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Test téléviseur DLP Samsung SP50L7HX : la rétroprojection sur pied

Le rétroprojecteur Samsung SP50L7HX est indiscutablement un téléviseur que l’on souhaite mettre en valeur dans un intérieur. Son esthétique générale offre une image haute-définition perchée sur pied et lie donc grâce et technologie. Voici le test d’une grosse bestiole que nous vous conseillons vivement, et nous nous allons vous décrire pourquoi.

 

Test mené par Bruno Orrù

 

Le marché de la rétroprojection en France est dorénavant confiné à quelques constructeurs. Sagem aura été le précurseur (voir la présentation sur DVDcritiques de l’Axium HD-D45 par ici et plus récemment de l’Axium HD-D50 par là). Toshiba France vient de jeter l’éponge et n’importe plus à partir de 2006 les superbes rétroprojecteurs vus lors du CES de Las Vegas et seuls Sony (LCD) Thomson et Samsung (DLP) continue de voguer sur ce marché qui, il faut bien l’avouer n’a pas trop la côte, sans doute à cause de croyances bien ancrées dans les neurones comme quoi un rétro projecteur pose des problèmes de directivité visuelle et que l’image n’est pas aussi belle qu’un écran plat. Il n’en est rien, bien au contraire et ce SP50L7HX en est une preuve irréfutable.

J’ai tendance à radoter mais je pense que la technologie DLP diffuse une image plus vive, précise et stable que la technologie Plasma. Seul défaut important, nombreux sont ceux qui détectent des arcs en ciels lors de mouvements horizontaux ou verticaux, ce que l’on appelle le « rainbow effect », phénomène lié à l’utilisation d’une roue de couleur pour gérer les trois couleurs primaires. Généralement sur le sujet, la situation est binaire avec perception ou non de cet effet secondaire, la décision de se lancer sur un rétroprojecteur DLP doit passer inévitablement par ce test visuel.

Sachez qu’un téléviseur DLP diffère d’un écran cathodique sur deux points importants. La fatigue visuelle est sensiblement moins vive qu’avec du cathodique. Le recul nécessaire est moins important qu’en cathodique, avec une base de 114 cm, un rétroprojecteur DLP peut très bien être regardé avec 2.5/3 mètres de recul mais 3,5/4 c’est quand même mieux.

Ce SP50L7HX travaille sur une puce HD2+, pour mieux comprendre les enjeux visuels de cette catégorie de puce, je vous invite à lire un petit dossier technique que nous avons mis en ligne par là.

Beau mais lourd

Le rétroprojecteur DLP ou LCD dans sa forme traditionnelle (un coffre surmonté du cadre de l’image) n’est pas très lourd (environ 35/40 Kg), ni très profond (environ 35/40 cm). Le SP50L7HX innove dans l’esthétique générale et c’est la principale raison pour laquelle il a remporté le prix Industrial Design Excellence Awards. Sans doute cet aspect là a joué également auprès du jury EISA – European Imaging and sound Association – qui a récompensé le SP50L7HX en 2004 comme étant le meilleur rétroprojecteur de l’année et du jury du CES qui, la même année à délivré un trophée de la meilleure innovation de l’année dans sa catégorie.

Avec un pied ancré sur une dalle de verre et provoque par le fait, une surcharge importante sur la balance puisque l’on frise les 100 Kg. Si l’on considère que le SP50L7HX sera posé sur un plancher solide, il faut également prévoir de l’espace sur son emplacement car l’écran de 114 cm (diagonale de 125 cm, 50 pouces) est prolongé par deux rangée de haut-parleurs, le tout dans une robe laquée noire du meilleur effet. Voir ce bel écran empalé sur un pied évite de comparer ce rétro projecteur à ses camarades qui, du coup, paraissent bien peu séduisants. Si la beauté visuelle est indéniable sur catalogue, sur le terrain deux remarques sont à faire. Le passage des câbles sera dans presque tous les cas visibles et le camouflage (plinthes ?) sera compliqué par leur nombre (composite + S-vidéo + 3 péritel + composante + HDMI + VGA !). D’autre part, le circuit d’évacuation des calories de refroidissement de la lampe donne sur la face arrière du pied, cela provoquant une fuite lumineuse qu’il sera difficile de contrer.

Ci-dessous : Pour proposer ce type d’esthétique, les ingénieurs Samsung ont du faire preuve d’imagination et revoir le circuit lumineux et la position du bloc optique.




Le label HD Ready permet d’être rassuré sur la compatibilité HDCP, nécessaire pour la lecture dans les mois ou les années à venir de sources HD. La connectique est cachée sur la face arrière du pied (voir détail de la connectique en fin de test). On pourra regretter la présence d’une seule prise HDMI puisque dans quelques mois nous sommes susceptibles d’avoir à disposition au moins deux sources numériques dotés chacun de ce type de liaison ; un lecteur de DVD et un décodeur satellite. La face avant du pied s’illumine quelques secondes, signalant la présence des boutons de fonctions sur l’appareil : ils sont sensitifs et sans aucun relief ce qui rajoute à la classe globale de l’appareil et provoque un intérêt sans faille auprès des plus jeunes. Il suffit d’effleurer la surface laquée pour que l’illumination reprenne et que l’on puisse commande l’allumage ou les autres fonctions disponibles. Bien sur, une télécommande permet de faire le même travail à distance.

Installation

Le SP50L7HX est déjà vieux de quelques petits mois, nous dirons que c’est une bonne excuse pour ne pas intégrer un tuner TNT mais c’est indiscutablement un point faible en 2006. La reconnaissance des canaux hertziens est totalement prise en charge par un module d’installation automatique, libre à vous ensuite d’organiser les choses en supprimant, permutant ou en renommant les canaux mémorisés. Remarquez en analogique l’affaire est vite vue avec les six chaînes généralistes à disposition. Si la réception n’est pas optimale, Samsung propose une option LNA, un amplificateur à faible bruit, comprendre qu’il amplifie le signal reçu sans ajouter de bruit vidéo.

Mise au point de l’image

Quelques options permettent d’ajuster l’affichage à son propre goût, au travers de trois modes ; Dynamique (à éviter !), Cinéma ou Standard, mode sur lequel on peut agir sur la température de couleur, la luminosité, les contrastes et la netteté. Malheureusement ces réglages sont pour l’ensemble des entrées, des blocs mémoires pour chacune des entrées auraient vraiment été bienvenues, surtout pour départager les entrées analogiques et numériques. Pour les puristes, de préférence équipées d’un disque de calibration, un menu permet d’accéder aux paramètres RVB. Pour chaque mode, il est possible d’activer un filtre numérique et mettre en place le fameux retraitement d’image Samsung DNLe (Digital Natural Image engine). Il s’agit d’un traitement totalement numérique qui prend le signal source pour le doper et l’adapter à la dalle. Pour cela, il réduit les impuretés du signal d’après une estimation des mouvements et du signal. Samsung qui pense, à juste raison, que le spectateur pourra être dubitatif sur l’opportunité d’activer ou non de traitement propose un mode démo qui sépare l’image en deux. A ma gauche, le signal un intraveineuse DNLe et à ma droite le signal brut de pomme. A vous de voir suivant la nature et la qualité de la source si cela vaut le coup, le changement se faisant d’une simple pression sur la télécommande.

Mise au point sonore

Sans aucun doute la faiblesse de ce SP50L7HX, la section sonore est pauvre et l’existence d’un pseudo caissons de graves dans le pied ne convainc pas vraiment. Les sonorités sont claires, sans saturation mais l’ensemble manque un peu de coffre, il sera préférable de prévoir un branchement sur un amplificateur home-cinéma. Un mode SRS TruSurround est disponible que je vous engage à laisser actif en permanence sous peine d’une grande platitude sonore.

PIP et PAP

Le SP50L7HX possède un mode PIP permettant d’avoir une petite vignette dans le coin de l’image afin de surveiller la provenance d’un programme TV si, par exemple, vous regardez un DVD ou un programme satellite ou, pourquoi pas, d’avoir on œil sur une webcam ou une caméra de surveillance si vous devez surveiller un enfant. La vignette peut-être affichée sur deux tailles différentes ou pourquoi pas en demi écran. Une fonction swap permet d’inverser l’affichage des deux sources.

En situation

Avec un rétroprojecteur de forme classique, l’immersion visuelle liée à la diagonale de 50 pouces est déjà impressionnante mais là, avec le SP50L7HX il faut bien avouer que les sensations sont encore plus fortes. L’ensemble est déjà majestueux en mode éteint (la dalle est exempt de reflets, avec ou sans images) mais à l’allumage vous ne pourrez que tomber sous le charme, d’autant plus que la qualité d’image est véritablement sublime. La vitre semble douce et sans aucune rugosité ou d’aspect scintillant comme c’est parfois le cas comme sur son copain Sagem Axium HD-D50H G4-T. Personnellement je préfère, même si la directivité visuelle en souffre légèrement.

Disons le tout de suite, le SP50L7HX propose un sans faute colorimétrique et géométrique, diffuse une image d’une grande limpidité. Le DNLe pourra poser quelques réserves suivant la qualité de la source ; sur de vielles bandes vidéo ou sur des programmes TN, je dois avouer avoir du mal à accepter cette impression de dureté et de non naturel que ce mode apporte. Sur une source DVD ou HD, le DNLe fonctionne à merveille, preuve que de toute façon quand la source n’est pas correcte, la magie, même numérique, ne peut pas faire d’exploits.

Les réglages par défaut du SP50L7HX sont presque parfaits puisque je n’ai pratiquement pas bougé les quelques options disponibles pour me caler sur les mires THX. Le SP50L7HX sait parfaitement gérer les fortes lumières (quasiment pas de brûlures sur les blancs) et les ambiances sombres. Là ou un Sagem à du mal sur la pénombre le Samsung SP50L7HX propose une densité sans reproche, tout au plus pourra-t-on chipoter sur les nuances des zones sombres mais nous sommes plus sur les limites du DLP que la mise en cause du traitement d’images. Je n’ai pas observé non plus de granulation verdâtre dans les zones sombres, symptôme observé sur le Sagem HD-D50H G4-T. Comme toutes les machines DLP, il faut être vigilant sur le réglage des contrastes sous peine de brûler rapidement les blancs, un réglage de gamma serait ici vraiment le bienvenu, pour déboucher les noirs sur certaines sources de qualité moyenne.

Alors que sur ces récents écrans LCD Samsung a mis de coté le désentrelaceur Faroudja DCDi, c’est bien lu qui officie sur le SP50L7HX, assurant comme toujours un travail à la limite de la perfection. Seuls les défilement horizontaux rapides sont à la peine (voir les chaînes musicales sur le sujet). La mise à l’échelle est elle aussi de qualité mais il est clair que sur certains programmes télévisuels, la basse définition se fait ressentir sur la grande surface d’affichage. Alors que les émissions de Studio sont splendides, certains films ou téléfilms ne sont pas d’une grande élégance visuelle, un problème qui n’a évidemment rien à voir avec les performances du rétroprojecteur mais par cette gigantesque diagonale de 50 pouces.

La prise en charge d’une source HD est évidemment un véritable bonheur, laissant s’exprimer pleinement la dalle 720p qui, d’ailleurs, ne laisse apparaître aucun signe de structure ; c’est bien plus lisse qu’un écran 3LCD et plus homogène qu’un écran plasma de budget similaire.

En mode PC je vous rappelle que la carte vidéo doit impérativement être fixé dans une résolution inférieure ou égale à la résolution native du diffuseur, ici c’est donc 1280 x 720 pixels. Attention, il ne s’agit pas d’une résolution vidéo disponible sur toutes les cartes, surtout si celle-ci à plus de deux ans d’age. L’emploi d’un logiciel comme PowerStrip sera alors nécessaire pour que l’image du PC soit affichée, au choix via l’entrée VGA ou sur l’entrée HDMI. Attention, l’entrée HDMI ne propose pas d’options pour ajuster l’image informatique, confort réservé à l’entrée analogique VGA. Pour ma part j’ai placé un adaptateur DVI-D / HDMI sans aucun problème. Autre impératif, il faut absolument que le téléviseur soit allumé avant l’ordinateur sinon, c’est l’écran noir total. Seule solution que j’ai trouvée, mettre le système d’exploitation en veille ce qui provoque un changement de résolution et réveille l’écran !

 

Conclusion

Testé quelques jours après le rétroprojecteur Sagem HD-D50H G4-T, le Samsung SP50L7HX propose une image un soupçon mieux définie et plus naturelle, à condition de savoir jouer avec le traitement numérique DNLe. Il est également plus performant dans les basses lumières. Par contre, ce SP50L7HX est largement moins bien équipé que le Sagem HD-D50H G4-T avec une seule prise HDMI, l’absence de tuner TNT et de relais audio SPDIF pour gérer le problème de décalage lié aux traitements d’image. Bien entendu, l’esthétique pourra faire la différence mais le SP50L7HX demande indiscutablement de l’espace pour être correctement mis en valeur. Le SP50L7HX est disponible en cherchant un peu pour largement moins de 3 000€, autant dire que pour l’image diabolique qu’il dispense sur une diagonale de 127cm c’est une opportunité visuelle que je vous invite à sérieusement considérer, à moins que vous ne préfériez attendre les prochains rétroprojecteurs fonctionnant avec une puce DLP 1080p. Chez Samsung, un seul modèle devrait amerrir sur le sol français pour une diagonale de 56 pouces et pour un budget supérieur à notre SP50L7HX.

 

Informations en ligne :

http://www.samsung.fr

Lire également le test du rétroprojecteur Sagem Axium HD-D50H G4-T

DLP : Dossier technique sur la structure des matrices HD2, HD3 et HD4

 

 

Caractéristiques techniques :

Ecran/Image

• Format (16/9 - 4/3) : 16/9

• Diagonale écran : 127 cm (50'')

• Diagonale image visible : 127 cm

• Résolution : 1280 x 720

• Contraste : 2500 : 1

• Filtre numérique digital : 4H

• DNIe (Digital Natural Image engine) 3ème génération

• Réducteur de scintillement : Progressive Scan

• Réducteur de bruit numérique

• Formats écran : 4:3 / 16:9 / Panorama / Zoom 1 / Zoom 2 / Stretch (2.35:1) / Auto Wide (wss)

• Contrôle : Tonalité des Couleurs

• Préréglages image : 4 modes

• DCDi™ by Faroudja

Son

• Puissance de sortie (AUDIO) : 60W

• Nombre de haut-parleurs : 4

• Stéréo/Mono : A2/NiCAM ST

• Son : Spatial Tru Surround XT

• Egaliseur graphique

• Préréglages sonores : Musique/Cinéma/Parole/Perso/Standard

Electronique

• Standards : Pal/Secam

• Tuner européen multinormes : B/G/I/D/K/L/L'

• Installation automatique : ATS

• Mode Picture in Picture : 2 tuners avec partage de l'écran

• Nombre de programmes : 100

• Nombre d'entrées audio-vidéo : 5 A/V

• Télétexte (nb de pages) : High Télétexte (2 000 p) avec partage de l'image

• Affichage sur écran : OSG (18 langues)

• Volume sonore automatique

• Ecran bleu

• Horloge, minuterie et veille programmables : • / 180 min

Connectique

• Entrée Component : 1

• Entrée PC : 1

• PC Audio : 1

• Entrée Audio/Vidéo (Cinch) : 1

• Entrée S-Vidéo (Y/C) : 1

• Prise péritélévision : 2

• Sortie Audio (Cinch) : 1

• HDMi : 1

• Liaison interactive AV-link : 1

• Entrée antenne : 1

Design

• Télécommande

• Coloris : Noir et argent

Spécifications techniques

• Alimentation secteur : 220 ~ 230V / 50/60Hz

• Consommation (alimentation/veille) : 167W / 2,4W

• Dimensions nettes (L x H x P) : 1361x1389x520 mm

• Dimensions brutes (L x H x P) : 1485x1530x646 mm

• Poids (kg) Net/Brut : 56,9 / 78