trois partie les différents éléments clé du film : La Musique, la magie de l’animation et enfin l’histoire intemporelle. C’est assez intéressant parce que l’on plonge réellement dans les dessous de fabrication d’un film qui repousse les frontières entre live et Animation CGI.

« Protéger la Tribu » est devenu presqu’une habitude maintenant avec les productions Disney, lorsque le film met en avant des animaux. Il s’agit d’une sensibilisation à la protection des lions menacés également d’extinction.

Et enfin les commentaires audio de l’équipe.