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Coffret Trilogie Le Seigneur des Anneaux

Catégorie Cinéma
Titre Original Lord of the rings
Genre Fantasy
Pays USA
Date de sortie 28/06/2011
Réalisateur Peter Jackson
Avec Elijah Wood, Sean Astin, Viggo Mortensen, Ian McKellen, Orlando Bloom, Jonathan-Rhys Davies, Christopher Lee, Liv Tyler, Dominic Monaghan, Billy Boyd, Sean Bean, Hugo Weaving
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Peter Jackson, Barrie M. Osborne, Frances Walsh et Tim Sanders
Scénaristes Peter Jackson, Frances Walsh et Philippa Boyens
Compositeur Howard Shore

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Metropolitan
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 739 min
Support
   
   

La trilogie la plus marquante de ce début de siècle arrive enfin en Blu-Ray en proposant les trois films dans leur version longue qui diffère de la version cinéma préalablement proposée en Blu-ray par l'éditeur. Cette édition est présentée dans un coffret de 15 disques (6 Blu-Ray et 9 DVD) qui reprend en fait l'ensemble des documents déjà présentés dans les éditions DVD originelles, son intérêt réside par conséquent dans l'apport HD du support Blu-ray.

Vous trouverez ci-dessous un bref rappel de l'histoire de chacun des trois volets.

LA COMMUNAUTE DE L’ANNEAU : Gandalf le gris, un grand magicien réputé arrive dans La Comtée pour fêter l’anniversaire de son vieil ami Bilbon. Celui-ci parait très préoccupé, et le magicien découvre qu’il est en possession de l’anneau de pouvoir. Il parvient à convaincre son ami d’abandonner cet anneau et le confie à Frodon, son neveu, afin qu’il puisse l’emmener sur les terres de Fondcombe, la pays des Elfes, pour que le roi Elrond puisse trouver la solution. Débute alors une longue Odyssée où les Hobbits, les magiciens, les Elfes, les Nains et les futurs Rois, vont s’unir pour combattre Sauron, le seigneur des ténèbres bien décidé à conquérir « la Terre du Milieu » .

S’il est difficile de résumé la première partie de cette œuvre gigantesques, la tâche ne fut pas aisée non plus pour le réalisateur Néo-Zélandais Peter Jackson (Bad Taste) plus habitué jusque là aux films d’horreur qu’aux fresques fantastiques. D’autant que l’œuvre de J.R.R. Tolkien est réputée particulièrement inadaptable, tant elle parait brouillonne et construite de manières peu classique. Pourtant, le constat est là, le réalisateur a su s’imprégner de l’histoire, a su lui donner le lyrisme nécessaire pour la rendre forte, puissante et incroyablement touchante. Peter Jackson s’imprègne des vieux péplums pour donner une narration théâtrale, et n’hésite pas les références aux acteurs shakespeariens comme Sir Lawrence Olivier dont on peut ressentir l’ombre dans le personnage de Saroumane, interprété par Christopher Lee.

De la même manière que Tolkien s’était inspiré de son environnement pour créer un monde parallèle particulièrement riche en personnages, en mythologies en nuance, Peter Jackson à su trouver son inspiration dans les grands paysages de son pays pour pouvoir créer sa Terre du Milieu, et plonger ses personnages sur les routes et les territoires aussi magnifiquement mis en image par l’œil expert de son directeur de la photographie. Les plans sont particulièrement soignés avec des couleurs incroyablement travaillées pour mieux envelopper le spectateur dans l’univers de l’histoire. Très loin et en même temps très proche de ce qu’avait pu faire Peter Jackson auparavant,  le film s’inscrit dans une dynamique logique, avec des flous utilisés avec parcimonie pour mieux renforcer l’aspect mystique des Elfes, ou encore des contrastes appuyés avec des noirs surlignés pour mieux accentuer la souffrance et l’horreur de l’aventure.

Et la version longue, contrairement à tout ce que l’on pouvait spéculer, s’inscrit dans la stricte lignée de la version cinéma, et n’offre pas une vision plus sombre ou plus empreinte de l’œuvre du réalisateur, bien au contraire, elle permet au spectateur une meilleur fluidité et de ce fait une meilleur compréhension dans l’histoire. Intelligemment montée, cette version longue inclus des scènes sans pour autant s’en démarquer, car celles-ci furent aussi bien travaillée en post -production que le film lui-même

LES DEUX TOURS :

Frodon et Sam partent seuls pour le Mordor, sans avoir le temps de pleurer Gandalf, tandis qu’Aragorn, Legolas, Gimli, Merry et Pippin reprennent la route pour combattre les forces de Sauron qui commencent à attaquer les terres du Rohan. Ils devront unir leur forces et trouver de nouveaux alliés pour mener à bien ce qui se présente comme la première grande bataille contre le mal. De leur côté, Les deux Hobbits, vont croiser la route de Gollum, une créature rongée par le pouvoir de l’anneau.

Particularité de cette trilogie : Les films furent tournés en même temps. Une notion non négligeable qui rend encore plus captivante la vision de cette trilogie. Pour le deuxième volet, Peter Jackson amorce un final dantesque, avec ce deuxième volume qui voit le monde de la terre du milieu se mettre en ordre de marche pour lutter contre les forces du Mordor. Une mise en place qui se fait forcément dans la douleur, dans les choix difficiles entre la résistance et la lutte pour la liberté. « Les deux Tours » est certainement la partie de la trilogie où Tolkien avait mis le plus d’influences personnelles, qu’elles soient des années de guerre, des sentiments de solitude, tout y est, le combat s’installe, les personnages sont au cœur de leur odyssée, Frodon et Sam comprennent que le combat sera long et difficile, qu’ils devront toujours se méfier de la perversité de ce mal qu’ils doivent détruire en le menant à son origine. Un anneau qui a mené Gollum à la folie, à l’obsession jusqu’à le transformer physiquement.

Peter Jackson continue d’appuyer le lyrisme de l’histoire en renforçant la noirceur des décors, et fait preuve d’un réel sens de l’esthétisme tant sur les décors et la manière de filmer les environnements des uns et des autres mais aussi en jouant sur les contrastes radicaux pour mieux rendre menaçant la destinée des héros, comme la demeure du roi Théoden, aux plafonds élevées de cathédrale à la froideur glaciale, et aux extérieurs plus chaleureux pour mieux montrer le contraste insidieux que provoque l’avancée silencieuse de Sauron dans la conquête de ces terres. Tout ce qui est beau, cache une menace grandissante, tout ce qui est noir peut se révéler parfois plus nuancé qu’il n’y parait. Pour cela le gouffre d’Helm est une preuve supplémentaire de ces contrastes permanents dans le film.

La distribution continue de rayonner au fil de l’aventure, Elijah Wood et Sean Astin s’installent dans des personnages où les contradictions commencent à se faire sentir un peu plus chaque fois. Les deux comédiens s’isolent dans leurs jeux, comme les héros qu’ils interprètent et le reste de la distribution plonge à corps perdu dans les contradictions qui font l’histoire de Tolkien, avec une lutte permanente entre le juste et le cupide, la folie et la raison, le bien et le mal.

De la même manière que pour « La communauté de l’Anneau », la version longue des « Deux Tours » ne s’inscrit pas dans une logique de renouvellement de la vision du réalisateur, ou alors dans une dynamique de mieux caresser les fans dans le sens du poils en y intégrant des données volontairement écartées, non, la version longue vient ici prolonger le plaisir et fluidifier la narration pour être parfois plus accessible aux spectateurs. Jamais irrégulière, minutieusement répartie pour éviter toute longueur, la version longue s’inscrit dans la même dynamique que la version cinéma.

LE RETOUR DU ROI :

Isengard est tombé, mais le combat est loin d’être achevé, Frodon, Sam et Gollum ont quitté le Gondord pour achever leur mission, mais Gollum semble vouloir renouer avec ses vieux démons. Quand à Aragorn, il doit maintenant affronter son destin et assumer ce pourquoi il était destiné. La bataille finale s’annonce et les doutes autant que les espérances se font plus présentes. Le dénouement est proche !

Considéré de manière générale, comme le meilleur des trois, « Le retour du roi » est surtout l’occasion inespéré pour Peter Jackson de laisser libre court à son talent de donner une image dantesque du monde de Tolkien et de mettre en scène l’une des scènes de batailles les plus magistrale de l’histoire du cinéma. Avec une sorte de lyrisme saisissant, le réalisateur orchestre avec minutie le dénouement de son histoire, quitte à parfois avoir du mal à sortir de ce monde merveilleux qui lui pris dix ans de sa vie. On le voit d’ailleurs sur le dénouement qui ne cesse de s’étirer, comme si les réalisateur ne parvenait plus à se détacher du monde de Tolkien, comme Frodon et son anneau. Le rythme y est tenu en permanence, les lumières sont travaillées à l’extrême pour mieux renforcer le trait d’une narration qui voit son apogée se dévoiler, la mise en scène se surpasse, pour offrir des batailles incroyablement orchestrées. La quête épique trouve un final à la hauteur de l’œuvre, avec des nuances de noirs et de feux rarement égalé dans une telle œuvre. La tension est à son maximum, et le réalisateur la tient à son plus haut niveau pour mieux plonger le spectateur dans un final sublime d’énergie, d’émotions sentimentales et visuelles.

Les plans sont comme à l’habitude soignés, les lumières posées avec justesse, comme les traits d’un crayon qui surligne les nuances, le réalisateurs soignent les perspectives, surtout dans les batailles pour mieux leur donner une profondeur titanesque. On se retrouve au cœur du combat, on ressent presque les sueurs, les odeurs nauséabondes de la mort et des monstres du Mordor. Le réalisateur est à l’apogée de son art et parvient le tour de force de tenir dans la voie ascendante l’ensemble de sa trilogie.

En conclusion, l’ensemble de ces versions longues réunis dans un seul et même coffret est une occasion unique de plonger dans l’univers si complet de Tolkien. Le réalisateur Peter Jackson donne sa vision tout en se rapprochant au plus prêt de celle de l’auteur pour mieux lui être fidèle. A des années lumières de la version animée de la fin des années 80, la Trilogie de Jackson est certainement l’une des œuvres les plus marquantes de ce début de siècle par le génie de sa mise en scène, la beauté de sa lumière et la réelle compréhension de l’œuvre de l’auteur. Comme le prolongement de la plume de l’écrivain !

Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

Le premier coffret Blu-ray des version cinéma, donnait une idée de la capacité de mise en lumière du travail de Peter Jackson et de son équipe. Pour les versions longues, l’image a encore été améliorée gagnant un peu plus en nuance, en luminosité, en éclats. Les noirs sont profond et les contrastes s’inscrivent dans une réelle logique de qualité.
Toutefois, le travail de mise en valeur est tellement poussé à l’extrême que l’on finit par en voir certains mécanisme de perspectives qui ont permis de jouer sur la taille des personnages.

Le transfert est d’une beauté saisissante et prolonge le spectacle à son apogée.
Les textures des tissus, les reflets des cuirasses, les systèmes pileux des uns et des autres, tout y est minutieux, impeccable de beauté, de profondeur, les travellings aériens sont renversants particulièrement autour du gouffre de Helm et de la cité blanche de Minas Tirith, aucun fourmillement présent, même les détails les plus infimes apparaissent avec un éclats surprenant.

L’ensemble est rayonnant de beauté, les couleurs sont resplendissante et l’on n’est pas loin de pouvoir parler, une fois de plus, de référence absolue en matière de travaille et de rendue visuelle d’une œuvre. Les feux d’alarmes du Rohan, les guerriers maudits du Gondor, tout y est pour participer à l’apologie d’une œuvre décidemment irréprochable.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne

Les premières éditions avaient déjà fait preuve d’une qualité rarement égalée, ici nous sommes assurément dans ce qui se fait de mieux, notamment grâce une restitution DTS HD Master Audio 5.1 pour la VF et 6.1 pour la VO. Que ceux qui rebutent à regarder le film en VO se rassure, les écarts d'ambiance entre les deux versions restent faibles, sur des passages très particuliers.

Le DTS HD Master Audio par rapport au DTS "simple" des éditions DVD apporte une plus grande dynamique et, surtout, une plus grande richesse d'information dans les canaux surround, que ce soit au niveau de la partition musicale ou d'effets sonores spécifiques. On distingue mieux d'ailleurs certaines indications sonores.

De fait, les ambiances apportent sensiblement plus de sensations que les éditions DVD, particulièrement sur le troisième volet avec les effets de voix schizophréniques de Gollum ou l’imposante narration de Soron. Tout au long des trois films, les ambiances sont minutieuses, tant dans le chant des oiseaux que dans l’eau des rivières.

Les basses ne sont forcément pas en reste, particulièrement présentes dans le soulignement des ambiances qu’elles soient plus subtiles comme les voix ou plus marquantes à l’image de la destruction du gouffre de Helm. Si votre caisson est rapide et capable d'encaisser de gros coups, vous aurez droit à un spectacle souvent percutant.

Si la version française se fait forcément moins précises, la VO donne un relief saisissant à l’ensemble au point que l’on ne peut imaginer plus belle perfection que celle-ci.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 999 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

LA COMMUNAUTE DE L'ANNEAU :

Les bonus présents sur les deux dvd du film.

Commentaire audio du réalisateur  Peter Jackson et des scénaristes Fran Walsh et Philippa Boyens.


Peter Jackson nous offre ses très précieux éclaircissements sur d’innombrables aspects du film. Fran et Philippa complètent justement ses propos. La qualité de l’ensemble ne peut que nous sauter au visage. Il est fort important de noter qu’il ne s’agit pas, contrairement à d’autres commentaires, présents sur d’autres éditions d’autres films et dont nous tairons les noms, d’un commentaire qui se limite à nous re-présenter le film. Ici, cela grouille d’anecdotes en tout genre : Saviez-vous que Peter Jackson n’à pas démonté le décor d’Hobbitebourg après le tournage et qu’il aimerait y vivre un jour ?

Commentaire audio de l’équipe artistique.
Huit membres importants de l’équipe artistique du film unissent leurs forces et connaissances pour nous proposer des informations au sujet des décors, costumes, miniatures et effets digitaux. Richard Taylor ouvre les hostilités en nous proposant une vision plus globale du travail accomplit. Il parle en détachant tous les mots ce qui pourrait agacer certains spectateurs mais ses interventions ont le mérite, de part leur pertinence, d’excuser l’originalité de son accent. Alan Lee et John Howe font une magistrale démonstration de leur connaissance de l’univers de Tolkien. Certains des éclaircissements qu’ils nous proposent sont déjà présents dans les appendices, mais quel bonheur de pouvoir en profiter en contemplant le résultat de leur travail !

Commentaire audio de l’équipe de tournage et de post-production.
Présenté par Barry Osborne, ce commentaire nous emmène encore plus loin dans la connaissance de la réalisation technique du film. Les informations sont très nombreuses, les commentaires très denses. Si les bonus n’ont pas calmés votre soif de connaissance à ce sujet, c’est assurément un commentaire vers lequel vous pouvez vous tourner… Pour en savoir encore plus…

Commentaire audio des acteurs.
Tout comme le font les bonus, ce commentaire met en avant la franche camaraderie qui s’est établie entre les acteurs. La communauté des acteurs, si chère à ce cher Peter, aborde de nombreux sujets de discussion. Sean Bean nous reparle de sa très grande peur de l’altitude, Lee et McKellan nous dévoilent leurs profondes motivations concernant le film… Vigo est malheureusement absent de la piste…

Les bonus cachés


C'est encore Peter Jackson qui nous accueille. Il nous avait déjà fait part, dans la presse, de son intérêt pour les éditions dvd, dont il dit d'ailleurs être un grand consommateur. Et bien ce genre de petits bonus, c'est justement ce qui fait plaisir à nous autres fans de dvd et/ou fans de la trilogie de tolkien.


Sur le disque numéro un, nous trouvons donc un remake du conseil d'Elrond. Réalisée par Mtv, avec la présence de l'acteur Jack Black (Ennemi d'état, Mars Attacks...), cette version alternative utilise les images du film pour nous proposer un sketch basé sur une histoire de piercing. Je n'en dit pas plus, pour ne pas trop en dévoiler. L'image est de qualité moyenne, le son stéréo, mais l'ensemble est entièrement sous-titré.


Sur le disque numéro deux, une belle bande annonce des deux tours. Celle ci est en VOSTF et dispose d'une piste son dolby digital 5.1 impressionnante. La spatialisation des effets est exemplaire, les dynamiques ahurissantes. Malheureusement l'image n'est pas d'une qualité optimale .En effet, les arrières plans et les scènes pendant lesquelles il y a beaucoup de mouvement souffrent d'un master très moyen.

Mode d'emploi

 Disque 1: Aller au menu de sélection des chapitres, chapitres '25-27'. Mettre en surbrillance "le conseil d'Elrond".  Appuyer sur le bouton bas de la télécommande, et cliquer sur l'anneau qui apparaît pour voir la version MTV du conseil.

Disque 2:
 Aller au menu de sélection des chapitres, chapitre '48' (Générique du fan club officiel). Appuyer sur bas pour faire apparaître une icône des deux tours. Cliquer dessus!

Les bonus « solides »

 Dans une belle petite pochette cartonnée, reprenant le design vert et or du digipack, on trouve, en plus, certains bonus bien moins versatiles. Un belle et grande carte des Terres du Milieu qui aurait pu finir, dans un cadre, accrochée au dessus de votre cheminée, si elle n’avait pas été trop soigneusement pliée. Ainsi que plusieurs cartes postales, en 16/9, magnifiquement imprimées sur un support glacé, reprenant certains moments du film. La classe…

Les appendices : Première Partie : Du livre à une vision.

Introduction :

C’est Peter Jackson lui même (plutôt son image numérisée mais vous vous en doutiez) qui nous accueille au début de ce premier DVD d’appendices. Il nous présente les deux moyens offerts, grâce à l’interactivité du disque, de découvrir les nombreux appendices proposés aux heureux spectateurs qui ont glissés le disque dans leur lecteur. La première possibilité consiste à se laisser séduire par les titres des différents reportages. La seconde ? Laissons lui la parole : « si comme moi, vous n'aimez pas naviguer à travers le DVD, cliquez sur Visite Guidée, et regardez tranquillement deux heures trente de documentaires qui se suivent d'une traite ». Au cours de ce premier disque, on découvrira comment Tolkien a créé l'histoire ainsi que le processus d'interprétation du livre mis en place par la production, les scénaristes, les décorateurs…

J.R.R. Tolkien, Créateur de la Terre du Milieu. (22 min)

Tout au long de ce petit reportage, on découvre la vie et l’œuvre de John Ronald Reuel Tolkien, né le trois janvier de l’année 1892. De l’Afrique du Sud jusqu’en Angleterre, on nous présente la vie du maître de l’anneaux. Les nombreux universitaires et critiques littéraires (qu’il serait fastidieux, de part leur nombre, de présenter ici), nous proposent une approche de l’œuvre de Tolkien que certains fans de la trilogie pourraient trouver trop sérieuse. Effectivement, l’approche n’est pas contemplative. Il s’agit plutôt d’une tentative raisonnée, d’autres diraient académique, de nous présenter, en un temps limité, certains caractères sous-jacents du Seigneur des Anneaux mis habilement en relation avec la vie de Tolkien. Ce dernier est, d’ailleurs, présenté ici comme un être pointilleux à l'extrême, têtu et opiniâtre. Ces facultés, érigées en qualités par les réalisateurs du reportage, sont celles qui permettent d’expliquer la quantité de détails dont le livre est pourvu. Pourtant, la volonté initiale de Tolkien n’était pas d’écrire un livre mais plutôt de créer un univers de récits et de légendes afin de léguer à l’Angleterre la mythologie dont elle était dépourvue. Dans un premier temps, son travail a été plutôt égoïste. Il s’en explique, par l’intermédiaire d’un acteur reprenant ses paroles, au cours de ce premier appendice : « Je fais ça pour ma satisfaction personnelle. Je ne pensais pas que d'autres s'intéresseraient à ce travail. C'était au départ une quête linguistique initiée pour fournir un cadre indispensable à l'histoire des langues Elfiques ». Ces terres du milieu représentaient, d’une certaine manière, une forme d’exutoire pour son imagination débordante avant qu’elles ne prennent une forme plus consistante en devenant l’histoire de Bilbo le hobit. Devant le succès de ce premier roman, son éditeur lui demandât d’en écrire un autre. Le premier volet de la trilogie, La Communauté de l'Anneau, fut publiée en chez Allen and Unwin. Dans cette partie du documentaire, on nous présente donc quelques photographies de ces premières éditions qui sont devenues des objets de collection recherchés. Les interviewés plus âgés nous expliquent l’engouement des lecteurs de l’époque, engouement qui en fit le « deuxième livre le plus lu du vingtième siècle, après la Bible ». C’est alors qu’une intervention de Peter Jackson fait basculer le reportage dans un autre registre. «Son œuvre foisonne de tant de détails qu'on ne peut recréer l'univers du Seigneur… tel qu'il est décrit dans les livres. En revanche, il est essentiel de transposer ses thèmes au cinéma ». C’est donc une approche thématique que l’on propose alors au spectateur. La guerre, l’industrialisation, la bureaucratie font partis des ces thèmes abordés ici. Jamais, pourtant, le reportage ne se laisse aller à des tentatives maladroites d’interprétation. Bien au contraire, les réalisateurs s’en défendent allant jusqu’à citer Tolkien : « Ne cherchez aucun sens ou message, car je n'en ai mis aucun. Ce récit n'est ni allégorique ni d'actualité. Je déteste les allégories sous toutes leurs formes, depuis que je suis en âge de les reconnaître. Je préfère de loin l'histoire, réelle ou inventée. A chaque lecteur de faire le lien avec sa vie ».

L’ensemble est passionnant et dépasse largement, dans les propos aussi bien que dans la forme, d’autres productions comme celle de Robert Di Napoli : Jrr Tolkien, maître des anneaux, édité par Eagle vision et dont vous pouvez lire la critique sur le site.

Du livre au Scénario. (20 min)

Habillé de la musique d’Howard Shore, le reportage se voit doté d’une ambiance très enthousiasmante. On a la sensation de découvrir une histoire incroyable. Grâce à la première séquence, qui sert aussi de transition avec le reportage précédant, on entre dans la confidence des intervenants qui nous racontent les conditions de leur première lecture du roman. Ils nous dévoilent certains des sentiments qu’ils éprouvent envers le roman. Par exemple, Andrew Lesnie, directeur cinématographique déclare : « C'est probablement la première expérience littéraire qui m'a vraiment fait ressentir la puissance du mot écrit ». On nous propose, ensuite, et c’est la le réel but de ce bonus, de découvrir le défi que représentait le fait d'adapter ce roman monumental, et adulé, pour le cinéma.

Dans un premier temps, le documentaire se charge de nous présenter un élément important du travail d’écriture du scénario : le choix du nombre de films. Les studios Miramax ont été les premiers à placer leur confiance en Peter Jackson. Entouré de ses scénaristes, celui-ci eut la charge de condenser le roman en deux scénarii puis en un seul. Devant un tel choix commercial, Jackson pris la décision risquée mais nécessaire, selon lui pour permettre une adaptation fidèle, de trouver d’autres financeurs. Usant de ses relations, il décroche un rendez-vous avec Bob Shaye de New Line : « Peter et Fran ont présenté le projet, montré les reconstitutions, la cassette et on ignorait ce qu'il en pensait. Bob a regardé Peter et a dit : Dis-moi, Peter, pourquoi quelqu'un de sensé ferait deux films ? Ils étaient déstabilisés, ils ne comprenaient pas. Et il a ajouté : il faut faire 3 films ». Le format retenu serait donc une trilogie : trois films et donc trois scénarii.

« Les adaptations littéraires ne marchent pas. Il faut choisir ce qu'on trouve essentiel dans le livre, et en faire un film ». Cette phrase de John Gilbert, issue du reportage, résume plutôt bien la suite de cet appendice. Peter Jackson, Frances Walsh et Philippa Boyens, les trois scénaristes, nous présentent les éléments du livre, en particulier le tomme un, qu’ils ont choisi afin d’écrire une histoire adaptable au cinéma. Les exemples tirés du film sont nombreux et souvent mis en relation avec le roman. Pourquoi tel passage plutôt qu’un autre ? Pourquoi ne pas retenir Tom Bonbadil ? Pourquoi ajouter des choses qui ne sont pas dans le roman ? Ces questions trouvent leurs réponses ici.

Mettre les mots en images (13’24’’)

Les bonus présentés dans cette édition ont pour objectif de dévoiler au spectateur la manière dont s’est construit le film ou plutôt, comment se fait un film. Ces petits appendices nous dévoilent les différentes étapes de la création et, ici, il s’agit donc, après l’histoire et l’écriture du scénario, de la composition du story-Board. Pédagogiquement, on nous propose de répondre à la question suivante : un Story Board, à quoi ça sert ? Peter Jackson nous propose une vision asses pécuniaire de la chose : « Faire 3 films d'affilée comporte beaucoup de risques. Il nous fallait planifier ces films en détail car la marge d'erreur était minime ».  C’est donc, à priori, un souci de rendement qui motive l’utilisation d’un tel outil. Pourtant, le reportage nous propose, par l’entremise de Christian Rivers (le storyboardeur de Jackson), une autre utilisation plus pratique : « (…) Le story-board est numérisé, puis monté comme les plans seront montés pour le film. C'est la version dessinée en noir et blanc et en 2 dimensions du film. On a réuni des acteurs locaux dans un studio, 5 ou 6 acteurs qui avaient lu le scénario, et qui ont interprété les divers personnages.(…) On appelle ça une ''animatique'', à savoir une bande vidéo de chaque image du story-board. » Ce pre-film permet alors d’avoir une vision plus globale, plus réaliste du film et ainsi répondre aux questions : cette scène n’est-elle pas trop longue ? Ne faut-il pas ajouter un plan nécessaire à la compréhension? Bien entendu, ce travail nécessite que le réalisateur ait, auparavant, une idée de ce qu’il souhaite voir à l’écran et Peter Jackson a, donc, pensé le film avant le tournage. On découvre de nombreuses photographies de ce storyboard et même un extrait de ce fameux animatique. On ne peut que frémir à l’idée qu’un pré-film du retour du roi est déjà prêt.

e storyboard n’est pas le seul de ces outils utilisés pour le film. En effet, de nombreux plans, et surtout ceux dotés d’effets spéciaux, ont été pre-produits en images de synthèses en utilisant des modèles grossiers. Ce sont les prévisualisations. Peter Jackson se rendait aussi, avec une caméra, sur les lieux du tournage pour mieux en appréhender l’espace. Ainsi, avec l’aide de certains participants de la production, Peter a filmé des scènes entières du film et notamment celle du retour de Gandalf à Cul-de-sac dans laquelle il interprète Frodon. Ce document inédit, présenté ici, est très amusant. C’est une perle pour les fans du film.

Story-boards (10’34’’)

Dans cette section, on nous propose trois extraits de l’animatique dont nous parlions précédemment. « Le prologue » nous propose une version alternative de la séquence d’introduction du film. Cet élément clef du film, puisque chargé de nous présenter le contexte de l’histoire, a été conçu plusieurs fois au cours de la production. Frodon est le narrateur de cette première version qui présente aussi la diversité des peuples des Terres du Milieu ainsi que l’héritage de la première alliance. « Les orques en Lothlorien» : A l’origine, comme dans le livre, les orques de la Moria poursuivent la communauté jusqu’en Lothlorien. « Les rapides de Sarn Gébir » : La communauté est forcée, par les assauts des guerriers Uruk haï, à emprunter les rapides. Cette scène, qui n’a pu être tourné à cause d’inondations, était un ajout par rapport au livre dans lequel la communauté contourne ces chutes que personne n’a traversé.

Ces trois extraits sont particulièrement aboutis : des acteurs posent leurs voix sur ces images de story-boards, des sons et des bruitages complètent les ambiances et, pour le DVD, la musique d’Howard Shore complète l’ensemble. Si le film, présenté dans l’édition, nous proposait des images coupées au montage, ici, on va plus loin encore avec des séquences non tournées et pourtant très largement compréhensibles.

Les prévisualisations (3’17’’)

Dans cette section, on nous propose des extraits de ces fameuses prévisualisations en images de synthèse dont nous parlions précédemment. La production du film s’est, à ce sujet, inspirée des méthodes de travail d’Industrial Light and Magic. Il s’agit, sans doutes, d’un document de référence livré aux responsables des effets spéciaux car le résultat final (le film) est assez fidèle à ce qui est présenté ici.

Les comparaisons avec le film

Ce genre de documents est bien connu des amateurs de Bonus. L’originalité se trouve ici dans la qualité de présentation de la chose. Deux séquences nous sont proposées : comparer la scène des Nazgûls attaquant Bree à des images de l’animatique essentiellement composées d’images du story-board et comparer la scène du pont de Khazad-dûn à des extraits en images de synthèse des prévisualisations. Pour chacune d’entre-elles, il est possible de voir l’animatique et l’extrait du film en plein écran avec des sous-titres. Il est possible aussi de voir les deux séquences en simultané sur le même écran. Enfin, la touche angle, permet de passer d’une présentation à l’autre.

Répétitions à Cul-de-sac (6’29’’)

Avec l’aide de certains participants de la production, Peter a filmé des scènes entières du film et notamment celle de Gandalf convaincant Bilbon de laisser l’anneau à Cul-de-sac (Peter interprétant Bilbon). Ce document inédit, présenté ici, est très amusant. Les participants nous livrent leurs impressions et la difficulté d’interpréter un rôle sans répétitions. Une perle pour les fans du film.

La conception de la Terre du Milieu (41’07’’)

Pour célébrer le centième anniversaire de la naissance de Tolkien, une réédition illustrée du seigneur des anneaux fût décidée. C’est Alan Lee qui fût choisi pour en réaliser les nombreux dessins. John Howe est un autre spécialiste de Tolkien. Il a participé à l’illustration de nombreux calendriers, illustrations ou couvertures d’ouvrages. Ces nombreuses illustrations constituent autant de tentatives, parmi les plus abouties, de mettre le roman en images. Peter Jackson se devait de prendre en compte le fait que de nombreux lecteurs furent marqués par la force de ces expériences de représentation. L’objet de cet appendice est de nous présenter, entre autres, comment ces deux sommités se sont jointes au projet : « Leurs illustrations sont restées accrochées aux murs du bureau pendant plus d'une année, alors qu'on travaillait au scénario. Je trouvais formidable l'idée que ces deux-là collaborent au film comme concepteurs artistiques, puisque, à ce stade, nous étions accrochés à leurs images » (Peter Jackson). On les découvre, avec beaucoup d’émotion, faisant des croquis : certains sur des coins de feuilles. Le reportage nous propose des images de leurs travaux, comment sur le haut d’une colline, en Nouvelle-Zélande, ils ont imaginés la Compté… Epaulés par de nombreux dessinateurs, ce sont eux qui sont à l’origine des nombreux décors, des idées de costumes. Il a fallut créer de nombreux genres architecturaux…

Dans la seconde partie du reportage, on nous présente comment certains décors sont sortis de la terre. Comment les personnages et les monstres ont pris forme dans la mousse et la résine. Divers lieux du tournage nous sont présentés et mis en relation avec le roman et les dessinateurs : « La décoration de la maison d'Elrond évoque sa célèbre bibliothèque. Elle a un côté musée qui rappelle des faits tels la première prise de Barad-Dûr et la perte de l'Anneau. Tout ça se reflète dans une quantité d'accessoires. Il y a d'abord Narsil. Cette épée brisée est la pièce majeure de ce musée. Sur les murs, on trouve une série de fresques. Alan Lee en a réalisé une ou deux ». Près de trois cent personnes ont participés à la re-présentation de cet univers : dessinateurs, apprentis et artisans. C’est Alan Lee qui clôture cet appendice, en se chargeant de présenter l’énormité de la tâche : « Tout le travail accompli pour le film ne peut apparaître complètement à l'écran. C'était le projet de départ : créer un monde qui donne l'impression d'avoir existé pendant des millénaires. On a pu y penser et le voir comme un monde réel. Ca lui donne cette vérité »…

Weta Workshop (42’59’’)

« Si vous ne pouviez atteindre le plus haut niveau d'enthousiasme, de passion, de professionnalisme, et faire comme si c'était la chose la plus importante de toute votre vie, vous n'étiez pas digne de cette tâche. C'est nous qui avions été élus pour porter à l'écran une œuvre du folklore anglais moderne ». Richard Taylor, Directeur de WETA Workshop et Superviseur des Créatures, Miniatures, Armures et Maquillages spéciaux.

Weta workshop est, avec sa forge, ses fours, ses ateliers tout comme une petite usine qui pendant près de trois ans et demi a fabriqué environ 45 000 pièces différentes, toutes traitées avec l’attention d’historiens reconstituant les objets d’une civilisation perdue. Ce documentaire fourmille d’anecdotes qui présentent l’énormité de la tache accomplie. En voici un avant goût : Fabrication de plus de 10 000 masques et plus de 1 800 costumes en mousse de latex. Les trois fours à mousse de latex ont marché 365 jours par an pendant trois ans et demi pour les fabriquer. Douze maquilleurs pour poser les 1 800 paires de pieds de hobbits. Pour fabriquer les côtes de mailles il a fallut débiter 12 millions et demi d'anneaux dans un tuyau en plastique noir, d'une longueur de plus de 12 km. Plus de 10 000 flèches ont été fabriquées pour les films et chaque race avait un type de flèches différent…

Saviez vous que John Howe fût l’un des consultants privilégié pour la fabrication des armures complexes ? Saviez-vous que le Narsil est la première épée fabriquée pour le cinéma avec un pommeau creux ? De part le ton donné, on a la sensation de participer à une aventure incroyable…

La conception des costumes (11’31’’)

Les nombreux costumes du film ont été fabriqués sous la direction de Ngila Dickson : la chef costumière. Dans ce court appendice, elle nous propose de découvrir : comment, à partir des dessins de John Howe et d’ Alan Lee, elle a conçue les costumes. La salle dans laquelle étaient stockés ces derniers nous fait prendre conscience de l’ampleur de la tache : « Nous avons fait 10 exemplaires pour l'acteur principal, 10 exemplaires pour la doublure, 10 exemplaires pour la petite doublure, et 10 exemplaires pour le cascadeur... Il y a donc environ 40 costumes pour un seul et même modèle », nous dit-elle. Un simple calcul permet d’imaginer le nombre total de costumes…

Les galeries d’images


Jamais, on avais vu un tel foisonnement de documents : des centaines de photographies, toutes classées grâce à de nombreux menus, nous sont proposées et forment une sorte de portfolio encyclopédique. Cette partie des bonus nous permet de nous attarder sur certains documents aperçus pendant le visionnage des documents dont nous parlions plus haut. La présentation des documents est chronologique : tout d’abord, les dessins qui, successivement,  tendent à se préciser puis les maquettes des personnages suivies de la présentation des costumes et enfin des photos des costumes portés et mis en scène. Cette présentation, inédite dans la qualité comme dans le nombre, se permet d’autres originalités. Au détour d’une « planche contact » de certaines de ces nombreuses images, il n’est pas rare de trouver un petit patch de cire qui nous indique que le document est doté d’un commentaire. Il s’agit d’une intervention de certains des membres de l’équipe : dessinateur, décorateur ou costumière qui nous accompagnent dans la compréhension de leurs travaux. L’ensemble est si riche, qu’il est difficile d’en résumer le contenu en quelques lignes. Pourtant ce n’est jamais long ou fastidieux. On peut très bien, selon son envie, en consulter une partie et, une autre fois, découvrir d’autres choses. Dans l’univers des jeux vidéo on aurait pu parler d’une « grande durée de vie »…

L’ATLAS de La Terre du Milieu : (Sur les traces de la Communauté)

Suivre les traces de la Communauté, c’est ce que nous propose cet appendice. Une carte de la Terre du Milieu, le nom des régions et la possibilité de choisir l’une d’entre elles. Une fois ce choix effectué, la caméra se déplace en zoomant. Certains noms disparaissent, des détails apparaissent et finalement, c’est une tout autre carte, plus précise qui apparaît. Il est désormais possible de choisir un lieu ou un village afin de découvrir, grâce à des extraits choisis du film, les événements de l’histoire qui s’y déroulent. Quand l’extrait se termine, deux possibilités sont offertes : revenir à un plan plus large ou suivre la Communauté dans son voyage. Dans le second cas, la caméra se déplace sur la carte et un trait symbolise le chemin que la Communauté emprunte…

Ce bonus, grâce à son interactivité et à son coté ludique, représente une vraie innovation digne de certaines présentations multimédias qui, à cause de leurs complexité, étaient réservées au support CD-Rom. Outre l’aspect technique de la chose, cet appendice offre la possibilité de mesurer grossièrement les distances parcourues par la Communauté. D’une certaine manière, cette carte, que tous les lecteurs connaissent, prend de la consistance en perdant de son coté statique : virtuel, imaginaire mais vivant.

La Terre du Milieu en Nouvelle Zélande

Peter Jackson, en short, coiffé d’une casquette et entouré de membres de son équipe de production part en reconnaissance sur les lieux de tournage du film. Une carte de la Nouvelle Zélande nous propose donc de découvrir, à l’état brut, les paysages de l’île choisis comme décors pour le film : de Hobbitebourg à Amon Hen en passant par les Mont Venteux, le Gué de Buinen, Fondcombe, Lothlorien et Anduin : le grand fleuve, Peter Jackson nous propose une carte postale interactive de sa terre natale et nous fait entrevoir le long et difficile travail de reconnaissance d’avant tournage.

 Les appendices : Seconde Partie.

Introduction

Pour ce second disque de bonus, c’est Elijah Wood qui nous en présente le contenu : « Bienvenu dans le 2e disque des Appendices. Il couvre tout : du début du tournage jusqu'après la sortie du film. Si vous cliquez sur Visite Guidée, vous verrez les documentaires du disque en continu. Ils durent 3 h 30. N'oubliez pas qu'il y a d'autres choses à découvrir : photographies, instantanés, maquettes : que de bonnes choses. Profitez-en ! » Et hop, en avant !

La communauté des acteurs (34’42’’)


Peter Jackson nous présente une communauté de l’anneau unie, à l’image, comme l’est celle du livre. Cette réussite ne tiens pas qu’à la seule maîtrise du langage cinématographique du réalisateur. Cet appendice présente Jackson comme étant l’instigateur de ce qu’il appelle la communauté des acteurs et dont il est question ici : « J'espérais qu'ils se lieraient car les 15 mois de tournage passeraient plus vite si tout le monde s'entendait bien. Et je savais que, pour le film, le fait que les Hobbits ne fassent qu'un était important ».  Le reportage ne nous raconte pas seulement la cohabitation studieuse d’acteurs. Le ton est bien plus enthousiasmant : il s’agit de nous présenter comment se sont liées des amitiés, comment de jeunes premiers ont cohabités avec d’autres acteurs plus expérimentés, comment le quotidien se nourrissait du tournage et bien sûr comment les impératifs de la production pouvaient influencer sur les ambiances « hors tournage »…

La journée d’un hobbit (13’05’’)
« Je suis heureux d'être le réalisateur et de ne pas jouer un Hobbit, parce qu'ils ont une vie difficile et doivent se lever à des heures impossibles! »


La vie des acteurs, qui pendant la durée du tournage ont interprétés les Hobbits, fut loin d’être de tout repos. Cette featurette présente ce à quoi ressemblait l’une de leurs journées de tournage. Une journée type de hobbit commence, à l’aurore, par une longue séance de maquillage des pieds et des oreilles. Dès le matin donc, les hobbits devaient rester de longues heures debout, se contentant d’une simple tasse de café chaud, en attendant que le latex de leurs prothèses palmaires sèche. Ce reportage présente aussi la belle entente qui existait entre les quatre acteurs : le reportage vous propose l’un des sketches, tourné au caméscope, qu’ils prenaient plaisir à interpréter, pour se détendre, entre les scènes. Le reportage donne aussi quelques astuces qui furent utilisées par la production pour se jouer de la taille des personnages. La journée d’un hobbit dresse un portrait de cette petite communauté d’acteurs et donne réellement la sensation d’entrer un peu dans l’intimité du tournage.

Des cameras en Terre Du Milieu (49’38’’)

Si, malgré la foultitude de bonus proposée, vous souhaitez n’en regarder qu’un seul ou si vous ne savez pas trop par lequel commencer, Des cameras en Terre Du Milieu est probablement celui que vous devriez choisir. Il s’agit d’un hôtel érigé à la gloire de ce que Peter Jackson s’amuse à appeler : « le plus gros film à petit budget tourné à Wellington ». Cet appendice présente de nombreux éléments de la production en commençant par l’évidente énormité de la tache à accomplir et dont nous avions déjà eu écho au cours des autres bonus de l’édition. C’est d’ailleurs lui qui ouvre les hostilités : « On a tourné ces 3 films en 1 5 mois, mais si on avait eu qu'une équipe, ça aurait probablement pris 6 ou 7 années. On a eu jusqu'à 5 à 7 équipes de tournage. Avec presque toujours 2 caméras par équipe ». Le reportage nous propose donc de suivre le tournage du seigneur en suivant les différentes équipes de tournage sur les divers lieux et décors du tournage. Entre autres, à la compté (Le décor principal était une ferme près de la ville de Matamata en Nouvelle Zélande), nous découvrons que deux plateaux, à échelles différentes, furent utilisés pour reproduire, à l’image, la différence de taille entre Ian McKellan et Ian Holm. Plus loin, c’est Christopher Lee qui nous dispense de nombreuses informations sur l’univers de Tolkien tandis que le reportage nous dévoile le tournage des scènes de l’Isengard. Plus tard, encore, nous découvrons avec étonnement que cinq jours furent nécessaires pour tourner la scène du conseil d’Elrond à Rivendell. 

Cet appendice est composé de nombreux extraits du film, de plusieurs de « making of » et est largement illustré. C’est sans aucun doutes l’un des points d’orgue de l’édition.

Les photos de production
Soixante et onze photos nous dévoilent des images du tournage. Parmi lesquelles on découvre quelques clichés saugrenus : des hobbits en lunettes de soleil, des cavaliers noirs affublés de parapluies bleus, entre autres…

Echelles (15’34’’)

Cet appendice se propose de nous dévoiler plus précisément les méthodes utilisées pour retranscrire les différences de taille entre humains, nains et hobbits. On pourra en compter deux principales : La perspective forcée (une technique traditionnelle : avec deux personnes de même taille, pour que l’une paraisse plus petite, on l'éloigne de la caméra) et la méthode des échelles composites (Chaque acteur est filmé séparément, puis les deux éléments sont assemblés en une image composite). Le reportage est très didactique : on découvre comment ça marche mais aussi, le cas échéant, pourquoi ça ne fonctionne pas…

Maxi-tures (16’16’’)
Le terme « maxi-ture » est une invention de l’équipe de production pour désigner les maquettes qui ont été réalisées pour filmer certains décors du film. Derrière ce néologisme se cache la nécessité, pour la production, de réaliser des miniatures géantes afin que celles-ci soient plus détaillées que si leur taille avait été plus « raisonnable ». L’appendice nous propose de découvrir l’intérêt de l’utilisation des ces maxi-tures. Alex Funke, l’un des responsable des scènes mettant en jeux ces macro maquettes, nous fait découvrir la fabrication de certains de ces décors ou éléments de décors : Khazad-dum, l’Argonath ou Lothlorien. Il est amusant de voir que ces techniques, à l’ère du tout digital, sont encore utilisées et surtout de constater qu’elles le sont avec autant de réussite. Cette section est complétée par une large collection de photographies. La présence des équipe techniques autour des ces maxi-tures rend compte de leur taille. Une vraie curiosité…

Weta Digital (24’49’’)

Weta Digital est l’entreprise chargée des effets numériques pour le film. Elle fut crée en 1993 par Peter Jackson pour le film créatures célestes. Dans cet appendice, des infographistes nous expliquent les raisons pour lesquelles certains plans ont du être truqués. Nous découvrons aussi comment furent crées divers monstres pour le film dont le guetteur, le troll des cavernes ou encore le Balrog. Si vous souhaitez savoir s’il est possible, pour un cadreur équipé de lunettes tridimensionnelles de faire bouger manuellement une caméra virtuelle dans un univers entièrement virtuel, c’est ici que ça se passe. A la vue de cet appendice, on ne peut s’empêcher de penser que la science fiction rattrape la réalité… Et oui !!!

Montage: donner une vie à une épopée (12’45’’)
Le montage est un élément déterminant dans la production d’un film. Cet appendice est entièrement bâtit autour de cette lapalissade. Pourtant, l’ensemble s’avère être passionnant. John Gilbert, qui a passé d’innombrables heures à retravailler le montage du film, nous présente les enjeux de la tache qui fut à sa charge : comment faire un film que les personnes ne connaissant pas le livre trouveront parfaitement compréhensible ? Comment faire, d’autre part, pour que les fans du livre retrouvent la saveur de l’univers originel de Tolkien ? Quels plans choisir parmi le très nombreux rush ? Toutes ces questions cruciales trouvent, ici, quelques éléments de réponse. Dans une seconde partie du reportage, Peter Jackson nous parle de cette fameuse version longue présente sur cette édition du seigneur des anneaux. Il nous explique pourquoi il a du mettre de coté ces « nouvelles » scènes de la version « salle » du film…

Démonstration de montage: Le conseil d’Elrond
Les réalisateurs en herbe apprécieront probablement ce bonus. Il offre la possibilité de voir tous les plans utilisés pour un extrait de la scène du conseil d’Elrond. Six cases diffusent dans leurs intégralités les 36 plans nécessaires à la composition de ces 30 secondes de film. Le montage final apparaît dans une case plus grande. Il est possible de la regarder dans son intégralité ou se choisir de voir tous les plans indépendamment.

L’étalonnage numérique (12’07’’)

Il s’agit, ici, d’un sujet bien trop rarement abordé lorsque l’on parle des moyens dont disposent les réalisateurs pour faire un film. Pourtant il s’agit d’un processus primordial lorsqu’il s’agit de retoucher certains plans trop sombres ou de donner, sans utiliser de filtres, une teinte particulière à l’image. Peter Doyle (qui participât également à retoucher le film Matrix), nous présente au travers de quelques scènes du film les possibilités énormes offertes par l’étalonnage. Le résultat est saisissant…

L’environnement sonore de la Terre du Milieu (12’35’’)
Il aurait été bien difficile, sans cet appendice, d’imaginer quelles sources sonores ont été utilisées pour réaliser les sons et bruitages du film. La petite fenêtre, ouverte sur le studio d’enregistrement des effets sonores de la production, nous permet d’en avoir un petit aperçu. Saviez-vous que le terrible guetteur du film était en fait doublé par un mélange habile de sons de débouche lavabos et de tapis en caoutchouc mouillés se balançant dans les airs ? Saviez vous que les terrifiants cavaliers noirs poussaient des hurlements de gonzesses ? (en fait ceux de Fran Walsh, l’une des scénaristes) Saviez-vous que les nuées d’orques tenaient les bruits de leur démarche d’insectes à de simples capsules de bière scotchées à des semelles en caoutchouc ? Saviez-vous que près de 98% des voix des acteurs ont été réenregistrées en studio ?

Musique pour la Terre du Milieu (12’27’’)
 « La musique d'un film est primordiale car elle guide les émotions des spectateurs. Les acteurs et les réalisateurs font leur job pour créer une ambiance, une émotion, mais à I'évidence, la musique est puissante et évoque ce que vous devez ressentir à tout moment. » Peter Jackson

Howard Shore a gagné de nombreux prix pour avoir composé cette bande originale poignante. La création lui demanda près de deux années de travail. De nombreuses images nous proposent d’entrer dans l’intimité de l’orchestre symphonique qui eut la charge de jouer la musique composée par le susnommé. Il est intéressant de noter que l’on dispose ici d’un son dolby digital 5.1.

La route se poursuit sans fin… (7’22’’)
Il s’agit d’un moment bien triste. Nous voilà arrivés à la fin de l’épluchage de ces appendices puisqu’il s’agit, ici, du dernier d’entre eux. Bien évidement il s’agit d’une sorte d’au revoir. Après avoir présenté la plupart des étapes de la création du film, il est temps, enfin, de présenter l’accueil que reçu le film lors de ses premières diffusions. Entre Londres et Wellington, les acteurs en profitent pour nous dire au revoir… Un au revoir en forme d’à bientôt…

LES DEUX TOURS :

La découpe des suppléments sur deux DVD est respectée avec sur le premier des éléments portant principalement sur l’histoire et les personnages, le second permettant d’appréhender le tournage, la pré et post production et récolter de nombreuses anecdotes sur la vie de cette imposante armada. Ces DVD de suppléments semblent pour leur promoteurs indissociables du film comme le mentionne la sérigraphie sur le premier DVD de bonus " Troisième partie : l’aventure continue… ". Dont acte ! La liste complète des bonus et le visuel en haute-définition se trouvent dans un descriptif à part (http://www.dvdcritiques.com/news/news_visu.aspx?dvd=67) sachant que le coffret avec la statuette de Gollum renferme un cinquième DVD que l’éditeur n’a pas pu nous fournir.

Les documents, textes – images – vidéo sont nombreux.
A l’invite de Peter Jackson dans une courte introduction présentant le contenu des DVD bonus, le plus simple est sans doute de se rendre à l’index présent sur chacun des deux DVD Bonus. Ecrit sur de nombreuses pages d’un livre virtuel s’étalent les titres de l’ensemble des documents. C’est cet index qui permet de bien comprendre la structure du DVD et d’apprécier la logique de conception. La navigation semble simple alors même que le nombre de documents est faramineux ; une véritable performance qui donne goût à la découverte du contenu.

On peut distinguer trois catégories de documents. 1) Des textes, peu nombreux et surtout destinés à guider ou informer. 2) Des galeries d’images aux accès multiples. L’affichage en plein écran se réalise par choix dans des planches contact. Surprise ! Certaines sont agrémentées de commentaires audio, doublé en français (voix en superposition sur la VO). 3) Les vidéos avec des thématiques relatives au monde du Seigneur des anneaux (premier DVD) et sur le tournage du film au sens large (deuxième DVD). Il faut bien comprendre que ces documentaires s’inscrivent dans la continuité de ceux présents sur le coffret de la Communauté de l’Anneau. Leur structure est similaire et laisse la parole à de nombreux intervenants matérialisant autant de corps de métier nécessaires à la fabrication du film. L’un des éléments clefs est le personnage de Gollum, être virtuel dont le jeu à l’écran est doté d’une émotion constante. Près d’une heure de documents vidéo s’attachent au travail de Digital Workshop mais surtout à la prestation de Andy Serkis , véritable source d’inspiration des architectes virtuels et ayant permis par sa présence physique et d’acteur de parfaire le jeu des comédiens lors du tournage. Le document présentant simultanément le jeu de Andy Serkis et le résultat en images de synthèse est troublant par sa similitude physique et le respect du jeu de l’acteur.

Le rythme des documents vidéo est toujours soutenu sans que le montage semble oppressant. Nous ne sommes pas dans la logique d’un clip et la volonté de rester à l’essentiel semble omniprésente. Pourtant chaque DVD intègre près de trois heures de documentation vidéo ! C’est l’une des constantes de ces documentaires ; les premières minutes abordent les thèmes par une vision généraliste pour s’enfoncer au fil des minutes dans une technicité passionnante mais qui peut rebuter si le sujet ne plait pas. Les indications ou autres anecdotes sont constantes et permettent de cerner avec précision les problématiques exposées et les conditions souvent difficiles de fabrication du film, à chaque étapes. A noter que ceux qui auront déjà parcouru les bonus de l’édition 2 DVD trouveront logiquement des redondances informatives.

Etant un amateur de musique et de d’environnement sonore, je ne saurais trop vons inviter à ne prendre le temps de visualiser les reportages sur ces thèmes. Savez-vous par exemple que le thème de Gondor est une véritable passerelle musicale vers Le retour du roi ? Le travail musical est disséqué avec de nombreuses informations très intéressantes pour comprendre comment est construite une partition sonore sur un film de cette ampleur. La méthodologie étant présentée, se greffent alors des problèmes de changement de montage, un plan qui disparaît ou apparaît et c’est la partition à changer ! Les problèmes de timing sont également très bien présentés et se recoupent avec un autre reportage sur la construction du film. Passionnant également, les indications méthodologiques de fabrication des séquences sonores. La bataille de Helm contient par exemple plus de 80 éléments sonores qui se superposent. Pour mieux illustrer les différentes composantes, l’éditeur propose d’ailleur une séquence d’une minute décomposée en huit pistes sonores. On peut passer de l’une à l’autre à volonté pour écouter les principales composantes (bruitages, voix, musique, effets sonores…).
Les thèmes se succèdent, les informations s’additionnent mais sans jamais ennuyer le spectateur. Les exposés sont denses mais intéressants. Il est par conséquent possible d’enchaîner les bonus sans jeter l’éponge. Au total il ressort de tous ces documents l’importance du rôle de Peter Jackson. L’homme est épaulé par de multiples spécialistes mais sa vision globale et du détail est tout bonnement époustouflante. 

 Les commentaires audio

Sur les deux DVD du film, quatre commentaires audio sont disponibles ! La liste complète des intervenant est disponible par là :http://www.dvdcritiques.com/news/news_visu.aspx?dvd=67.

C’est au cours du premier commentaire audio qui regroupe Peter Jackson et les scénaristes que les ajouts de la version longue sont les plus commentés. Si les plans additionnels et les séquences inédites sont mentionnés dans l’accès aux chapitres, ce commentaire permet de savoir quels ont été les éléments déterminant le retrait de scènes prévues initialement pour la version cinéma. Ce commentaire apporte également de nombreux éléments de pré-production et post-production. Si certaines informations se recoupent avec les documentaires, un réel effort à été entrepris pour ne pas polluer les deux autres commentaires techniques. Peter Jackson se révèle toujours prêt à raconter des anecdotes et ici, il a le temps !

Le second commentaire audio met en scène l’équipe artistique du film. C’est le premier commentaire déposant des éléments purement techniques. Il a pour objectif comme le souligne dès les premières secondes le superviseur artistique Richard Taylor de décrire le processus de conception et la construction de ce second volet de la trilogie du Seigneur des anneaux. Le propos est technique mais les descriptions toujours didactiques permettant aux néophytes et curieux de rentrer dans une formidable leçon de technique mais aussi d’organisation d’un tournage hors du commun. On peur retenir des commentaires intéressants liés à la prise de vue, ou à l’anticipation nécessaire pour intégrer des images virtuelles dans des décors, pas toujours utilisables tel quels (les problèmes principaux étant liés aux indices visuels contemporains). Bien entendu, l’élaboration et la mise en place de Gollum tient ici une place prépondérante.

Le troisième commentaire place derrière le micro les responsables de l’équipe de tournage et de post-production. Les conversations sont ici ancrées à la mise en place des décors, des comédiens, des cascadeurs et la description de tous les problèmes qui peuvent entourer un tournage et sa post-production. Les anecdotes sont nombreuses et les producteurs partagent leurs expériences avec un plaisir évident. Le compositeur Howard Shore prend également la parole pour détailler les objectifs et les enjeux de son travail de composition complémentaire pour cette version longue. C’est le commentaire des cinéphiles.

Le commentaire le plus déluré est celui qui regroupe une grande partie des comédiens (premiers et seconds rôles). Les interventions n’ont pas forcément un rapport direct avec le film ou ses conditions de tournage mais, bien qu’un montage sonore soit évident, les comédiens qui se sont retrouvés en petits groupes pour enregistrer ce commentaire ont pris un plaisir audible à se revoir et se souvenir de ce fabuleux tournage. Le point de vue est intéressant car les comédiens apportent leur fraîcheur technique ; bien entendu ils étaient sur place mais ce qui se déroule sous leurs yeux est toujours loin de la réalité des tournages. Ce commentaire permet donc de relier le premier commentaire audio des deux autres commentaires, nettement plus techniques dans leur développé.

Les cachoteries

Si vous voulez la découvrir une présentation des MTV MOVIE AWARDS (parodie) allez donc sur le menu de sélection des scènes (disque 1). Soulignez la vignette du chapitre 30, pressez la touche permettant d'aller ves le bas et un anneau s'illumine. Pressez la touche Entrée !


LE RETOUR DU ROI :

Pas question ici de reprendre la liste « énooorme » des bonus. Nous vous invitons à lire cette news et nous allons tenter de vous donner une idée générale de la structure de ces suppléments.

Rappelons que le film s’étale sur deux DVD avec quatre commentaires Audio. Ils sont bien évidemment sous-titrés, tant pour le discours que pour l’identification des nombreux intervenants. Alors oui, il faut une sacrée dose de résignation pour enfiler les quelques douze heures effectives de commentaires. Le mieux est sans doute de rester raisonnable et de confiner les écoutes à ses propres centres d’intérêt.

Le commentaire incontournable c’est le n°1 qui associe le réalisateur Peter Jackson et Fran Walsh (Scénariste/Productrice) et Philippa Boyens (Scénariste). C’est le moins technique et sans doute celui qui donne le plus la mesure du chantier titanesque qu’à porté avec une énergie incroyable Peter Jackson. Ce dernier ayant un véritable talent de conteur, ce commentaire s’écoute avec un très grand plaisir. Le commentaire n°2 regroupe l’équipe de création visuelle. Plus technique, il permet de découvrir les nombreux écueils et subterfuge retenus. Le commentaire n°3 regroupe l’équipe de production et de postproduction. Là encore de multiples anecdotes à retenir bien que de nombreuses informations recoupent celle distillées par Jackson. Le commentaire n°4 regroupe une grande partie des acteurs, il est à la fois le plus fun, le plus croustillant et le plus émouvant.

Les deux DVD de bonus présentent de nouveaux suppléments par rapport à l’édition Prestige. On retrouve un découpage similaire aux deux premiers volets, les nombreux documents visuels, textes et vidéo s’attachant assez logiquement à la période de production et de tournage de ce troisième volet.

Le premier DVD de bonus intitulé “La Guerre de l’Anneau” s’attache plus à l’histoire, aux difficultés de retranscrire les trois livres en trois films équilibrés. C’est ici que Peter Jackson s’explique le plus sur ces choix, ses doutes et les multiples ré écritures durant le tournage. Ce sont les documents que les véritables passionnés visionneront avec attention car Jackson livre ici les décisions qui l’on conduit à sacrifier des passages entier ou à remanier la chronologie des évènements. De nombreuses remarques permettent d’apprécier la profondeur de la démarche d’écriture et le souci permanent de garder l’esprit du livre, de Tolkien tout en proposant un grand spectacle cinématographique.

La seconde partie s’attache plus aux justifications des lieux de tournage, au processus de la conception du film. Cela rejoint une thématique déjà déployée dans les précédents volumes mais cette fois-ci c’est bien entendu au tournage de ce dernier volet que s’attachent les différents intervenants. Grâce à la relecture de certains passages du livre, il est alors facile de vérifier que de nombreux décors respectent à la lettre les descriptions de Tolkien. C’est également dans ce premier DVD de bonus que se trouvent les documentaires sur les technologies numériques déployées par WETA Digital, que l’on est guidé sur la fabrication des innombrables costumes et que l’on voit l’entraînement des chevaux avec les acteurs. De nombreuses photos sont proposées (plus de 2000 d’après l’éditeur, nous n’avons pas vérifié !), et dans certain cas une piste sonore permet d’avoir des commentaires.

Le second DVD intitulé “La Fin d’une Epoque” s’attache plus à la production sur les grands axes. L’un des documents les plus intéressant s’attache aux décisions prises pour le montage final et permet de comprendre, outre une organisation totalement délirante, les difficultés à structurer correctement un film ou différentes aventures se chevauchent, avec de multiples personnages principaux et en gardant une certaine cohérence de chronologie des évènements. C’est ici que l’on découvre le travail du compositeur qui évolue dans une perpétuelle incertitude de montage et qui l’amène donc à remanier constamment sa partition. Le document sur les effets sonores révèle une nouvelle fois l’extrême importance de ce travail.

En conclusion des bonus :

Même après les nombreuses heures de documents vidéo des deux précédents volumes, le propos de ces heures supplémentaires s’avère des plus intéressant et quasiment sans redondances, ce qui est un véritable exploit de structure et de préparation. Bravo.