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L'acteur Michel Piccoli est décédé à l'âge de 94 ans


Le monde du cinéma français vient de perdre l’une de ses figures majeures et infatigables : Michel Piccoli qui avait acquit ses lettres de noblesses auprès du public dans des films comme « Le Mépris » de Jean Luc Godard en 1963 ou encore « Les Choses de la vie » de Claude Sautet en 1970.


Né en 1925 à Paris d’un père violoniste et d’une mère Pianiste, Michel Piccoli suit très tôt des cours de théâtre, d’abord aux côtés d’Andrée Bauer Thérond, une grande actrice de théâtre de la fin du XIX début XXème siècle, puis au cours Simon. Il intégrera par la suite les compagnies Renaud-Barrault, Grenier-Hussot ou encore le novateur Théâtre de Babylone. Malgré quelques apparitions au cinéma chez Christian-Jacques dans « Sortilèges » en 1945 ou chez Louis Daquin dans « Le Point du jour » en 1949, c’est le théâtre qui verra évoluer avec brio le jeune Michel Piccoli, dans la première partie de sa carrière.


Il faudra attendre 1962 et « Le Doulos » de Jean-Pierre Melville, pour que la carrière de l’acteur commence à intéresser le cinéma. Dans le rôle d’un malfrat, Michel Piccoli va intéresser Jean-Luc Godard pour son prochain film : « Le Mépris ». Ce dernier lui offre le rôle de Paul, un scénariste chargé de retravailler le script d’un film qui doit être tourné par Fritz Lang.  Le rôle de la jeune épouse est joué par la star féminine du moment : Brigitte Bardot.  Nous sommes en 1963, l’acteur s’installe durablement dans le cœur du public français. Il sera associé, dés lors, à toutes les productions les plus réjouissantes des décennies à venir.


On le retrouvera chez Jean Renoir, René Clair, René Clément, Alain Resnais, des réalisateurs emblématiques du cinéma français, mais également et surtout dans une nouvelle génération, qui, à l’instar de Godard, veut faire du cinéma autrement : Jacques Demy, Agnès Varda, Jacques Doillon et tant d’autres. Le Comédien s’exporte également en Italie où il jouera dans le très scandaleux « La Grande Bouffe » de Marco Ferreri en 1973, ou encore en Espagne avec « Belle de Jour » de Luis Bunuel en 1966, ou encore aux Etats-Unis dans « L’Etau » d’Alfred Hitchcock en 1969. La liste des réalisateurs étrangers et français qui font appel à Michel Piccoli est impressionnante.

 


En France c’est avec Claude Sautet que l’acteur trouvera ce que l’on peut appeler son Alter égo avec des films comme « Les Choses de la vie » (1970) en compagnie de Romy Schneider ou « Vincent, François, Paul et les autres » en 1974 avec Yves Montand.  Piccoli devient l’acteur fétiche du réalisateur avec qui il va tourner 5 films, tout comme avec Ferrerri qui signera sept films avec l’acteur et Bunuel qui collaborera avec Piccoli sur 6 films, majeurs dans la carrière du réalisateur espagnol.


Michel Piccoli, acteur caméléon, qui n’hésita pas à se mettre en danger dans des rôles chaque fois plus complexes. Militant, il resta fidèle à ses valeurs et à ses idéologies en soutenant François Mitterrand ou Lionel Jospin dans leurs campagnes présidentielles. Ces dernières années, l’acteur fut plus rare au cinéma, mais ses apparitions furent, chaque fois un événement comme avec « Habemus Papam » de Nanni Moretti en 2011. Son interprétation d’un Pape dépressif et en proie au doute, soulève l’enthousiasme général. Et même si « The Artist » de Michel Hazanavicius est venu lui ravir les honneurs, sa prestation est restée gravée dans tous les esprits. 


Michel Piccoli s’est éteint ce matin à l’âge de 94 ans.