Donnez votre avis!
Images du film
Images des bonus

Par un beau matin d'été

Catégorie Cinéma
Genre Policier
Pays FR
Date de sortie 21/10/2020
Réalisateur Jacques Deray
Avec Jean-Paul Belmondo, Sophie Daumier, Geraldine Chaplin, Akim Tamiroff, Jacques Higelin
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Paul-Edmond DeCharme
Scénaristes Georges Bardawil, Jacques Deray, Maurice Fabre, M. Andriard et Didier Goulard
Compositeur Divers

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Fox pathé europa
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 100 min
Support
   
   

A la recherche d'un coup qui leur permettrait de prendre leur retraite, un couple d'escrocs de petite envergure projette d'enlever la fille d'un riche Américain.


Après avoir travaillé comme assistant réalisateur avec Jules Dassin, Luis Bunuel et Gilles Grangier, entre autres, Jacques Deray, débuta sa carrière de réalisateur en 1960 avec « Le Gigolo », un drame avec Jean-Claude Brialy. Mais très vite il montra une certaine appétence pour les films noirs, avec des truands et des policiers à leurs trousses. Comme en 1963 avec « Riffifi à Tokyo » où Charles Vanel faisait partie d’un groupe de gangster désireux de s’emparer d’un diamant hors de prix à Tokyo. Et la même année : « Symphonie pour un massacre » avec Jean Rochefort et à nouveau Charles Vanel. C’est en 1965, que le réalisateur va signer l’une de ses plus belles réalisations, et très certainement l’une de ses plus sensibles. 


Car en adaptant l’un des auteurs de polars les plus en vogue du moment : James Hadley Chase, et son roman édité en 1963 : « One Bright Summer Morning » (Un beau matin d’été), le réalisateur se donne les moyens de ne pas faire dans la simple caricature de brigands, mais plutôt dans des relations plus complexes, contrariées et mises en danger pour les besoins d’un vilain particulièrement réussit. Et pour cela le réalisateur va utiliser une mise en scène assez simple et efficace qui repose principalement sur la qualité de jeu des acteurs et sur leurs capacités a désarçonner le spectateur en ne sachant pas s’il doit rire ou s’offusquer. Ainsi, le couple Monique et Francis, joue des charmes de la première pour que le deuxième vienne dépouiller leurs victimes.


Et le réalisateur d’utiliser tous les codes de construction d’un polar, avec de belles propriétés, des méchants avec un accent à couper au couteau, des entourloupes, des victimes apeurées ou revancharde, et un brin de subversion (Sophie Daumier masquant ses seins nus de ses mains) voilà ce que le Jacques Deray trouve dans le remarquable roman de Chase et qu’il parvient à mettre en image dans un noir et blanc assez peu contrasté pour rendre encore plus intemporel l’ensemble. Ici, chaque personnage garde une part de lumière éclipsée par son ombre, à l’exception du couple, lumineux virevoltant et plein d’énergie et d’innocence qui les mènera petit à petit à une conclusion qu’ils n’attendaient pas forcément.


Et c’est d’ailleurs la première fois que Jean Paul Belmondo (Le Marginal) va proposer sa composition toute en énergie, en gestes exagérés et en dictions très envoyées. Un style qu’il peaufinera tout au long de sa carrière et qui deviendra son image de marque. Belmondo est ici, tout en décalage avec l’action qui se joue devant eux, à l’exception du final où l’acteur se révèlera plus sensible et plus subtile dans son jeu. Même constat avec Sophie Daumier (Une Histoire Simple), dont la fraicheur de jeu ne laisse pas indifférent, et qui vient compléter avec talent, le jeu de son partenaire. L’actrice y est pétillante et se révèle parfois sombre pour mieux laisser le contraste apparaitre chez son personnage.


En conclusion, souvent oublié dans les biographies résumant les adaptations au cinéma de l’œuvre foisonnante de James Hadley Chase, « Par un beau matin d’été », est pourtant une remarquable réussite de Jacques Deray. Notamment parce que le réalisateur a su mettre en lumière la noirceur de ce roman où tout le monde tente de trouver un intérêt dans une affaire qui semble n’être qu’un simple règlement de compte entre malfrats. Mais Deray, bien plus subtil qu’il n’y parait en fait naitre toute la sensibilité et laisse aux acteurs principaux la possibilité de montrer toute l’étendue de leur palette de jeux. A noter la présence au générique de Géraldine Chaplin (Le Dr Jivago) qui signait là son premier vrai rôle, après une courte apparition dans l’un des chefs d’œuvres de son père, Charlie Chaplin : « Les Feux de la Rampe »




Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 1.66:1
   
   

Le travail de restauration est absolument remarquable avec un noir et blanc particulièrement bien dosé, qui donne un nouveau relief. Le film est débarrassé de ses défauts et nous donne ainsi un film touchant, et des environnements qui gagnent en nuances. Le support est de toute façon remarquable de précision et donne ainsi au film une nouvelle jeunesse qui mérite de s’y arrêter.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Français DTS HD Master Audio 2.0 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

La piste DTS-HD Master Mono ne masque pas le passage du temps, mais se révèle d’une grande précision et met parfaitement en valeur les dialogues et les effets sonores. Jamais dans l’excès, la piste Audio est parfaitement bien harmonisée pour que les dialogues ne soient pas effacés par la musique qui parvient à se faire suffisamment discrète pour être oubliée.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 27 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Un entretien autour du film de 27 minutes passionnant.