Les enfants paieront pour les crimes de leurs parents... À Aix-en-Provence, la riche famille Escoffier est frappée par une série de meurtres mystérieux qui portent la marque du Zodiaque, un tueur en série qui a sévi dans la région vingt ans plus tôt, mais que tous croyaient mort...
En 2004, les Français découvraient une nouvelle « Saga de l’été » : « Zodiaque » avec en tête d’affiche Claire Keim (Respire) et Francis Huster (J’ai Epousé une Ombre), suivi deux années plus tard par « Le Maitre du Zodiaque », mais pour un succès bien moindre. 20 ans plus le duo Franck Ollivier (La Mère et l’Assassin) et Malina Detcheva (Mystère) assistés, cette fois ci de Sophie Dab (J’ai Tué mon Mari) et Charlène Galan (HPI), ont donc remis le couvert et nous plongent à nouveau dans une nouvelle intrigue où les membres de deux clans sont assassinés. Une enquête est alors en marche avec l’aide d’Antoine Keller, le commissaire qui pourchassaient le « Zodiac » avant que celui-ci ne soit déclaré mort, sans que son corps ne soit retrouvé.
Bon, nous n’allons pas nous mentir, toutes ces sagas se ressemblent et ont toujours pour lieux un bord de mer, ou d’Océan, le cœur de la France fait moins rêver et je ne parle pas de la banlieue parisienne, mais bon passons ! Ensuite ce sont toujours des familles aisées financièrement qui détiennent des domaines (La Pauvreté fait moins vendre surtout en été !). Et pour ce qui est de l’enquête nous sommes dans une structure à la Agatha Christie, somme toute classique : des meurtres, les membres des deux clans sont suspects et le meurtrier se trouve eu milieu d’eux. Après nous sommes dans un programme qui ne cherche pas à trop compliquer les choses, mais à tenir en haleine les spectateurs, donc fi de la cohérence, autant faire dans le sentimental, et encore ! Mais bon ca fonctionne, nous nous laissons prendre au piège d’un programme qui ne nécessite pas une grande réflexion, mais bon c’est pour l’été, alors ça va !
Côté réalisation même constat, on enchaine des plans des vignes, surtout des oliviers puisque le clan vend de l’huile d’Olive et semble ne vivre que pour cela, même s’il faut enterrer les cadavres. Et puis la mer Méditerranée sous toutes ses formes et de toutes les manières. Pas de plans trop compliqués et une luminosité qui nous ferait presque sentir les oliviers, la lavande et la mer, qui nous ferait nous sentir là-bas au milieu de la Garrigue. Donc rien d’exceptionnel une fiction télévisuelle tout ce qu’il y a de plus classique et avec son bon et son mauvais.
Et le mauvais, justement il arrive dans la distribution qui a bien du mal à rendre crédible ses personnages. Car hormis Francis Huster, tout le monde est au minimum syndical, quand on ne frôle pas le ridicule lors de l’annonce de la mort de la première victime, ou les acteurs n’arrivent pas à jouer la tristesse ou la jouent à l’excès. Nous sommes atterrés devant si peu de qualité de jeu, et nous avons tout, l’acteur mono expression quelle que soit la situation, alors qu’il est le premier impliqué dans le rôle, celui qui est tellement ridicule lorsqu’il joue la tristesse que l’on en éclate de rire, ou encore la grande Marie Christine Barrault (L’Attachement) qui semble au minimum de son art et Arthur Jugnot (Je vous trouve très beau) qui nous a pourtant habitué à mieux.