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Gemini man (Ultra HD / 4K - 60 images / seconde)

Catégorie Cinéma
Titre Original Gemini man
Genre Thriller
Pays USA
Date de sortie 22/03/2020
Réalisateur Ang Lee
Avec Will Smith, Clive Owen, Mary Elizabeth Winstead, Benedict Wong
Format Blu-ray Ultra HD
Boitier BluRay Standard
Producteurs David Ellison, Jerry Bruckheimer, Dana Goldberg
Scénaristes Darren Lemke, Billy Ray, David Beniof
Compositeur Lorne Balfe

Critique de Bruno Orru
Editeur Universal
Edition Edition spéciale
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 117 min
Support
   
   

Gemini man est un film avec un scénario dans véritable originalité mais avec des contours technologiques qui eux sont originaux ; 120 images par seconde au cinéma et 60 images par seconde en Blu-ray, véritable 3D, et ce troublant clone numérique de Will Smith, rajeuni.

Outre une histoire classique du sniper d’élite / agent qui est recherché pour être (injustement) liquidé, le film peut surprendre par la réalisation d’Ang Lee. Une démonstration technologique qui se perçoit tout au long du film par des cadres et des plans qui veulent en mettre plein les yeux. Certains sont gênés par cette démonstration, pour ma part si je l’ai noté cela ne m’a pas déplu plus que cela.

En fait, c’est bien ces moments que le propriétaire du Blu-ray mettra en avant en invitant famille et amis à découvrir ce qui pourrait être une future norme cinéma. En fait certainement non. Il faut en effet considérer que l’industrie du cinéma et les plus célèbres metteurs en scènes mondiaux ne semblent pas plus emballé que cela. Les professionnels car il faudrait repenser toute la chaîne de production et le coût financier est énorme, sans parler du temps de propagation qui serait long pour imaginer les salles de cinéma qui devraient s’équiper en conséquence. Et c’est loin d’être le cas aujourd’hui. Bref, pas certain que cette démonstration technique génère plus de buzz que celui observé à la sortie de ce film.

Revenons au film dont la réalisation se veut démonstrative. Les acteurs sont filmés le plus souvent avec une profondeur de champs vertigineuse, avec un arrière-plan d’un détail époustouflant. C’est beau mais inhabituel au cinéma. Le cadre met souvent un perspective un objet en premier plan là aussi pour qu’on s’ébahisse de l’effet produit. Et c’est vrai que cela fonctionne très bien sur le plan visuel, mais ce n’est pas toujours très porteur au niveau de l’émotion. Tiens d’ailleurs à ce sujet et c’est mon principal reproche, on a du mal à s’immerger dans l’action, plutôt spectateur comme on peut l’être d’une cinématique de jeu vidéo. L’absence d’originalité du scénario n’arrange rien, on sait déjà ce qui devrait se passer sur la suite et pour la fin.

Au-delà des sensations de détail et de profondeur de champ, j’ai également été épaté par le clone numérique de Will Smith qui, le plus souvent est très naturel. Deux moments sont moins naturels, notamment la séquence de fin sur le campus avec le jeune Will qui semble sorti d’une animation de jeu d’il y a 10 ans. Bon, c’est peut-être la 4K qui provoque cela avec sa capacité à plus faire ressortir les effets numériques de ce type.

Enfin, retenons que la cadence infernale des 120 ou 60 images secondes permet à l’œil de percevoir les mouvements avec une fluidité et une netteté incroyable. Les tirs lumineux ou les explosions de véhicules apparaissent avec un découpage inédit, amplifié avec l’effet HDR du 4K. Impressionnant ! Quant aux premiers plans déjà cités, il est difficile de ne pas être surpris par le détail de l’aspérité de la peau et les expressions du visage des acteurs, notamment de Will Smith en début de film alors qu’il se met en place pour son tir.

Cette fluidité et cette netteté est un effet bien maîtrisé par Ang Lee qui de fait offre un rythme et un montage intelligent et qui assure que le spectateur en aura pour son compte en termes de sensations visuelles.



Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma 1.85:1
   
   

Vous l’avez compris en lisant mes commentaires ci-dessus, l’amateur de belles images doit posséder ce film dans sa vidéothèque, notamment la version Ultra HD 4K. La galette est chargée à bloc avec pas moins de 90 gigas de contenu. Cela acte que la cadence de 60 images / seconde donne du volume, même avec un code HEVC / H.265 qui optimise carrément la compression.

Au niveau du matériel, il est possible qu’un blocage s’opère si vous n’avez pas de compatibilité pour du 4K à 60 i/s. Normalement en matière de téléviseur récent cela est prévu. Les amplificateurs home-cinéma récents savent également faire passer ce type de signal. Evidemment, si comme moi, vous forcez le mode de sortie vidéo pour bénéficier de réglages spécifiques, il faut désactiver ce mode pour apprécier la cadence du 60 i/s.

Dès les premières secondes la qualité est inouïe, le format 1.85 permettant de remplir tout l’écran 16/9ème apportant également une impression d’immersion visuelle. La gare de liège, le train, Will et son fusil, la petite fille dans le train… tout apparaît avec une netteté et une fluidité surprenante, voir dérangeante pour certains. Le support 4K est parfait pour capter les efforts d’Ang Lee pour assurer une expérience visuelle totalement inédite. Le film tout entier est une démo avec des séquences fortes qui démontrent le potentiel d’une captation de très haute résolution et à cadence rapide.

Cela met plus en évidence les trucages numériques, à la fois pour le décalage qu’il peut y avoir en résolution entre images naturelles et images purement numériques et c’est aussi plus perceptible par cette netteté constante qui fait mieux apparaître les subterfuges numériques.

Le HDR fonctionne très bien (Dolby Vision non testé), donnant une belle lisibilité dans certains séquences sombres et un éclat vif pour les trainées lumineuses des tirs de mitrailleuse ou les explosions. 


Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais Dolby Digital 7.1 Oui Non Non Bonne Bonne Bonne
Français Dolby Digital 5.1 Oui Non Non Bonne Bonne Bonne

Quel dommage que la VF soit en simple Dolby Digital, car la piste Dolby Atmos VO est remarquable. Les dialogues sont d’une grande clarté, avec un accompagnement musical bien dosé.

La spatialisation totalement maîtrisée pour offrir un champ sonore totalement immersif, avec des détonations qui claquent, des explosions qui vont loin dans le grave et une localisation fine des bruitages d’ambiance ou des cliquetis de fusils lors des scènes de combat. De fait, au-delà de l’expérience visuelle novatrice, celle-ci est formidablement bien soutenu par ce mixage. Test en configuration 7.2.4


Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 0 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
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  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Test exclusivement sur le disque Ultra HD / 4 K qui ne comporte pas de bonus.