PowerDirector 20 / 365 – Gestion de projets et conception menus DVD et Blu-ray


A DVDcritiques nous aimons consommer du DVD et du Blu-ray mais nous aimons aussi en produire. PowerDirector est l’une des solutions de montage vidéo que nous affectionnons. Cyberlink a su construire au fil des versions une interface intuitive qui dirige vers des options à plusieurs niveaux de complexité ; cela permet au débutant de trouver rapidement un choix d’opération et d’options de base et à celui qui souhaite aller plus loin d’avoir accès à des options plus poussée.

D’ailleurs quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que la panoplie de fonctions et l’options sous-jacente est proche de certaines solutions semi-pro ou pro. Bien évidemment des différences existes mais si l’on considère une interface facile d’accès et un prix raisonnable, PowerDirector est une alternative intéressante.

Aujourd’hui Bruno souhaite vous partager sa façon de travailler avec la notion de projets. C’est une possibilité qui existe depuis plusieurs versions maintenant et qui permet à celui qui réalise un montage basé sur différents éléments de faciliter leur gestion et leur consolidation. Il vous explique ensuite comment ces projets peuvent également faciliter la conception d’un menu multi-titres, ce qui n’est pas vraiment expliqué dans la documentation Cyberlink.

Par Bruno Orrù

Bien que basées sur PowerDirector 19, les explications ci-après sont applicables aux versions précédentes (et certainement les suivantes) et PowerDirector 365 si vous avez la version abonnement.

Notion de projet
Un projet nait à partir du moment où vous ouvrez l’éditeur pour réaliser un montage. Il prend la forme d’un fichier pds, celui-ci renfermant toutes les informations repérant les sources utilisées et les informations techniques relatives au montage. Cela inclus tout ce que vous faite sur la ligne de temps ; les effets, les transitions, l’import et l’application d’objets etc. Si vous faites du multicam, cela inclus bien évidemment le résultat du montage issu de la sélection multicam.

Pourquoi travailler en multi projets ?

Dès que vous réalisez un film dont la durée est de plusieurs dizaines de minutes, il devient préférable de découper son travail en plusieurs projets.
  • Cela permet de ne pas créer un projet « monstrueux », lourd à manipuler par la multitude d’éléments sources et d’ajustements réalisés.
  • Cela facilite la production du fichier vidéo en sortie puisque la durée du montage est réduite.
  • Si par malheur vous avez un fichier corrompu, perdu ou effacé, vous n’avez pas à tout refaire.
  • Et cela peut permettre de faciliter le travail à plusieurs. En effet, si vous réalisez une production qui nécessite un travail rapide, il est alors possible de confier le montage et la production à plusieurs personnes. Chacun de leur projet viendra alors se consolider dans le projet des projets.

 

Le projet des projets
Quand on réalise un film structuré en plusieurs projets, il faut au final créer un projet « maitre » qui va réceptionner l’ensemble des projets « nourriciers ». C’est une opération que je conseille de réaliser au dernier moment, même si chacun des projets nourriciers peut par la suite être ajusté au sein du projet maitre.

Vous allez me dire mais Bruno, pourquoi s’embêter à consolider des projets au lieu d’importer les différentes séquences vidéo dans ton projet maitre, c’est plus simple non ?

C’est peut-être plus simple (mais pas certain) mais cela présente trois inconvénients.
  • Le premier est qu’à chaque correction, il faut produire de nouveau le film ; si vous travaillez en production 4K c’est parfois long, même avec des machines véloces.
  • Mais en procédant de la sorte, vous opérez une première conversion de l’élément vidéo source qui sera ensuite de nouveau converti lors de la production finale. Et cela se voit ! Y compris – voir même surtout - quand vous opérez une conversion descendante Full HD (Blu-ray) ou SD (DVD) pour une production de disque. Quand vous opérez en gestion de projet, la production finale ira chercher les éléments sources originaux, sans aucun pallier de dégradation.
  • Si vous travaillez à plusieurs et que vous êtes le responsable, vous voudrez peut-être modifier un élément du montage au niveau de la coupe ou d’un choix artistique par exemple. Avec un fichier déjà produit nous ne pourrez pas intervenir vous-même, il est donc préférable d’avoir à disposition le projet et ses éléments sous-jacents.

Bien entendu, que vous travailliez seul ou à plusieurs, la gestion doit s’adapter.

Gestion des projets
Un projet nourricier va apparaître comme un tout dans la ligne de temps, nommé par son nom de projet pds. Il suffit de double cliquer dessus et le montage apparaît, avec l’ensemble des travaux réalisés. Quand on double-clic un nouvel onglet apparaît, permettant de travailler aux ajustements souhaités, qui seront pris en compte dans le bloc matérialisant le projet.

On comprend dès lors que tout travail post consolidation est automatiquement pris en compte.

Si vous le souhaitez, vous pouvez supprimer un projet nourricier pour travailler dessus de manière indépendante et l’importer de nouveau plus tard. En fait, la consolidation en projet maitre n’est en rien bloquante ou restrictive. Y compris pour la mise œuvre d’une structure poussée de menu pour la création d’un disque. A ma connaissance, dans le domaine « grand public », PowerDirector est le seul à offrir ce type de possibilité.

Ci-dessous, voici une ligne de temps dans un projet maitre, composé de 4 projets nourriciers. Notez les onglets qui matérialisent les projets nourriciers et qui vous permettent d’aller travailler de nouveau en édition si nécessaire. 




Création d’une structure de menu avec différents titres
Généralement quand vous souhaitez réaliser un disque, vous placez les différents éléments dans une ligne de temps, vous créez le chapitrage puis vous passez au choix du menu (cf capture ci-dessus).

C’est en effet la solution la plus simple mais cela débouche sur une structure de menu avec seulement deux options : lancement du film, accès aux chapitres.

Et vous ne pouvez pas créer de sous-menus, permettant par exemple de proposer une section bonus, making-of, diaporama… ou si vous souhaitez découper le film en différentes parties, chaque partie disposant d’un chapitrage spécifique.

En effet avec PowerDirector, tout ce qui est sur la ligne de temps lorsque vous lancez la création d’un disque va constituer un titre (et un seul). Et si vous avez défini des chapitres, votre disque sera donc constitué d’un titre et de plusieurs chapitres.

Pour la création de sous-menus il faut impérativement créer plusieurs titres et cela n’est pas possible depuis l’interface d’édition.

Pour cela je vous propose le mode opératoire ci-après. Il vous permet de créer une interface professionnelle, qui fonctionne avec les menus de base proposés ou avec des menus importés ou élaborés par vous-même.

Suite des explications en suivant ce lien