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Disparition d'Ennio Morricone


« Il était une fois dans l'ouest », « Le Professionnel », « Sacco et Vanzetti » etc. La liste est incroyablement longue des films dont l'atmosphère baigne de la musique de ce compositeur, à la fois emblématique et iconique. Né en 1928 Ennio Morricone, trompettiste de formation, s'est très rapidement fait connaitre dans les années 50, comme arrangeur pour des artistes de variétés, pour des émissions de télévision ou encore pour la radio. C'est en 1961 qu'il va écrire sa première musique de film pour Luciano Salce et son œuvre : Il Fédérale (Mission Ultra Secrete). 


A partir de ce moment la légende est en marche. Notamment parce que son ami d'enfance Sergio Leone, ça prendre contact avec lui pour signer la musique de « Pour une poignée de Dollars » en 1966, suivront « Le bon, la brute et le truand » en 1966 et enfin le mythique « Il était une fois dans l'ouest » en 1968. Le compositeur va signer plus de 500 Musiques de films, avec des moments de bravoures proche du génie, à l’instar de cet harmonica qui pleure sa solitude dans l’intro d’« Il était une fois dans l’Ouest » ou encore cette mélodie sifflée dans « Pour une poignée de Dollars ». 


Mais Ennio Morricone, si sa carrière est curieusement associée aux Western, reste l’un des compositeurs qui aura permit à es films de rentrer dans l’histoire du cinéma par l’osmose qu’il a su créer entre l’univers du réalisateur, l’histoire du film et sa musicalité. On le retrouvera chez les plus grands réalisateurs Italiens : Pasolini (Salo ou les 120 journées de Sodome (1975)), Sergio Léone, nous l’avons vu, Bertolucci (Prima Della Rivoluzione (1964), Giantaldo  avec « Sacco et Vanzeti » (1971) dont la chanson chantée par Joan Baez sera reprise par bon nombre d’artiste et résonnera longtemps comme un chant partisan, pour ne citer qu’eux, mais également en France avec Henri Verneuil et son « Clan des Siciliens » en 1969, ou encore Molinaro avec « La Cages aux Folles » (1978) et puis évidemment « Le Professionnel » (1981) et son thème : « Chi Mai » si souvent reprit.


Italien dans l’âme et dans le cœur, Ennio Morricone a toujours refusé de quitter son pays même lorsque Hollywood lui offrait des ponts d’or. Il signera pourtant des œuvres majeures pour Terrence Mallick (Les Moissons du Ciel (1978)), pour John Carpenter (The Thing (1982)) ou encore pour Rolland Joffé (Mission (1986)) ou Brian De Palma et sa version des « Incorruptibles » (1987).

Ces dernières œuvres marquantes il les offrira à Quentin Tarantino : « Kill Bill vol.2 » (2004), « Inglorious Bastards » (2009), « Les Huit Salopards » (2015), à Clint Eastwood : « American Sniper » (2015), à Terrence Mallick pour son documentaire « Voyage Of Time » en 2016, mais également à un français : Christian Carion pour « En Mai fais ce qu’il te plait » en 2015.


Le Maestro s’en est allé à l’âge de 91 ans, en douceur et sereinement selon les dires de son entourage. Il nous laisse une œuvre somme et magnifique.