Hamnet

Catégorie
Cinéma
Genre
Pays
USA
Date de sortie
03/06/2026
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray avec fourreau cartonné
Producteurs
Liza Marshall, Pipa Harris, Sam Mendes et Steven Spielberg
Scénaristes
Cholé Zhao et Maggie O'Farrell
Compositeur
Max Richter
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
125
Support
Critique de Emmanuel Galais

Angleterre, 1580. Un professeur de latin fauché, fait la connaissance d’Agnes, jeune femme à l’esprit libre. Fascinés l’un par l’autre, ils entament une liaison fougueuse avant de se marier et d’avoir trois enfants. Tandis que Will tente sa chance comme dramaturge à Londres, Agnes assume seule les tâches domestiques. Lorsqu’un drame se produit, le couple, autrefois profondément uni, vacille. Mais c’est de leur épreuve commune que naîtra l’inspiration d’un chef d’œuvre universel.


Le cinéma c’est avant tout une rencontre entre un spectateur et un réalisateur ou une réalisatrice, qui vient lui toucher le cœur avec une histoire et des personnages. Nous pouvons retourner la question de toutes les façons possibles, on reviendra systématiquement à ce point de départ obligé, celui de la rencontre, du choc de la narration, de la mise en scène, des images, de la lumière, du son, de ces larmes qui ont coulées ou des rires qui nous ont fait tant de bien. Et puis cette sensation en sortant de la salle d’avoir vécu quelque chose d’unique, presque de sensoriel. L’histoire nous suit, parfois nous hante et même plusieurs heures après le film, la sensation est toujours là, présente en nous. Parce que la personne qui dirigé le film a su trouver, la bonne tonalité, les bons mots et les bons angles. Si vous avez vu « The Rider » (2017), « Nomadland » (2020) et même « Les Eternels » (2021), vous avez, à coup sûr, rencontré la sensibilité et la singularité de leur réalisatrice : Chloé Zhao.


Avec « Hamnet », la réalisatrice le roman du même nom de Maggie O’Farrell qui reçu le National Book Critics Circle Award et le Women’s Prize de la meilleure Fiction, et fut nommée parmi les 5 meilleurs livres de 2020. L’idée est de remettre sur le devant de la scène, l’enfant de William Shakespeare : Hamnet qui mourut de la peste à l’âge de 11 ans et dont l’auteure suppose, avec un certain sens de la dramaturgie, qu’il fut le centre de l’inspiration de la pièce « Hamlet ». Une logique qui apparait au grand jour dans l’adaptation que l’auteur et la réalisatrice ont su tirer du roman, avec une véritable sensibilité artistique. Le scénario, même s’il parle du dramaturge le plus célèbre et le plus révéré au monde, s’articule, avant tout, autour d’Agnes, sa femme qui pourrait être l’incarnation de tous les personnages féminins de l’œuvre de Shakespeare. En véritable électron libre, elle sait utiliser ses failles et ses blessures pour en faire des forces et quasiment un mantra. C’est dans cette philosophie de vie qu’elle va élever ses trois enfants et accepter l’absence de son mari, afin qu’il puisse créer librement.


Et c’est toute la beauté de ce film que de nous plonger avec une sens narratif évident et une douceur souvent enveloppante, du moins dans la première partie du film, où l’on voit l’amour entre les deux personnages grandir, leur émancipation et enfin la concrétisation par l’arrivée des enfants de cette amour vrai et solide. La deuxième partie va alors s’installer pour se concentrer sur la souffrance et la solitude d’une femme qui ne parvient pas à accepter le drame. Etonnamment, la figure dramaturge est plus souvent complémentaire, avant que dans la dernière partie du film, elle ne redevienne centrale, comme si la réalisatrice et l’auteur avaient voulu suivre une direction commune à tous les auteurs s’intéressant à Shakespeare avant de nous confronter à une nouvelle vision, plus personnelle, plus intime de l’œuvre magistrale qu’est « Hamlet » et de cette signification qui semble tellement évidente qu’il est difficile de comprendre comment elle ne fut pas plus souvent reprise.


Avec un soin particulier et une mise en scène très charnelle dans laquelle les personnages évoluent constamment en interagissant avec ce qui les entoure, la terre, les arbres et les plantes pour soigner, apaiser, le cuir, l’encre et le papier pour s’affirmer et faire éclater les sentiments, la réalisatrice garde constamment un voile de pudeur qui ne se déchire que dans la souffrance et dans la tragédie. Chaque plan semble et chaque coupure ressemblent à une page que l’on tourne, un chapitre que l’on termine pour en ouvrir un autre et avancer dans une histoire suspendue aux sentiments et aux douleurs de la vie qui viennent briser l’harmonie. Chloé Zhao ne cherche pas à en faire des tonnes, mais simplement à illustrer le mieux possible ce lien qui va unir l’artiste avec son œuvre, en mettant le spectateur face à ces évènements comme, d’une certaine manière le fut le dramaturge. Témoin silencieux d’une tragédie dont il ressortira toute la souffrance dans une pièce de théâtre majeure et intemporelle. 


Pour incarner le couple, la réalisatrice à choisi, d’abord Jessie Buckley (The Bride), une actrice particulièrement habitée par son personnage et qui lui donne toute la sensibilité et la puissance nécessaire pour nous toucher en plein cœur. Ensuite Paul Mescal (Gladiateur 2), un acteur qui ne cherche jamais à faire dans la surenchère de sentiment et préfère utiliser le regard, la position d’une main, du corps en général pour passer toute une palette de nuance. Ici, chaque apparition capte la lumière et vient rendre à l’œuvre de Shakespeare toute sa force et sa tristesse. Et justement, il serait injuste de ne pas parler de Noah Jupe (Wonder), jeune acteur à la carrière en pleine croissance, qui incarne, ici, un Hamlet, habité et sensible qui pourra faire date.


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
HD 1080p
Format Cinéma
2.35:1
Très travaillé dans ses effets de photographies, le film bénéficie d’un très beau transfert qui met en valeur le travail du Directeur de la photographie Lucasz Szal (La Zone d’intérêt). Avec des effets subtils qui viennent habiller le film de couleurs chaudes et naturelles, l’équipe a su tirer le meilleur de ces environnements pour reconstituer une époque souvent mal traitée au cinéma. Ici, les textures, le soin apporté aux costumes, les éclairages tout est subtilement tenue pour donner une image précise où chaque couleur a sa place. Les plans de la forêt peuvent devenir des maitres étalons.   
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Anglais
Oui
Oui
Oui
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Oui
Bonne
Bonne
Bonne
Une piste Dolby Atmos, qui brille par sa précision. La répartition est minutieuse, les détails les plus subtils apparaissent en arrière avec une mise en hauteur de l’ensemble lors de scènes spécifiques.  La dynamique de l’ensemble se met au service du film et notamment lorsque le drame est proche ou dans l’agonie du petit Hamnet. Les bruissements des feuilles, la terre qui s’accroche aux mains et la pluie qui tombe finement sur un lac, tout a sa place avec une rare précision.
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 90 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage

Trois documentaires qui viennent livrer les dessous du film. 


« Famille pour Toujours », d’abord, vient mettre en lumière le travail des acteurs et la communion parfaite qui les a unis pendant le tournage.


« Cultiver la créativité », nous permet d’approcher le travail de la réalisatrice Chloé Zhao, et notamment cette porte qu’elle laisse ouverte pour les acteurs afin qu’ils puissent apporter leurs propres nuances à leurs personnages.

 


« Recréer la Période des Tudors », met en lumière le travail des décors, des costumes et tous ces détails qui font que le public plonge à corps perdu dans le film.
Et enfin les commentaires audios de la réalisatrice.