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Le Défi du Champion

Titre Original Il Campione
Genre Comédie
Pays Ital (2020)
Date de sortie mercredi 2 décembre 2020
Durée 105 Min
Réalisateur Leonardo D'Agostini
Avec Stefano Accorsi, Andréa Carpenzano, Ludovica Martino
Producteurs Matteo Rovere et Sydney Sibilia
Scénaristes Leonardo D'Agostini, Antonella Lattanzi et Giulia Steigerwalt
Compositeur Ratchev & Carratello
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Oui
Oui
Non
  Italien
Oui
Oui
Non

Le Film Critique de Emmanuel Galais
  Editeur   Destiny Films
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  105 min
  Nb Dvd  1
   
   

Christian, jeune star du football de l’AS Roma, est un joueur rebelle, indiscipliné et immensément riche. Suite à de nouvelles frasques, le président du club doit rapidement remettre son champion dans le rang : s’il veut continuer à jouer, il doit étudier et passer son bac ! Valerio, un homme solitaire et fauché, est embauché comme professeur particulier. Ils vont apprendre l’un de l’autre et, entre les deux, va naître une amitié inattendue...


Certains films arrivent comme des petites bouffées d’air dans un quotidien un peu morose, de cette fin d’année que l’on a finalement hâte de passer, en espérant que 2021 soit moins chaotique. Ce « Défi du Champion » de Léonardo D’Agostini qui signe, ici, son premier long-métrage, n’est pas, à proprement parlé, une comédie réellement originale, tant ses personnages sont assez communs et que l’on imagine bien à la lecture du « pitch » la conclusion de son scénario, mais elle agit tout de même comme un bol d’air dans notre univers cinématographique réduit à un écran de TV, faute de pouvoir voir les films dans des salles. Ici, donc nous nous nous retrouvons plongés dans le quotidien de Christian, jeune star du football, plutôt mal entourée, et faisant les 400 coups, obligée de suivre les cours de rattrapage de Valério, professeur dépressif et fauché. Les deux ont évidemment tout a apprendre l’un de l’autre et leur relation évoluera à mesure que le film avancera


Et d’ailleurs si le scénario, signé du réalisateur et de ses deux co-scénaristes : Giulia Steigerwalt (Sous le soleil de Toscane) et Antonella Lattanzi (Fiore), grossit parfois le trait, ce n’est que pour mieux mettre en lumière ces fêlures qui vont finalement faire se comprendre ces deux cabossés de la vie. L’un se cachant derrière une attitude plus désinvolte que l’autre. La fortune de l’un ne tarde pourtant pas à montrer cette solitude qui couve de n’être entouré que de piques assiettes ou d’amis toxiques. Alors que l’autre peine, au contraire à masquer son errance dans une vie qui ne lui a pas fait de cadeau.  Si le scénario n’est pas révolutionnaire, il a le mérite d’offrir une lecture plus complexe qu’elle n’y parait, notamment sur le deuil et sur la solitude. L’Italie a toujours su nous surprendre avec des auteurs qui nous proposaient de œuvres faussement désinvoltes, « Le Défi du Champion », malgré ses petits défauts (des personnages secondaires parfois trop caricaturaux) parvient à nous interroger sur les fausses images que reflètent la célébrité ou encore sur le deuil et comment parvenir à surmonter l’absence et la culpabilité, entre autres.


Avec une mise en scène dynamique, qui suit les obstacles qui vont joncher le parcours de nos deux héros, les doutes et leurs volontés de finalement arriver à leurs fins, le réalisateur nous entraine dans une valse de sentiments, et de sensibilité que l’on aime voir à l’écran. Pas pour se dire que cela ne peut arriver qu’aux riches, c’est rarement vrai, mais simplement pour se dire aussi : Tout le monde souffre à sa manière, sans pour autant oublier de tordre le coup aux fausses idées, comme celle que les sportifs sont obligatoirement bas de plafonds. Et le réalisateur de nous offrir une mise en scène soignée, même si parfois elle manque de subtilité, comme lors des scènes de match. Il parvient avec beaucoup de maitrise à nous emmener dans son histoire.


D’ailleurs, puisque l’on en parle, la distribution sait se faire remarquable, à commencer par Andrea Carpenzano (Frères de Sang) qui parvient avec un sens inné du timing à imposer son personnage et le rendre à la fois charmant et émouvant, sans pour autant ménager ses efforts pour le rendre antipathique dans la première partie du film. Face à lui Stefano Acorsi que l’on connait bien de notre côté des Alpes, puisqu’il figurait au générique de grands succès italiens à l’international comme « Juste un baiser » (2002) de Gabriel Muccino ou encore « Romanzo Criminale » (2005) de Michel Placido, sans parler des « Brigades du Tigre » (2006) de Jérome Cornuau, triste plantade française. L’acteur joue, en retenue et en nuance son personnage de prof dépressif et parvient à nous séduire avec une composition juste et sans artifice. Nous les aimons, on les déteste mais de toutes les manières possibles, ils ne nous laissent pas indifférents.


En conclusion, « Le Défi du Champion » est une comédie, somme toute assez classique, mais qui évite le ton caricatural, que l’Italie avait l’habitude de nous proposer. Leonardo D’Agostini, nous prouve avec ce premier long-métrage qu’il faudra compter sur lui, mais surtout que son pays est toujours capable de nous offrir des petites de subtilité et d’émotion.




L'image
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 2.35:1
   
   
Rome n’a jamais été un aussi belle pour devenir un écrin différent des images classiques de le capital Italienne. Dans « Le Défi du Champion pas de Fontaine de Trévise, d’église Baroque ou de Colisée, juste la ville et sa périphérie moins carte postale, mais tout aussi séduisante. La photographie est magnifique, que ce soit pour montrer les extérieurs mais aussi pour mettre en lumière tout ces sentiments qui évoluent au fil des intérieurs, dont les lumières viendront souligner le jeu des acteurs.

Le Son
 
Un film sobre et sans beaucoup d’effets, mais qui se laisse tout de même illustrer par les musiques de Ratchev & Carratello (Une Journée à Rome) qui comme à leur habitude signet une bande son qui n’envahit pas le film, mais sait se faire présente pour bien souligner les ambiances voulues par le réalisateur. Et puis il y a les environnements sonores discrets qui viennent habiller le film pour lui donner toute sa cohérence et plonger le spectateur au cœur d’une intrigue simple à la mise en scène précise. On se laisse envahir par les bruits de Rome, celui des moteurs de voitures de sport ou encore des matchs de foot. Tout est magnifiquement réparti et nous nous laissons porter par la qualité du travail.

Les Bonus
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée 10 min
  Boitier Amaray
   
   
Un making of assez court qui parvient à nous faire percevoir l’ambiance décontractée mais studieuse du tournage.

Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
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