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Test Cyberlink PowerDirector 14 : tout en mouvement


Cyberlink ne baisse jamais la garde et conserve une belle énergie chaque année pour proposer, à tarif équivalent, encore plus de fonctions inédites… surtout face aux offres gratuites.

Par Bruno Orrù

Parlons sous dès le début de cette prise en main. Face à des logiciels de réputation (Adobe Premiere pour ne citer que le plus fameux) le prix pour acquérir PowerDirector, y compris en version Ultime, est plus que raisonnable. Cependant les offres gratuites sont nombreuses et parfois d'excellentes qualité comme GoPro Studio qui s'étoffe au fil du temps. Mais nous sommes avec ces offres très loin du potentiel fonctionnel d'une solution de montage comme PowerDirector 14. Vous en avez pour vos euros, surtout si vous prenez le temps de découvrir son potentiel. L'éditeur offre d'ailleurs un support continu, soit par des fiches, soit par des guides vidéo accessibles depuis leur site ou via la chaine YouTube, en suivant ce lien.



Avant d'entrer dans le détail sachez que cette version 14 apporte de réels plus et qui, pour mon plus grand plaisir, apporte quasiment toutes les réponses à mes observations réalisées lors de la prise en main de PowerDirector 13 (gestion de la vitesse, des mouvements…). C'est d'ailleurs assez troublant. Je vous laisse (re)découvrir cette prise en main en suivant ce lien.

Cette prise en main est basée sur la version Ultimate

Quelques nouveautés d'interface
Revenons à la présentation de cette version 14 qui propose quelques nouveautés intéressantes en termes de manipulation. Première remarque, l'interface d'ouverture est dorénavant découpée en 5 éléments, permettant d'aller directement sur l'interface complète ou simplifiée, sur l'interface des projets express, des modèles thématiques ou de la mise en place d'un diaporama.




L'interface générale du logiciel ne bouge pas et de mon avis c'est très bien car cette interface, sans être très originale, a déjà prouvée qu'elle était simple d'approche et permettait cependant via clics droits ou fenêtres complémentaires d'aller dans les fonctions expertes.

Les options de paramètres permettent de mieux organiser le travail selon ses préférences et habitudes de travail. C'est dans ces options que l'on trouve par exemple l'activation des fichiers « ombre » pour les contenus HD/4K qui permettent de travailler en bonne fluidité pour le montage sans avoir une configuration de nanti.

A noter que PowerDirector 14 possède de nombreuses possibilité d'interaction avec les ordinateurs en réseau mais également avec des appareils mobiles de type smartphone ou tablettes. Cyberlink propose également en option payante un espace de stockage en ligne permettant de sauvegarder des productions mais également des projets et maquettes. 



Action
L'une des grandes nouveautés de cette version est le module Action Camera. Cyberlink observe que le phénomène GoPro (ou autres caméras de sports) débouche sur le partage de vidéos dont le format source, le contenu et le montage qui en découle sont différents des compositions habituelles de films de vacances, de mariage ou de soirée barbecue ! Partant de ce constat le module propose plusieurs actions :
  • Ajustement de la déformation de contenus obtenus via de très grands angles de capture. Typiquement c'est le format Wide GoPro qui déforme facilement la perspective pour les plans très larges ou très rapprochés.



  • Prédéfinis de couleur. Il s'agit là de compenser une colorimétrie qui serait déséquilibrée ou trop triste.
  • Slow motion : Un module à part qui permet de mieux gérer des effets de ralentis sur une séquence (ou partie de séquence) avec, enfin, une option permettant d'accélérer ou de ralentir les effets de vitesse. Le module est simple de compréhension et d'utilisation ce qui permet de concevoir des bouts de séquence impressionnants en quelques instants.
  • Image figée (avec effet Ken Burns). Une option simple qui permet de figer une séquence aimée (mais ce n'est pas une capture d'écran) en laissant la possibilité d'ajouter un zoom sur cette image figée.
  • Importation et gestion de vidéo capturées à 120/240 i/s. Une remarque que j'avais fais en effet sur la version précédente et maintenant disponible pour que les ralentis soient gérés nativement sur ce type de séquence.

Le module est véritablement intuitif et je peux vous garantir que j'ai pu réaliser de petites séquences associant effets de vitesse et zoom en quelques courtes minutes.

Ci-dessous la vue du module avec sur la gauche les options possibles et sur la droite la fenêtre permettant de visualiser le rendu face aux choix retenus. Sur le bas la ligne permettant de sélectionner la partie de séquence que l'on sélectionne pour délimiter la zone travaillée.


Ci-dessous capture permettant de visualiser la gestion du zoom. Un arrêt sur image peut-être défini lorsque le zoom arrive à son terme. La durée est ajustable. Il est possible ensuite de rester en position zoom mais par défaut le zoom repart en arrière pour revenir à la position de départ et ainsi rester en cohérence par rapport à l'action vidéo qui continue.


Ci-dessous 3 captures permettant de visualiser la logique déployée dans ce module et les choix possibles (sur la gauche)


Mouvement
Deuxième grande nouveauté avec la possibilité dorénavant d'actionner un suivi de mouvement de manière très simple et automatisée. Il suffit de préparer une séquence ou un repère sera disponible tout au long pour ajouter un texte, une image, un objet en complément de l'image existante. Pour cela on sélectionne la partie la plus représentative et constamment présente à l'image et l'on ajoute le texte ou l'objet / image. On lance la production et le logiciel propose un suivi, composé de plusieurs centaines de points. C'est donc très précis. Si l'espace entre le personnage ou l'objet sélectionné et celui ajouté est trop proche ou éloigné, sachez que l'ensemble des points de trajectoire peuvent être déplacé sur toute la séquence. C'est bien pratique.






Multi
L'un des modules les plus intéressant est apparu en version 12 et permet la gestion de plusieurs sources ayant pu capté la même scène. L'objectif est alors de faciliter un montage multi-sources en proposant un repérage automatique, par défaut calé sur l'audio. La gestion multicam permet de choisir jusqu’à 4 flux vidéos. On pense en premier abord que c’est réservé à celui qui entreprend une fiction avec le déploiement de plusieurs caméras sur un plateau mais très vite on s’aperçoit que tout événement sportif / familial peut-être géré en rassemblant des séquences captées par différents types d’appareils (caméra, smartphone…) et dans des formats et résolutions différentes. Un module très intéressant donc qui nécessite cependant quelques attentions lors du choix de la caméra, un exercice qui est parfois moins simple qu'on peut le croire !





Express
Un autre moyen d'entrer de plein pied dans le potentiel du logiciel est d'utiliser la nouvelle option Projets express. L'idée première est de proposer des modèles thématiques de montage proposant de glisser des vidéos et avoir en quelques instants un film à la finition très pro. Attention toutefois si, comme moi, vous avez quelques attentes précises de vos sources, le modèle ne sera qu'une (bonne) base de départ et non une finalité. En fait, et c'est pour moi le véritable intérêt de cette option, cela permet de manière concrète d'observer et de découvrir comment l'éditeur à structurer son modèle. Vous pouvez alors récupérer et/ou adapter ces modèles et les transposer pour vos propres montages. Bien que connaissant bien le logiciel, j'ai pu comprendre comment on pouvait adapter l'image et comment optimiser l'usage des particules et autres objets superposable aux éléments sources. Un vrai plus par conséquent, bien que plutôt destiné à ceux qui maitrisent déjà les fondements de PowerDirector.

Ci-dessous deux captures qui permettent de visualiser comment un template s'affiche en ligne de temps et la possibilité d'ouvrir les propriétés pour mieux comprendre comment décliner certaines actions.



Capture
Beaucoup usuel en usage personnel, Cyberlink livre d'office un module complémentaire Enregistreur d'écran Cyberlink, séparé de PowerDirector, qui permet la capture vidéo d'écran.

Audio
Sur le plan audio, rien de bien nouveau sur la gestion des flux audio dans le montage, la capacité d'ajuster le niveau ou de créer quelques effets. Le logiciel est livré d'office avec WaveEditor 2 et dans la Director Suite vous avez accès au potentiel nettement plus poussé d'AudioDirector 4. J'y reviendrais dans une autre prise en main. Une compatibilité est cependant ajoutée permettant la conversion FLAC sur le rip de CD.

Plus
Chaque nouvelle version apporte son lot d'ajout, que ce soit au niveau des possibilités de transitions, d'insertion d'objets ou particules et bien entendu d'effets spéciaux. Selon la version retenue vous aurez accès à une quantité différente d'outils et de possibilités. Sur la version Ultimate que j'ai à disposition pour cette prise en main, le champ de possibilité est énorme (plus de 500 effets en tout) et vous aurez certainement du mal à ne pas trouver votre bonheur. Surtout ne négligez pas l'intérêt du partage accessible sur la plateforme Cyberlink DirectZone avec des contributions nombreuses et souvent très intéressantes pour enrichir les bibliothèques proposées par défaut.

Sur cette édition 14 je retiens surtout de nouvelles possibilités de trajectoire Bezier sur les titres, la possibilité de fondus de particules sur les titres et la possibilité de gérer trajectoires naturelles et non linéaires pour les titres et les objets PIP (insertion superposée). Comme indiqué plus haut, la trajectoire peut-être liée au mouvement d'un élément de la vidéo. Un ensemble de nouvelles fonctionnalités qui ouvrent un vrai champ d'effets pro habituellement disponibles sur des logiciels beaucoup plus complexe et onéreux.

On notera également un complément de 25 nouvelles transitions Alpha avec des effets diamant, évaporations ou encore gel que j'apprécie plus particulièrement.

Menus DVD/Blu-ray et chapitrage
Cette option n'a pas fait l'objet de nouveauté. La possibilité de réaliser une sortie disque fait l’objet d’un module spécifique. L’occasion de personnaliser le chapitrage et les menus. Quelques maquettes sont proposées par défaut permettant de comprendre comment se décline l’agencement et les adaptations au niveau du nombre de vignettes par pages de menu, la police et couleur de caractère, le fond visuel, les boutons de navigation. De nombreux menus sont disponibles via DirectorZone et vous pouvez naturellement vous engager dans un processus entièrement créatif puisque PowerDirector ne pose pas réellement de limites pour la personnalisation des menus.




La gestion des chapitres est requise à partir du moment où vous prévoyez un export sur disque optique, DVD ou Blu-ray. C’est en effet la possibilité d’offrir à celui qui recevra le film de pouvoir accéder directement à une partie de celui-ci sans avoir à lire l’intégralité. C’est aussi une tâche qui peut apporter un réel plaisir de création, en liaison notamment par les travaux d’esthétique au niveau des menus. Il est possible de gérer les chapitres dans un module intégré à la gestion des disques avec un objectif principal de définir leur ordre et la structure dans les menus. Le nombre et le positionnement peut être ordonné automatiquement (par intervalles fixes ou repères) ou être déclarés manuellement par retour dans la ligne de temps. Il est possible de déterminer la photo qui représentera le chapitre (particulièrement utile quand la séquence débute par du noir…) ou de demander une représentation par un extrait de film. PowerDirector offre une belle liberté de jeu, avec une interface efficace.

Exports
Le module d’export sous forme de fichiers fait l’objet d’une segmentation en ciblant des formes de destinations différentes, débouchant principalement sur le format et la qualité attendue. Cela permet de gagner un peu de temps pour avoir par défaut une proposition adéquate pour un archivage personnel, un partage sur réseaux sociaux ou un film qui sera proposé sur un site Internet.

PowerDirector offre néanmoins une possibilité de personnalisation assez poussée tant pour la vidéo que l’audio. Si vous êtes dans l’incertitude Cyberlink vante les mérites de sa technologie SVRT Intelligent qui analyse le contenu du film travaillé pour en déduire un format de sortie. Un conseil, faite le test sur un rush avant de débuter le montage car si vous avez du mélange de sources et de nombreux effets le module n’est plus capable d’opérer efficacement.

La grande nouveauté est (enfin !) la possibilité de ressortir une source à 120/240 i/s dans sa vitesse native.





La suite du réalisateur
PowerDirector 14 est puissant et offre une large palette de possibilité. On peut donc se questionner sur l’opportunité d’aller encore plus loin et de lorgner sur les autres logiciels de l'éditeur regroupés sous forme de suite et pouvant composer alors la palette d’outils requise pour une production de qualité : Cyberlink propose ainsi en complément ColorDirector4, AudioDirector6 et PhotoDirector7. Ainsi rassemblé,  c'est Director Suite, en 4ème édition.

Point essentiel et commun à ces trois add-on, ils sont totalement intégrés aux options de travail de PowerDirector : avec un lien dynamique constant si vous leur faîtes appel, vous basculez sur une interface dédiée mais une fois votre travail achevé, la séquence est réintégrée dans PowerDirector comme si vous n’aviez jamais quitté son interface. Elément technique à retenir, les 4 logiciels bénéficient de l'optimisation matérielle et logicielle 64 bits TrueVelocity.

ColorDirector est un logiciel permettant de travailler en détail le rendu colorimétrique d’une vidéo. Bien qu’un outil soit déjà intégré dans PowerDirector, celui-ci permet d’aller plus loin dans les demaines de la retouche et de la correction de couleur, notamment avec des options vidéo HDR & plusieurs templates prédéfinis de style cinématographique. Vous pouvez également vous engagez dans des ajustements de suivi de mouvement pour gérer des retouches de couleur régionales.

Il sera également un réel plus pour ceux qui aiment travailler sur des rush brut. Et comme je sais que vous êtes de plus en plus nombreux à filmer avec une GoPro sachez que ColorDirector permettra un bon travail sur les captations en mode ProTune.

AudioDirector est un logiciel permettant de travailler la bande sonore de vos créations. De fait le logiciel propose une large palette d'outils pour modifier ou créer des sons. Point important, c'est via AudioDirector (non inclus dans PowerDirector donc) que vous pouvez créez ou gérer un environnement de son surround. Vous pouvez également tenter d'éliminer les sons polluants d'une séquence vidéo ; une option puissante mais qui demande de prendre un peu de temps pour optimiser le travail automatique proposé.

PhotoDirector est un logiciel de retouche photo. Il n’intéresse donc pas directement l’amateur de vidéo mais sachez que j'ai pris l'habitude de retraiter avec PhotoDirector les captures de vidéo que j'extrait pour alimenter des diaporamas et créer des versions spécifiques avec rendus colorimétriques / HDR personnalisés. Le logiciel offrant dans se dernière version des gestions de flou relativement intuitive cela permet également de gommer de manière subtile des arrières plans envahissant.







En conclusion
PowerDirector m'apparait toujours comme le meilleur rapport ergonomie/fonctions/prix dans la catégorie des solutions pour amateurs éclairés. Les possibilités sont très larges et de qualité sans oublier une palette de possibilités d'export adaptés à quasiment tous les besoins. Une grande satisfaction de voir l'ajout des modules permettant de gérer des effets de vitesse et de mouvement. Une réelle justification pour passer à cette nouvelle version si vous possédez une version précédente.

 

Plus d'informations sur le site Cyberlink (Revue des fonctions, formats, compatibilité, accès aux didacticiels…)

 

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