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Images des bonus

Le Hobbit : un voyage inattendu - Version longue (Blu-ray 3D)

Catégorie Cinéma
Titre Original The Hobbit : An Unexpected journey
Genre Fantastique
Pays USA
Date de sortie 05/11/2013
Réalisateur Peter Jackson
Avec Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage, Ken Stott, Graham Mc Tavish, William Kircher, James Nesbitt, Stephen Hunter
Format Blu-ray 3D
Boitier Amaray avec fourreau cartonné
Producteurs Carolyne Cunningham, Peter Jackson, Frances Walsh, Philippa Boyens et Zane Weiner
Scénaristes Philippa Boyens, Frances Walsh, Bénicio Del Toro et Peter Jackson
Compositeur Howard Shore
A propos du film

L'édition Combo de ce test inclus le film en double Blu-ray 3D, en Blu-ray et en double DVD  soit 7 disques au total :

o   Blu-ray 1 : le film en 3D* et la bande-annonce

o   Blu-ray 2 : le film en 3D*

o   Blu-ray 3 : le film est les commentaires audio

o   Blu-ray 4 : Les Appendices : La Chronique du Hobbit partie 7 et High Fells (un aperçu de Le Hobbit : La Désolation de Smaug)

o   Blu-ray 5 : Les Appendices : La Chronique du Hobbit partie 8 : Retour en Terre du Milieu : La Création du Monde du Hobbit

o   DVD 1 : le Film, la bande-annonce, des bonus sélectionnés et High Fells (un aperçu de Le Hobbit : La Désolation de Smaug)

o   DVD 2 : Le Film et des extraits sélectionnés des Appendices

o   La Copie Digitale de la Version Longue

 

* Blu-ray 3D : le film et les commentaires audio (3h15). Ces commentaires audio uniquement sont assurés par Peter Jackson (réalisateur/producteur/scénariste) et Philippa Boyens (co- productrice/scénariste).


Critique de Bruno Orru
Editeur Warner
Edition Collector
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 165 min
Support
   
   

Dans UN VOYAGE INATTENDU, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu'il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…

Bien qu'ils se destinent à mettre le cap sur l'Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d'abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum. C'est là qu'avec Gollum, sur les rives d'un lac souterrain, le modeste Bilbon Sacquet non seulement se surprend à faire preuve d'un courage et d'une intelligence inattendus, mais parvient à mettre la main sur le "précieux" anneau de Gollum qui recèle des pouvoirs cachés… Ce simple anneau d'or est lié au sort de la Terre du Milieu, sans que Bilbon s'en doute encore…

Les versions longues de la trilogie du « Seigneur des anneaux » étaient réjouissantes car elle permettait de mieux comprendre certains aspects de l‘aventure et donnait aux plus récalcitrants la possibilité de pénétrer ce monde complexe avec plus de facilité. D’autant que les scènes filmées s’intégraient à merveille à l’ensemble. Ce qui n’est pas le cas de la version longue de « Le Hobbit : Un voyage inattendu ». On se demande d’ailleurs si Peter Jackson a participé à la conception cette forme rallongée de l’aventure.

Car il faut bien le dire, si le film reste une réussite visuelle et artistique, notamment par la qualité de l’adaptation faites du roman qui fut écrit 20 ans avant la trilogie et était destiné aux enfants, sa version longue sent un peu trop le bricolage, pour être honnête. Il suffit pour cela de voir la scène rajoutée du chef des gobelins, dans laquelle ce dernier entonne une chanson à destination des nains, pour ensuite revenir au début de la scène, telle que l’on avait pu la découvrir dans la version cinéma.

Les 13 minutes de film rajoutées sont d’ailleurs majoritairement des séquences rallongées ou des scènes, avec fort peu d’intérêt narratif, notamment lorsque les nains font la fête à Fondcombe. Au final on préfère tout de même se reporter sur la version d’origine, tant elle apparait plus cohérente et moins inutile que la précédente.

Voir la critique de la version courte en suivant ce lien



Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma 2.40:1
   
   

Rappelons en préambule que les trois volets du Hobbit ont été tournés avec des caméras de modèle Epic, évolution de la Red permettant des prises de vue à 48 images par seconde. Ce procédé, nommé le "High Frame Rate" permet d'augmenter la fluidité de l'image.  Le format Blu-ray ne permet toutefois pas de dupliquer cette cadence, le film est donc présenté à la vitesse cinéma classique de 24 images par seconde. Signalons que le tournage s'est réalisé en 3D native puisque Jackson disposait de deux caméras de ce type, une réelle novation dans le monde du tournage numérique.


Peter Jackson a imaginé dans sa tête un ensemble de mondes aux caractéristiques visuels bien spécifiques et qu'il est permis de découvrir en Blu-ray avec une extraordinaire palette de couleurs et un détail qui accroche l'œil et peut même le détourner de premier plan tant on s'amuse à découvrir tant de richesse dans les décors. Il faut dire que le réalisateur, comme expliqué dans les bonus, est passionnés par les décors et s'est par conséquent attaché à créer des environnements luxueux et visuellement riche.


Même constat avec les nains dont on peut pleinement apprécier les heures nécessaires pour la pose de prothèses et du maquillage nécessaire pour transformer les acteurs en nains plus que réaliste… et bien que le Blu-ray permettent d'observer en détail les petits hommes il est bien rare que se dire que nous sommes face à une illusion de maquillage !


La 3D proposée permet une immersion supplémentaire, tant pour découvrir la maison de Bilbon (la profondeur de champs est étonnante) que suivre les 13 nains dans leur quête. A l'opposé Fondcombe parait plat mais c'est bien l'un des rares cas ou l'immersion 3D n'est pas pertinente. On apprécie que le réalisateur ne se soit pas senti obligé de créer pour chaque plan une prise de vue optimisée pour impressionner… de fait la 3D est bien en appoint pour donner plus de relief aux descriptions visuelles très riche.


Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 7.1 Oui Non Non Bonne Bonne Bonne
Français Dolby Digital 5.1 Non Oui Non Bonne Bonne Bonne
Finnois Sous-Titrage Oui Non Non      

Signalons d'emblée que malheureusement la version française est en simple Dolby Digital. Les différences avec la piste non compressée DTS Master Audio de la version originale sont facilement perceptibles ; d'une part au niveau de la richesse des informations dans les canaux arrière (l'enveloppe de la VO est sensiblement plus dense) et d'autre part sur la clarté de restitution (la partition de H. Shore s'envole plus haut et plus distinctement en VO).

Le mixage 7.1 de la VO (proposée dans certaines salles en Dolby Atmos avec des haut-parleurs en hauteur) s'étale avec nettement plus de conviction sur les épaules des spectateurs et les effets sonores arrivent directement et distinctement des canaux supplémentaires, les effets panoramiques étant réguliers. On peut également apprécier l'ampleur de la zone frontale… si vous avez une installation de qualité vos murs sont disparaître pour vous laisser vous immerger totalement dans cette aventure.  On pourra également apprécier la force des graves mais qui dosés à souhait pour ne pas être envahissant.


Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 600 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Peter Jackson renouvelle le concept avancé avec la trilogie du Seigneur des anneaux en proposant des bonus exclusifs spécifique à cette version longue, et complétant ceux de l'édition proposant le montage cinéma. Pas moins de neuf heures (!) de bonus sont donc proposées pour découvrir en détail comment s'est imaginé, préparé, produit, tourné et finalisé ce premier volet de cette trilogie The Hobbit.

Dans cet esprit il ne faut donc pas être surpris de découvrir que les deux Blu-ray de bonus sont numérotés 7 et 8. Comme l'indique le réalisateur dans l'introduction aux bonus, il s'agit bien là d'une suite logique aux bonus de la trilogie du Seigneur des anneaux. Le développement et le découpage par thématiques est le même avec deux grandes parties structurées sur les deux disques de bonus.


 

Bonus Partie 7 : Un voyage très attendu

Le premier disque de Bonus permet de s'immerger dans les séquences qui ont jalonnées le financement et la mise en production du film, les méthodes d'entrainement, la préparation des décors, les comédiens, la fabrication des accessoires et bien entendu le tournage lui-même.

A noter que le documentaire s'attarde également sur les motivations du choix de Guillermo Del Toro pour la mise en scènes et sur les raisons et les conséquences de son départ… un départ lié en grande partie sur l'interminable histoire des déboires financiers de la MGM. La mise en perspective de ces tribulations se décline par les interventions de l'ensemble des intervenants, y compris Del Toro lui-même. A l'instar des autres parties de ce long parcours documentaire le propos est toujours informatif et permet de bien décrypter dans le temps les différents enjeux. Une mention pour la partie qui s'attarde sur le travail de la superviseuse des prothèses Tami Lane ou l'on découvre le délirant mais nécessaire travail à réaliser quotidiennement pour donner vie aux nains.

Ce qui est particulièrement savoureux c'est que le réalisateur partage dans un judicieux équilibre de détail et de synthèse ses explications.

Ce qui est frappant en découvrant les différents chapitres de production c'est l'aspect projet d'une extrême complexité : les sujets de préoccupations tombent par centaines et chaque décision semble importante. Ainsi, on peut découvrir les tensions au niveau de l'équipe dirigeante entourant le réalisateur, et les différents responsables de projets que ce soit au niveau des décors intérieurs ou extérieurs, des maquillages / prothèses, des objets, du castings des principaux acteurs ou des dizaines de figurants… bref on découvre une entreprise gigantesque dans un making-of judicieusement structuré. Bravo !

 

Bonus partie 8 : Retour en terre du milieu

Le second disque de bonus s'attache plus particulièrement aux personnages et à leur environnement. L'occasion d'entrer dans le détail du choix des acteurs, des enjeux de leurs caractéristiques corporelles et faciales qui doivent être en cohérence avec leur caractère. Jackson détaille à plusieurs reprises d'ailleurs les difficultés de cet exercice puisque Tolkien décrit dans son roman assez peu les nains. Là encore, les documents s'enchainent sans jamais ennuyer et s'avèrent une fabuleuse mine d'information tant pour celui qui veut "simplement" en savoir plus que pour le passionné de Tolkien qui trouvera ici une occasion extraordinaire de déchiffrer les choix du réalisateur, des ceux les coscénaristes Fran Walsh et Philippa Boyens et des nombreux chefs de projets qui l'on accompagné sur de nombreuses années. Encore bravo !

 

Vous trouverez ci-dessous une sélection de captures issues des bonus


Peter Jackson parle souvent des pressions et humeurs qui jalonnent chaque période.



La pose de prothèses et du maquillage concerne tous les acteurs. De nombreuses opinions et avis sont partagés sur ce moment qui pour certains est de plusieurs heures par jour.





Beaucoup de doutes sur la mise en production de cette aventure du Hobbit. Peter Jackson revient sans pudeur sur les hésitations et événements qui ont jalonnés les trois années de mise en place et de tournage.


Peter Jackson s'avère omniprésent à tous les niveaux et étapes et l'on peut voir dans les documentaires comment il intervient et explique sa vision des choses...



Le réalisateur revient également sur l'opération qu'il a du subir en pleine préparation et tournage du film.


Quelques documents permettent également de vérifier que la gestation du film n'est pas récente.


Quelques séquences permettent de voir comment s'est structuré le tournage.


Quelques séquences et photos souvenirs pour matérialiser que 10 ans séparent le début de l'aventure du Seigneur des anneaux avec celle du Hobbit.


Bien entendu des croquis sont partagés pour comprendre l'élaboration des créatures.


De nombreux responsables apportent leurs commentaires sur le travail qui devait être réalisé, souvent dans des délais serrés.