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Venom

Catégorie Cinéma
Genre Science Fiction
Pays USA
Date de sortie 18/03/2019
Réalisateur Ruben Fleischer
Avec Tom Hardy, Michelle Williams, Riz Ahmed, Reid Scott, Scott Haze, Jenny Slate
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Avi Arab, Amy Pascal et Matthew Tolmach
Scénaristes Jeff Pinkner, Scott Rosenberg, Kelly Marcel et Will Beall
Compositeur Ludwig Göransson
Critique cinéma Venom

Critique de Emmanuel Galais
Editeur SPHE
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 112 min
Support
   
   

Possédé par un symbiote qui agit de manière autonome, le journaliste Eddie Brock devient le protecteur létal Venom.

Sony détenteur de la licence Spider-Man ne pouvait forcément pas laisser passer l'occasion de capitaliser sur cette dernière, face au mastodonte Marvel, qui envahit les écrans depuis déjà plus de 10 ans et rempli les caisses, de manière systématique de l'entreprise Disney. Pourtant avec une seule licence, Sony a bien du mal à se démarquer et d’ainsi ne pas tomber dans le piège de ce qui arriva à la Fox avec les « 4 fantastiques », par exemple. Avec deux « Amazing Spider-Man » qui n’ont pas trouvé l’attention du public, Sony s’est rapproché de Disney et a trouvé un accord qui lui a permis de retrouver la voie du succès avec « L’Homme Araignée ». Mais cette fois-ci l’occasion est trop belle de de pouvoir damer le pion par l'entreprise aux grandes oreilles, en capitalisant sur un personnage secondaire de la licence « Spider-Man » mais au combien emblématique, héros lui-même d’une Bande dessinée : « Venom ». Et c'est donc à la surprise générale, que le studio Sony, put annoncée il y a plusieurs années, s'intéresser à la possibilité de créer une aventure dédiée uniquement à ce sombre personnage, sortes d’antithèse de « Deadpool ».

Il aura donc fallu un certain temps, avant que n'apparaissent à l'écran ce personnage sombre, créature extraterrestre aux intentions pas forcément bienveillantes. Et c'est sous les traits de l'acteur Tom Hardy, que va prendre corps cette aventure redoutablement féroce, à grand renfort d'effets spéciaux, sur un scénario signé en partie de l'équipe responsable de la renaissance de « Jumanji » et sous la direction de Ruben Fleischer, qui n'était autre que le réalisateur du film « Gangster Squad », que l'aventure de ce méchant à la fois terrifiant et énigmatique passe de la bulle à l’écran.

Alors bien sûr, toutes les rumeurs ont couru autour de ce film, a commencé par une mauvaise réputation imaginée par de mauvaises langues qui voient en « Venom », le désastre artistique que Warner a pu connaître avec son « Suicide Squad ». Les amateurs du Comic Book pourront d’ailleurs s'offusquer de voir le scénario s'éloigner radicalement de l'œuvre et notamment du lien qui lie la créature à son porteur. En effet, dans la bande dessinée, Brook voue une haine envers Spiderman qui l’a humilié lors de leur rencontre, de plus, avec le dessin de l’araignée sur son torse, Venom se veut le pendant sombre de l'homme araignée. Le Symbiote pourrait être une sorte de « DeadPool » en version « Parasite ». Et c'est effectivement de ce côté-là que le film trouve sa plus grande faiblesse. Car si l'ensemble du scénario tisse une intrigue assez cohérente qui tend à s’affranchir du tisseur avec quelques morceaux d'anthologie comme la découverte par Brook des pouvoirs que lui confère son Nemesis, le changement d'opinion de Venom envers les humains se fait sans prévenir et de manière particulièrement maladroite. Nous ne sommes pas loin de l'amitié soudaine entre Batman et Superman dans le film de Zak Snyder. En deuxième partie de film Venom devient moins palpitant et perd même de sa noirceur, au profit d’une intrigue qui veut trop rapidement le faire pencher du côté des justicier.

Pour autant le film brille tout de même par une mise en scène dynamique époustouflante, à l'instar de la course poursuite dans les rues de San Francisco ou encore du combat entre Venom et son « Chef ». La réalisation se veut forcément dynamique, et toujours inventive de manière à pouvoir imposer une signature et lui donner ainsi une âme propre. Ajoutez à cela, une capacité redoutable à s'amuser de l'espace qui lui est offert, et notamment de cette liberté incroyable qu’offre les effets spéciaux pour pouvoir donner corps à un personnage qui avait eu bien du mal à vivre dans le troisième volet de la trilogie signée Sam Raimi. Et là vous obtenez un véritable moment de bravoure visuelle.

Mais le meilleur atout, de ce Venom, c'est évidemment la prestation à couper le souffle de Tom Hardy, qui confirme son goût pour les personnages double comme il l’avait fait notamment dans le film légende, ou encore dans « The Dark Knight Rises » dans lequel il avait imposé un charisme et une prestation redoutablement efficace. Ici, dans le personnage du reporter Eddie Brock, l'acteur se surpasse à nouveau et particulièrement dans les scènes où il se laisse envahir par Venom et découvre ses pouvoirs. L’acteur joue la schizophrénie et surpasse de très loin la prestation de Tobey Maguire dans le troisième volet de « Spiderman ». Toujours sur la corde, il parvient à imposer une prestation minutieuse à faire pâlir tous les plus grands acteurs hollywoodiens actuellement qui aiment se grimer pour pouvoir paraître autre chose, et surtout pour donner l’impression d’être inventifs. Tom Hardy n'a pas besoin de cela, il impose une prestation dans laquelle son corps reste son meilleur atout, et sa capacité à se laisser déborder par les émotions psychopathes de son personnage le rendent si unique et lui permettent de donner ainsi à son personnage toute la folie et toute la frayeur que l'on pouvait en attendre.

En conclusion, ce « Venom » surprend de bout en bout, d'abord par la qualité de la mise en scène inventive et dynamique comme rarement, qui parvient à faire oublier d'une certaine manière tous les codes imposés par les « Avengers » par exemple. Mais surtout par une qualité d'effets spéciaux qui arrivent à chaque film à se surpasser et ainsi donner corps à ce monstre qui avait eu bien du mal à exister dans le troisième volet de la trilogie de Sam Raimi. Mais évidemment, ce que l'on retiendra le plus de ce film, c'est la prestation de son acteur principal, Tom Hardy qui captive de bout en bout le spectateur et impose un charisme et une prestation à couper le souffle. Et si le scénario reste sa plus grande faiblesse, notamment par un revirement de situation trop maladroitement amené et qui rend le personnage de Venom beaucoup moins intéressant, le film reste une belle prouesse visuelle.


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

« Venom » évolue dans un milieu assez sombre presque intemporel où les éclairages intérieurs autant qu’extérieurs apportent autant de tensions que de moments de pauses pour le spectateur. Le travail du Directeur de la Photographie étant de créer une atmosphère bien particulière d’un New York à la fois classique et High Tech incluant les effets spéciaux impressionnants signés J.D. Schwalm (First Man) et Paul J. Franklin (Interstellar) et surtout d’une créature à la fois effrayante et intrigante. Le rendu du support est précis et offre une palette de nuances pour rendre les textures plus palpables, y compris dans des détails plus subtils comme les imperfections d’un parquet ou d’un mur de briques.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

Primordiale dans « Venom », le son est une partie déterminante dans la réussite du film, que ce soit pour les effets sonores ou simplement pour la création d’un environnement sonore, dont les voix et les multiples détails sont primordiaux. Et la piste DTS-HD Master Audio 5.1 se révèle certes efficace mais bien frustrante et incompréhensible pour un film de cette envergure. Sony et d’autres studios nous ayant collé du 7.1 pour bien moins. Les effets sonores envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique. Et la voix de Venom de révèle tout de même saisissante dès lors qu’elle apparaît pour la première fois. Les dialogues ne manquent pas de volume pour ne pas se laisser envahir par les effets sonores qui fourmillement dans tout le film. Mais on ne peut s’empêcher de dire qu’une piste 7.1 aurait été plus adapté et certainement plus performante.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 90 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Vous avez la possibilité de choisir le mode avec Pastilles donnant accès durant le visionnage à des informations concernant le scénario, la réalisation et autres secrets autour du film.

« Anti Héros » est un Making of, assez complet, qui a le défaut de tous les bonus de films américains, à savoir qu’il sert de support promotionnel avec florilège de superlatifs pour designer chaque membre de l’équipe. C’est vite assommant, parce que, pas toujours sincère ! Il n’en demeure pas moins intéressant, même s’il s’axe surtout autour de Tom Hardy.

Un « Focus sur les scènes d'action », et particulièrement la fameuse course poursuite dans les rues de New-York lors de la première apparition du symbiote.

Des Scènes coupées ou rallongées.

Venom Vision : explication de texte par Ruben Fleischer, le producteur et les scénaristes ainsi que Kevin Smith un expert des Comics Book qui revient sur le travail d'adaptation du comics. 

Designing Venom revient sur le travail des effets visuels et autres effets spéciaux. C’est un petit focus, comme celui autour des scènes d’action, mais c’est toujours intéressant de voir comment le film fut construit en live et en informatique.

« Le secret des Symbiotes », est une compilation amusante des petits secrets cachés dans le film et notamment l'identité du tueur en série rouquin joue par Woody Harrelson dans une scène post générique.

Scènes pre-vis : scènes en animation de préparation ou extraits de storyboard face aux scènes finales.



Et en cadeau, un extrait du film d’animation événement : Spider-man New Génération.