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La Belle et le Clochard - Live : une version qui conserve tout le charme de l'original


Dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre, la chienne cocker Lady voit sa vie parfaite bouleversée par l'arrivée d'un heureux événement dans la famille de ses maîtres. Elle fait alors la rencontre de Clochard, un chien errant pour qui la rue n'a plus aucun secret.

Vu les succès phénoménaux des versions Live de ses grands classiques, nous pouvions imaginer que le studio Disney sortirait son adaptation de « La Belle et le Clochard » en live par Charlie Bean (Légo Ninjago : Le Film) sur grand écran. Mais à la surprise générale, le studio a décidé d’en faire l’une de ses nouveautés inaugurales de sa nouvelle plateforme de Streaming. ET forcément, comme nous sommes un peu mesquins, nous nous posons la question des raisons qui ont poussé Disney à un tel choix.  


Et sans vouloir être trop présomptueux, il sera de bon ton d’avoir une réponse en deux phases, la première politiquement correcte et la seconde plus incisive. Car « La Belle et le Clochard » est un classique à part dans le cœur des fans du monde entier. Sorti en 1955, le dessin animé original dont l’histoire est adaptée d’une nouvelle de Ward Greene parue en 1937 sous le titre de « Happy Dan, The Whistling Dog », est surtout le premier long métrage d’animation utilisant le format Cinémascope. Avec ses mélodies douces et entraînantes comme « Bella Note » (Belle Nuit) ou « The Siamese Cat Song » (La chanson des Siamois), « La Belle et le Clochard » trouva une place bien particulière au panthéon des grands classiques Disney.


Or donc la version live se devait forcément de suivre le même chemin que le premier volume, particulièrement dans la peinture de personnages quasi unanimement positifs, même les plus sombres comme l’homme de la fourrière. Doté d’une remarquable reconstitution du Londres fin XIXème début XXème, ce long métrage a le mérite de garder intacte, l’état d’esprit de son modèle, même si la chanson des siamois a été remplacée par une autre, beaucoup moins entêtante. L’aspect serein et romanesque de l’ensemble est conservé intact, malgré une Motion Capture un peu grossière parfois. Le pari étant d’utiliser, semble-t-il, de véritables chiens, en utilisant le CGI dans certaines scènes et dans le mouvement des lèvres. A la différence du « Roi Lion », certains personnages subissent un changement radical comme « Jock » le Terrier Anglais compère de César et ami de Lady, qui devient dans cette nouvelle version : une femelle !!! En Revanche à l’instar du long métrage félin, tous les animaux sont asexués ce qui, décidément, peut se justifier comme un choix esthétique, mais reste toujours un peu dérangeant de vouloir uniformiser la nature à la bien-pensée, lorsque l’on veut utiliser des animaux en live.


Quant au choix de ne pas sortir ce long métrage sur grand écran, la décision peut s’expliquer par un choix de rentabilité. Car après les succès colossaux de « Dumbo », « Aladdin » et surtout « Le Roi Lion », la poésie et le charme un peu désuet de « La Belle et le Clochard » pouvait faire craindre au studio, un manque à gagner. C’est effectivement une stratégie purement mercantile qui ne laisse pas beaucoup de place à l’artistique, même lorsque le film ne manque pas de qualité. Disney semble décidé à rester sur de la production de culture de masse et utiliser sa plateforme de Streaming comme tremplin moins onéreux pour des films aux potentiels moins lucratifs.


En conclusion, « La Belle et le Clochard » dans sa version live, a su conserver toute sa poésie et sa douceur qui ont fait le succès de l’original lors de sa sortie en 1955. La mise en scène est souple, même si la CGI se fait moins discrète dans les scènes d’actions (S, il y en a).