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Delta Force

Catégorie Cinéma
Titre Original The Delta Force
Genre Action
Pays USA/Israël
Date de sortie 08/08/2012
Réalisateur Menahem Golan
Avec Chuck Norris, Lee Marvin, Martin Balsam, Joey Bishop, Robert Forster, Lainie Kazan, George Kennedy, Hanna Schygulla, Susan Strasberg, Bo Svenson, Robert Vaughn, Shelley Winters, William Wallace, Charles Floye, Steve James, Kim Delaney, Jerry Weinstock, Marvin Freedman, Bob Levit, Chelli Goldberg, Chris Ellia, Jerry Lazarus, Natalie Roth, Jerry Hyman, Gael Lehrer , Hank Leininger, Howard Jackson, Eric Norris, Zipora Peled, Aaron Kaplan, Caroline Langford, Yehuda Efroni, David Menahem, Shaike Ophir, Avi Loziah, Uri Gavriel, Panos Nicolaou, Elki Jacobs, Menahem Einy, Assaf Dayan
Producteurs Menahem Golan ; Yoram Globus
Scénaristes James Bruner ; Menahem Golan
Compositeur Alan Silvestri

Critique de Simon Bitanga
Editeur Fox pathé europa
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 129 min
Support
   
   

19 Juillet 1985 - Athènes : le Boeing 707 comprenant une bonne centaine d’américains est pris en otage par les membres du Mouvement Révolutionnaire du Nouveau Monde, une organisation (libanaise ?) luttant activement contre les forces antisocialistes, le terrorisme, le sionisme et l’impérialisme US (rien que ça).  
Si la situation emprunte la pire des tournures, il faut les compétences des meilleurs, des inintimidables, de l'élite de l’élite habituée aux périls de l'extrême quel que soit le coin du monde concerné : la Force Delta, dirigée par le Colonel Alexander (Lee Marvin). Si son adroit second le Capitaine Scott McCoy (Chuck Norris) accepte de sortir de sa retraite, les chances de succès seront multipliées par 100.

MOTOCROSS MANIACS  

Tout comme Portés Disparus, Delta Force puise sa base scénaristique d'après des évènements réels
(ici les relations diplomatiques confuses entre les USA et l'Iran depuis fin 1979, le détournement du vol TWA 847 en Juin 1985) et va se diviser sans peines en 2 parties, pas toujours égales mais bien distinctes :  

PARTIE 1 : LES OTAGES ET LA NEGOTIATION  

Abdul Rafai (Robert Forster (The Descendant, Jackie Brown, Le Trou Noir), qu’on reconnaît difficilement) et son acolyte Mustapha (David Menahem) détournent l'avion et via quelques escales, le redirigent vers Beyrouth où se trouve le QG du Mouvement.
Outre leurs habituelles justifications, les preneurs d'otage, armés et remontés, ne sont pas écrits comme la caricature plein trait du terroriste fanatique au dernier degré : bien qu'autoritaires (ils seront amenés à en cogner, du monsieur), il respecteront femmes (enceintes), enfants ... et sauront, à l'occasion, reconnaître la valeurs des gens à bord. Par contre, leurs relations moins frangines avec les juifs occasionneront une GROSSE complication des évènements, à laquelle Ingrid (Hanna Schygulla), l'hôtesse de l'air, aura son importance.  

Flirtant avec les canevas (humains) du film catastrophe, on retrouvera des couples (ou pas) de personnes âgées, des familles unies, des jeunes hommes capables, un prêtre (Georges Kennedy, habitué aux problèmes en plein air avec la série des Airport) et ses consoeurs ... qui devront faire face à l'adversité passant par du stress, de la chaleur, de la fatigue, des supplications pleines de larmes, des tentatives de raisonnement dans le sang et le courage. Pas de remarques désobligeantes sur le jeu, généralement assidu et probant.  

Cette partie est très sérieuse. Parfois tendue, souvent grave, l'un peu plus d'une heure pleinement focalisé sur le sort des passagers + celui des ravisseurs peut s'avérer au final un peu longuet (d'autant plus que nos Action Men rongent leur frein en attendant d'intervenir. Ils suivront la cible, amélioreront leur temps à l'entraînement et feront ami-ami avec les Services Secrets Israéliens). 

PARTIE 2 : L’ESQUADRON DELTA ET L’ACTION  

25 avril 1980 - Désert iranien, Téhéran : v'la t’il pas que ça fait 30 secondes que le film commence qu’il y a une grosse explosion (d'hélico). Il s'agit d'une mission qui tourne à l'échec ...

Cet opening visera à démontrer que :  
- McCoy est un héros
, même que surtout dans les pires moments (il prendra tous les risques pour laisser le moins de camarades dans la panade derrière lui) ;  
- McCoy est un homme d'opinions fortes (la débâcle de cette campagne de nuit en plein désert, en incombant aux ordres de gratte papiers / autres (mauvais) stratèges de bureau en dépit des avis d'experts sur le terrain, lui feront démissionner par dégoût) ;  

Une fois revenu sur sa parole 5 ans plus tard et ayant réintégré ses fonctions, il attend avec ses potes de localiser l'(es) endroit(s) où agir, le créneau et surtout l'aval du Colonel.

Après donc 60 minutes de film (ponctuées de tentatives qui ne s'emboîteront pas toujours comme prévu), ils ont enfin le feu vert pour tout faire péter et vu comment ont les a contenu longtemps, on va vous en donner pour votre argent dans cette seconde partie vraiment cash : ils débarquent avec des gros joujoux mobiles dotés de technologies de l'époque (des phares à la lumière noire !), assez d'explosifs et de quoi mitrailler la gueule à quiconque en fer, en chair ou en tissu leur barrera la route (ils ont du activer le code "Munitions illimitées" sur l'Action Replay de leurs armes) ! Ce sont des gros bourrins, mais ne vous inquiétez pas, ce sont avant tout des gros bourrins professionnels (capables de raser un quartier tout en distinguant dans la cohue l'ennemi (même bien planqué) à abattre du civil à escorter ... C'est leur métier) !  

Ca valorise un peu le travail d’équipe et les compétences du corps d'élite en pleine mission (le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils appliquent à la virgule près le code des Marines), mais c'est quand même McCoy qui sera le porte étendard de la bravoure !
Bien que maîtrisant l'art du tabassage et du flinguage, son grand délire reste la moto : véritable Dave Mirra de la Delta Force et roi de la roue arrière, il part en solo éclater de la jeep ennemie avec son Tonnerre Mécanique équipé de missiles sortant parfois de l'impensable (!), dans ce qui est très sûrement le point d'orgue incontournable du film !!

On verse dans du spectaculaire avec cette tournure presque cinoque de héroïsme (les méchants, pourtant fort en nombre et correctement armés, ont l'IA réglée en mode "Very Easy" et meurent par packs de 24), dont Alan Silvestri (Predator, Judge Dredd, pratiquement tous les scores de Robert Zemeckis, ...) nous a concocté un thème principal impérial ... et parole que vous vous en souviendrez un moment (elle intervient toutes les fois où un exploit est noté, un peu comme dans un épisode en VF du Capitaine Flam ou du shérif de l'espace X-Or) !
Ca devient rapidement trop gros pour coller à la première partie mais c'est exécuté avec un sérieux tellement incroyable qu'on pourrait éprouver une sorte de joie dans toute cette improbabilité : faire avaler du grand saugrenu, c'est peut-être ça, le vrai talent. 
 

Pour le jeu des acteurs ci-présents, on (peut) excuse(r) les compositions (limitées en temps) de Lee Marvin et Robert Vaughn mais il faudra dealer surtout avec celles, pour le coup (plus) limitées, du grand Chuck, où si vous n'en êtes pas à votre premier film avec lui c'est comme d'habitude (pas plus mis en avant d'un point de vue du personnage que ses relations et situation professionnelles). C'est un militaire qui a ses meilleures réactions dans ... l'action (ce petit mouvement de tête avant de balancer la roquette de son 2 roues !!) et ça s'arrête grosso-modo là.

On sent qu'une grosse logistique a été mise en place. On passe par différentes locations (Iran, Grèce, USA, Algérie, Liban) sans trop se rendre compte que le programme a presque entièrement été tourné en Israël, les plans + leur montage restent plutôt correct et les bâtiments / véhicules sont dynamités pour de vrai, tout comme l'exécution des cascades ...  

Si il fallait trouver un élément hypocrite pour certains, intéressant pour d'autres : la fin (pour le moins, l'image de fin), qui sera laissée pour le coup à votre appréciation.  

CONCLUSION :  

Aucun conflit (au monde) n'est insoluble quand on a la Foi, la Force et des Hommes de la veine de McCoy : Delta Force démontre cet adage avec sa toute puissante relativité (les méchants mettent 1h20 pour monter leurs affaires dans la terreur et un peu de compassion ; les gentils mettront 30 minutes à tout déboîter avec ses frappes chirurgicales se résumant à du jamais plus tactique que du bourrinage).  
Au delà de son statut culte auprès d'une certaine génération (à avoir connu quand on est encore impressionnable) ou autre cercle d'adorateurs d'un autre genre (considéré comme une cuvée nanarde de choix à déboucher régulièrement), Delta Force = Portés Disparus en encore plus friqué, encore plus inégal dans sa présentation / répartition (si vous regardez les 2 premiers Portés Disparus, le constat est un peu identique) mais encore plus explosif (quand le solennel est atomisé par le spectacle), très certainement conscient de son ânerie de construction mais inconscient de l'effet sur les spectateurs.    

Si vous le prenez au sérieux, message de fond compris ou non, au moins 30% du métrage ne devraient pas poser de problème, le côté historique des évènements aidant.  

Si l'irrationnel vous amuse, vous ne regretterez rien : c'est un peu rétro, pas fatalement cohérent (en gros : comment aurait fait la Delta Force (de Chucky) si ils avaient été sur le terrain lors de la vraie histoire) mais arrive presque à être indirectement plus drôle à s’en bloquer la mâchoire que des parodies du genre diffusées ultérieurement.  

Si vous avez avant tout envie de mouvement et que la parlotte c'est de la gnognotte pour les chochottes, faites comme (certains avec) Titanic et Pearl Harbor : avancez jusqu'au milieu du film, c'est là que la fête se passe.  

Si vous éprouvez un brin de lassitude avec une formule Chuck sans évolutions majeures, Expendables 2 sera, pour ses rôles et son image, le moment de l'ultime autodérision.

Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 1.85:1
   
   

Quelques passages sales (certains plans serrés notamment) mais une expérience qu'on suppose proche de celle du cinéma du temps de sa sortie : claire, propre, détaillée, profitant d'un grain d'image des plus sympathiques et bien défini. On peut toujours réclamer du mieux et du plus sur ce chapitre mais la qualité, assez satisfaisante, est supérieure à toutes les éditions jamais éditées à ce jour.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 2.0 Oui Non Non Insuffisante Moyenne Moyenne
Castillan DTS HD Master Audio 2.0 Oui Non Non Insuffisante Moyenne Insuffisante
Français DTS HD Master Audio 2.0 Oui Non Non Insuffisante Moyenne Insuffisante
Italien DTS HD Master Audio 2.0 Oui Non Non Insuffisante Moyenne Insuffisante
Allemand PCM 2.0 Oui Non Non Insuffisante Insuffisante Insuffisante
Espagnol Sous-Titrage Oui Non Non      
Néérlandais Sous-Titrage Oui Non Non      
Portugais Sous-Titrage Oui Non Non      

Le film en version anglaise se suit sans difficultés en dépit de son format DTS HD Master Audio Stéréo 2.0 interdisant le sursaut d'un vrombissement de caisson, l'immersion d'une spatialisation adroite (ici c'est du genre enceinte gauche / droite) ... bref ce qui peut être gênant quand il s'agit d'un programme composé à 50% de détonations d'explosions et coups de feux.
 
Là où la version allemande vous ramènera à l'ère du VCD (seule piste en Stéréo 2.0 pure), les autres doublages en DTS HD Master Audio Mono sont tous un peu plus contenus que la version américaine, qui sera préférable à sélectionner de par son parlé (on alterne avec de l'arabe, de l'hébreu, du ricain et ... du français (temporairement photographe pour la CBC du Canada, McCoy annoncera quelques mots en VF pas mallement par ailleurs). Dans ces moments-là, le sous-titrage en anglais sera inscrit directement sur la pellicule, composant avec l'un des 8 sous-titrages - anglais, espagnol, français, italien, castillan, allemand, néerlandais, portugais) et son rendu général : clair, consistant mais sans grands éclats.    

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 2 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Ne vous étonnez pas si jamais le film démarre prompto sans que vous ne puissiez attendre de menu pour les paramétrage : il n’y en a pas ! Des éléments apparaîtront en bas de la TV à n’importe quel moment de votre pression sur la touche MENU.
Il y aura : 
- Lecture / Pause 
- Configuration de sous-titres
(Anglais pour sourds et malentendants, Espagnol, Français, Italien, Castillan, Allemand, Néerlandais, Portugais) et de pistes son HD Master Audio (Anglais Stéréo ; Français Mono ; Italien Mono ; Castillan Mono) ou Dolby (Allemand Stéréo)
- Chapitres (en 24 parties)
- Bonus : la bande annonce SD en VO du film où la neutralisation des preneurs d’otages nécessite un nouveau type de héros pour se battre (pour l’Amérique) !! Force Delta !! Avec Chuck Norris et Lee Marvin (il n’est pas impossible qu’elle soit réduite à un peu moins d’un quart d’image et coincée en haut à gauche de celle-ci …).