Abyss

Catégorie
Cinéma
Titre Original
The Abyss
Pays
USA
Date de sortie
29/03/2024
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Producteurs
Gale Anne Hurd et Van Ling
Scénaristes
James cameron
Compositeur
Alan Silvestri et Robert Garrett
Edition
Standard
DureeFilm
165
Support
Critique de Emmanuel Galais

Un commando de la Marine américaine débarque à bord de la station de forage sous-marine DeepCore, afin de porter secours à un sous-marin échoué dans les profondeurs. L'équipe de Bud Brigman accueille ces nouveaux arrivants, ainsi que Lindsey, future ex-femme de Bud. Alors que les travaux de récupération commencent autour du submersible naufragé, l'équipage de DeepCore doit faire face à des phénomènes inexpliqués. Et s'ils n'étaient pas seuls, dans les abysses ?


Après « Terminator » qui l’a fait connaître du grand public, « Aliens le Retour », qui lui offrait sa légitimité, James Cameron avait besoin de définitivement assumer son statut de réalisateur de l’extrême. Et c’est avec « Abyss » qu’il va le faire. D’après une histoire qu’il avait déjà écrite alors qu’il n’était encore qu’étudiant, Cameron va signer l’un des films les plus ambitieux, et peut-être l’un de ses plus mauvais score au Box-Office : 90 Millions de $ de Recettes pour un budget de 47 Millions de $, comparé aux près de 185 Millions de $ d’ « Aliens le retour » (pour un budget de 18), les 78 Millions de $ de « Terminator » (Mais pour un budget de 6), mais peu importe, le film est resté dans les mémoires, comme celui où James Cameron se donnait les moyens de ses ambitions.


Directement inspiré de films comme « 2001, L’odyssée de l’Espace » (1968) de Stanley Kubrick et de « Rencontre du Troisième Type » (1977) de Steven Spielberg, « Abyss » qui va suivre les mésaventures d’une équipe travaillant dans une station de forage, qui doit s’associer à un commando de marines, afin de retrouver un sous-marin nucléaire qui se serait échoué dans les bas-fonds de l’océan. Bien sûr, rien ne va se passer comme il le faudrait et surtout quelque chose semble venir des fin fonds de l’océan, comme une intelligence extra-terrestre, est un film de science-fiction pas comme les autres dans lequel le réalisateur va mettre tous ses ingrédients favoris : Les marines, la science-fiction et les créatures venues d’ailleurs, mais va pousser le curseur là où personne n’est encore allé : Dans le fond des Océans.


La mise en scène de Cameron est parfois déroutante, notamment autour de ces créatures qui seront à l’origine de l’échouage du sous-marin, que l’on va voir ensuite, un peu plus loin dans le film pour ne plus en entendre parler pendant un moment, jusqu’à la toute dernière partie du film. Mais l’intérêt du film réside principalement, tout d’abord dans les techniques utilisées pour filmer sous l’eau, dans un bassin, que le réalisateur va faire construire sur la base d’une ancienne construction de centrale laissée à l’abandon. Mais surtout dans le travail de la ILM (Industrial Light & Magic), société créée par Georges Lucas pour les besoins de « Star Wars », et qui compte une bande de « Géo Trouvetouts » qui vont chaque fois repousser les limites des effets spéciaux et vont créer une sorte de morphisme, qu’ils réutiliseront encore plus dans « Terminator 2 », 2 ans plus tard. Synonyme de tous les extrêmes en matière de tournage, « Abyss » fut un enfer pour les comédiens, pour l’équipe de tournage en général qui dû faire face à de nombreux obstacles, mais le résultat est un film hybride entre science-Fiction et film de « Courage » où une équipe se lance dans une sorte de mission suicide pour ensuite devoir se livrer à un sacrifice héroïque en vue de sauver la planète. James Cameron, y met tout ce qu’il aime, les personnages non conventionnels, l’amour compliqué, l’esprit d’équipe, l’héroïsme et le don du sacrifice. Mais le film semble parfois se perdre dans ses thèmes.


Alors si « Abyss » a finit par trouver sa voie dans le rayon des films culte, son accueil à sa sortie fut mitigé, et même plusieurs décennies plus tard, si les qualités du film nous sautent aux yeux, pour être honnête, il faut bien dire que Cameron nous livre toutefois une œuvre un peu irrégulière qui souffre de quelques longueurs, mais se rattrape par des moments de grâce, lorsqu’il se recentre sur son sujet des fonds marins et laisse de côté les actions militaires.


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
Ultra HD 2160p
Format Cinéma
2.40:1

Il est certain que la majorité des amateurs de films vont tirer un grand plaisir à visionner les trois films de James Cameron qui arrivent (enfin) en version Ultra HD 4K : The Abyss , True Lies et Aliens. Mais, très vite au visionnage on s’aperçoit que les transferts vidéo qui sont proposés ne semblent pas correspondre aux standards d’aujourd’hui, y compris pour des films de cette époque. 


Ainsi les trois films présentent des couleurs bouchées, des blancs totalement surexposés et des dégradés avec des aplats. The Abyss est le plus ancien des films et l’on perçoit que le travail de restauration a été mené différemment des autres car les symptômes précités sont moins marquants. La descente dans les profondeurs est agréable, avec des détails bien plus précis que l’ancêtre DVD d’il y a 20 ans avec une résolution huit fois moindre. Autrement dit, il y a de quoi se régaler les papilles.


La 4K fait également apparaitre plus facilement des problématiques de détourage des effets spéciaux mais cela n’est en aucune façon dérangeant. Si vous êtes amateurs de ces films vous aurez en main la meilleure façon possible de les visionner. Certes, nous aurions pu en attendre un meilleur écrin sur le plan visuel, mais laissez-vous aller, le spectacle sera tout de même grandiose.


Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Anglais
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne

Les amateurs de VO vont être ravis de découvrir des mixages Dolby Atmos qui apportent une nouvelle vie sonore aux trois films. Ceux qui préfèrent la VF vont être déçus car les mixages proposés ne sont guère différents des précédentes éditions et s’écartent sensiblement de l’univers sonore proposé par les mixages Dolby Atmos, sachant que nous avons réalisé notre visionnage dans une configuration 7.1.4. 


Les trois films utilisent tous les canaux disponibles et en cela proposent une immersion inédite. Pour autant, je n’ai pas décelé beaucoup de mouvements dans les effets, je dirais plutôt que les effets sont mieux localisables et sont plus accentués. L’allocation dans plus de canaux permet une meilleure cohésion et quand la situation à l’écran le suggère les effets verticaux répondent présent.


Au niveau de la spatialisation c’est donc très satisfaisant mais celui qui est habitué aux mixages récents denses et saturés d’information pourra être surpris par une retranscription spatiale souvent épurée. Néanmoins dans The Abyss certaines séquences sont impressionnantes, à commencer par la séquence d’ouverture dans le sous-marin. Le ronronnement des moteurs nous emmène avec les militaires dans la torpeur du sous-marin puis la situation de naufrage est particulièrement oppressante sur le plan sonore avec des projections dans tous les canaux et une implosion retentissante. L’accompagnement sonore est ici essentiel pour nous immerger.


Au niveau de la dynamique, nous sommes clairement dans une autre époque, celle où les graves étaient moins lourds. 


Revenons à la VF, présentée en DTS HR, ce qui est plutôt bien. Si vous avez un équipement de sept enceintes ou plus (configuration Dolby Atmos). On peut penser que la piste d’origine pour la VF est la piste stéréo originelle sur laquelle un traitement de spatialisation a été appliqué. Vous pouvez activer le DTS Neural X qui fait son effet et va venir élargir l’espace sonore, même si celui-ci reste fondamentalement centré et sur l’avant sur ce film.


Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 180 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage

« Plongée en Eaux Profondes », un tête à tête avec James Cameron qui revient sur la production d’« Abyss ». Tourné en 2023, cette interview permet de mieux comprendre les difficultés techniques et artistiques du film.


« Sous Pression », le making of qui montre l’équipe au travail, c’est un peu redondant avec le précédent bonus qui nous en montrait déjà beaucoup.


Puis des Archives, photos, storyboard et autres schémas préparatoires.