La Liste de nos Rêves (Then Came You)

Verdict:Très Bon

par: Emmanuel Galais



Calvin est un jeune bagagiste de l’aéroport de Cape Town qui a abandonné ses études et qui est légèrement hypocondriaque. Sa vie va changer lorsqu’il va faire la connaissance de Skye. En effet, cette jeune femme, qui a réalisé une liste de choses importantes à faire avant de mourir, va réussir à l’embarquer dans une aventure et lui faire oublier ses plus grandes peurs. Grâce à elle, il va apprendre ce que c’est de réellement vivre.


Inconnu par nos lointaines contrées, le réalisateur Peter Hutchings se retrouve à la tête d’une comédie assez basique, dans laquelle un adolescent mal dans sa peau rencontre une jeune fille malade. De cette rencontre va naître une amitié et, inutile de la dire, une fin lacrymale à souhait. D’autant que le jeune homme cache une blessure que l’on comprend rapidement, vu que le garçon est hypocondriaque et qu’il s’est persuadé avoir un cancer, alors qu’il n’en n’est rien. Tous les ingrédients sont réunis pour nous soutirer des larmes et quelques sourires émus.


Pour cela le réalisateur et son scénariste ne ménagent pas les pistes possibles, à commencer par le passé du héros, et par son manque de confiance en lui, illustré par un amour qu’il porte à une hôtesse de l’air sans pour autant jamais réussir à l’aborder. C’est aussi dans la peinture de la jeune fille atteinte, d’un cancer incurable, qui est bien décidé à vivre pleinement les derniers temps qu’il lui reste, que le réalisateur a décidé de nous emmener dans le terrain de l’émotion qui nous humidifiera les yeux. Du coup, elle est forcément pétillante de vie, délurée et d’un aplomb désarmant pour ce jeune homme enfermé dans sa timidité et son mal-être.


Pour couronner de succès l’entreprise du studio, à l’origine de ce petit film, les producteurs et le réalisateur ont eu l’idée de réunir Asa Butterfield, devenu célèbre avec la série « Sex Education », mais dont le CV possède un film avec Martin Scorsese (Hugo Cabret) en 2011 ou encore un Tim Burton (Miss Peregrine et les enfants particuliers) en 2016. Maisie Williams que les fans connaissent comme étant Arya dans « Game Of Thrones » et enfin Nina Doprev de « Vampire Diaries ». Tout ce casting respire de fraîcheur et semble très heureux de jouer ensemble. 


Alors, si tout cela est fait pour être couronné de succès, force est de constater que le film ne tient pas forcément toutes ses promesses, d’abord parce que la mise en scène de Peter Hutchings suit un parcours bien trop balisé pour être totalement convaincant et que le scénario ne parvient pas à gommer certains clichés du genre et certaines facilités scénaristiques, comme la scène finale que je ne dévoilerais, bien évidemment, pas. Ensuite parce que les acteurs ne sont pas forcément très juste, à commencer par Maisie Williams qui ne semble pas très à l’aise dans le rôle de cette fille pleine d’une énergie communicative, et Asa Butterfield qui nous sert une prestation beaucoup trop identique à celle de son personnage de la série « Sex Education ».


Pourtant, force est de constater que toutes ces imperfections n’empêchent pas l’ensemble de fonctionner. Car même si le chemin est grossièrement balisé, nous ne restons pas indifférents à cette histoire qui, en tant de confinement où l’on se plaint de tout, nous rappelle que certains ont certainement plus de raisons de se plaindre que nous et ne le font pas. Du coup, cette comédie se regarde assez agréablement et ses défauts sont compensés par une évidente fraîcheur issue de cette distribution qui a tout à donner et dont on ne doute finalement pas du talent.