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Be cool

Catégorie Cinéma
Genre Comédie
Pays USA
Date de sortie 15/06/2011
Réalisateur F. Gary Gray
Avec John Travolta, Uma Thurman, Danny Devito, Vince Vaughn, Andre Benjamin, Dwayne Johnson
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Danny DeVito, Stacey Sher et Michael Shamberg
Scénaristes Peter Steinfeld
Compositeur John Powell

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Fox pathé europa
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 120 min
Support
   
   

Chili Palmer est de retour, mais cette fois ci il n’est plus le vulgaire truand d’antan, mais un producteur Hollywoodien très apprécié. La nouveauté c’est que Chili s’intéresse à la musique, malheureusement il se retrouve aux prise avec des mafiosi russes, trois producteurs rivaux prêts à s’égorger, un garde du corps irascible, une escouade de gangstas allumés et deux flics particulièrement soupçonneux.

Après s’être attaqué avec brio à l’univers du cinéma et à ses névroses nombrilistes, Elmore Léonard revient avec une peinture tout aussi acerbe de l’univers musical, et notamment sur le choc des cultures. Toujours en confrontant plusieurs mondes, en les opposant de la même manière en mélangeant des intérêts finalement aussi divers que l’ambition, l’argent et la séduction. L’auteur prolifique sait faire de ce deuxième volume non pas seulement une suite logique, mais aussi et surtout comme une entité singulière qui suit un schéma constant et reprend les clés du premier pour mieux en affirmer ses particularités. Ici donc Chili Palmer continue sa quête de reconnaissance artistique, en se déplaçant sur l’industrie musicale qui cultive les mêmes névroses que le milieu cinématographique.

Et même si cette fois-ci le scénario est un peu moins solide et plus confus que « Get Shorty », le scénariste Peter Steinfeld (Las Vegas 21) parvient à se nourrir de l’histoire du romancier le plus prolifique des Etats-Unis et en donne une histoire finalement cohérente avec le premier volet en gardant le respect de la confusion des univers.

Mais la principale réussite du film provient entre autre de la réalisation. F. Gary Gray qui a su totalement comprendre l’esprit du romancier et surtout est parvenu à s’inspirer du film de Barry Sonnenfeld pour en faire une œuvre propre en toute continuité de son modèle. Ici le réalisateur tient un rythme soutenu, mélange les genres, accumule les obstacles autour de son héros et rend hommage à tour de bras pour mieux se servir de son personnage et ainsi offrir au public une œuvre délirante d’humour noire et de rythmes en tout genre.

Porté par une distribution particulièrement inspirée à commencer par le couple mythique de « Pulp Fiction » reformé pour l’occasion : John Travolta et Uma Thurman qui semblent aux anges de pouvoir réitérer l’exploit, y compris lorsqu’il s’agit de reprendre quelques pas de danses inspirés. Tout au long du film les deux acteurs s’amusent à jouer du magnétisme communicatif qui fit toute leur réussite. Mais le plus grand bonheur de cette réussite revient surtout à l’ensemble de la distribution venant compléter le casting, à commencer par Vince Vaughn (Serial Noceur) et Dwayne Johnson (Le roi Scorpion). Les deux acteurs jouent à contre-emploi et nous font mourir de rire du début à la fin, Vince Vaughn est particulièrement inspiré en « blanc qui parle comme un black », l’acteur maitrise à la perfection son sujet, dynamise par sa seule apparition un film qui déjà ne manquait pas d’énergie, quand à Dwayne Johnson (Le roi Scorpion) il réalise une véritable performance en interprétant un garde du corps homo, absolument délirant, loin des caricatures auxquelles on aurait pu s’attendre. A souligner aussi une ribambelle de rôles complémentaires, comme celui de Dabu interprété avec beaucoup de folie et tout ce qu’il faut d’inconscience par André Benjamin du groupe Outkast.

En conclusion, « Be Cool » est un deuxième volume particulièrement réussit. F. Gary Gray a su tirer partie du premier volume pour rendre au scénario tout ce qu’il lui manquait pour être cohérent avec son modèle. La distribution est incroyablement inspirée et l’on prend un réel plaisir à suivre les aventures des personnages. On frise le film culte !

Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.40:1
   
   

L'image gagne en bien des points, sur ce type de support, avec des noirs brillants, des couleurs bien dosées et des contrastes qui offrent une certaine profondeur, faisant état d’un travail remarquable de transfert. Nettoyé de ses imperfections le film bénéficie d’une nouvelle jeunesse et le spectateur profite d’un spectacle à la hauteur de ce qu’il attend.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Non Non Non Bonne Bonne Bonne
Français DTS 5.1 Non Non Non Bonne Bonne Bonne

Une piste DTS-HD Master Audio en VO qui brille par son efficacité et sa finesse de traitement. Même si parfois les effets sonores se portent un peu trop en avant, particulièrement dans les scènes où la musique parle plus que de raison. La spatialisation permet une immersion totale et la dynamique se révèle efficace quand cela est nécessaire. Un seul regret qui devient une sorte d’habitude, la piste VF qui perd en qualité et surtout en subtilité.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 60 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Les bonus sont eux aussi à la hauteur du projet. A commencer par un making of complet qui a l’intelligence de comprendre que l’interprétation des acteurs et la qualité de la réalisation sont les clés de la réussite de ce deuxième volume. Le making of suit pas à pas les étapes de construction du film, et même si l’on ne peut pas éviter les insupportables effusions de compliments et de superlatifs l’ensemble reste de grande qualité.

Puis des scènes coupées qui viennent compléter le tableau, le clip absolument délirant de Dwayne Johnson, du moins de son personnage, un bêtisier qui a l’intérêt d’être drôle à défaut d’original, surtout lorsqu’ Uma Thurman et John Travolta doivent tourner une scène en voiture et que cette dernière refuse d’avancer. Pour finir, différents modules de compliments organisés autour des différents protagonistes.